04





















Lorsque le facteur porta un petit carton au nom de Bill Kaulitz ce matin-là, Tom le reçut sagement et alla frapper à la porte de son frère pour le lui donner. Le brun eut une réaction étrange et l'arracha presque des mains de son frère, en disant qu'il l'attendait depuis longtemps. Intrigué, Tom lui demanda ce que c'était, et Bill rougit en balbutiant maladroitement que c'était un nouveau tee-shirt. Le blond ne fut pas très convaincu, mais après tout son jumeau avait le droit d'avoir un -petit- jardin secret tant que ça ne le rendait pas malheureux. Il s'en retourna donc au salon pour buller devant la TV.


[ElLiPsE dE tRoIs JoUrS]


Est-ce qu'il pouvait vraiment faire ça ? Il hésitait, fixant inlassablement le petit objet. Il avait quand même un peu peur... Et si ça faisait mal ? S'il... s'il saignait ??? Oh, non ! Il ne voulait pas saigner - déjà parce que son frère s'en apercevrait et que ce serait le début d'un interrogatoire auquel il savait ne pas être capable de résister, mais aussi parce qu'il avait craignait la douleur plus que tout et les blessures en général. Il était une petite chose fragile et sensible, malgré son look qui laissait plutôt présager le contraire. Et par-dessus tout, il aimait que son frère prenne soin de lui, le dorlote avec cet amour qu'il engrangeait avidement.
Mais là, son frère n'était pas disponible, et il n'avait donc que ce petit objet moulé dans du plastique pour se consoler.
Il expira un grand coup et se décida enfin... à l'utiliser.
Ben voui, fallait pas qu'il l'ait acheté pour rien^^

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Tom monta silencieusement les escaliers pour aller chercher son frère. Il avait envie de gratter un peu, comme avant, comme quand Bill l'accompagnait au chant tout doucement. Ils adoraient ces moments simples et chauds, et Tom comptait profiter de leurs courtes vacances - déjà presque achevées - chez eux pour les remettre au goût du jour. Ça lui pesait de ne plus avoir de temps à consacrer à ces instants, juste entre jumeaux. Ainsi, impatient, il déboula dans la chambre de son frère sans vraiment prévenir.
Mais il ne s'attendait pas à un tel spectacle, et la vision qui agressa ses yeux le figea net sur place dès son entrée dans la chambre, la poignée de la porte encore en main. Ses yeux s'écarquillèrent et sa mâchoire descendit d'un étage sous le choc.
Juste en face de lui, Bill se tenait à quatre pattes sur son lit, la tête enfouie dans l'oreiller, et il gémissait doucement en insérant lentement un god dans son fondement. Tom eut de gros yeux, choqué. Parmi sa liste de choses improbables et incroyable, Bill qui utilisait un god n'arrivait même pas en tête, puisqu'il n'avait jamais imaginé ça de toute sa vie. Il avait toujours vu son frère comme un être asexué, certes magnifique et attirant mais platonique et absolument pas charnel, dans le sens où il ne semblait éprouver aucun besoin sexuel notable. Il se touchait deux fois par an et ça lui suffisait. Mais là... Waouh ! OO''
La réalisation d'autre chose lui causa un pincement désagréable au c½ur : voir son petit frère agir avec cet objet mimant une pénétration masculine ne pouvait signifier qu'une chose : Bill était au moins bisexuel - et il ne lui avait jamais dit. Ça blessa Tom de savoir que son propre frère, qu'il chérissait comme la prunelle de ses yeux, n'avait pas confiance en lui pour ce genre de choses, mais plus que ça, il ne comprenait pas cette omission. Ce n'était pas parce que Bill était gay qu'il allait ne plus le toucher ni le regarder, et encore moins l'aimer !
Un geignement beaucoup plus prononcé tira Tom de ses déplaisantes méditations. Il releva les yeux vers Bill, qui avait creusé les reins pour mieux apprécier ou faciliter l'intrusion de l'objet arrondi en lui. Tom sursauta et sa main se crispa sur la poignée de la porte lorsqu'il entendit le chanteur murmurer... son propre prénom.
Son c½ur se mit à battre à cent à l'heure. L'information commença à tourner en boucle dans son cerveau. Son frère se masturbait en pensant à lui... ? C'était... étrange, inhabituel... Pas normal ? Il ne voyait pas ça sous cette angle, en fait cette question n'effleurait même pas son esprit comme ça, c'était juste que... Lui, quand il se masturbait, il pensait à des corps de rêve, avec de jolies formes harmonieuses et satisfaisantes, telle Eva Longoria, ou autre Angelina Jolie... pas à Bill - bien qu'il dûsse avouer qu'il avait le frère le plus mignon et le plus sexy de toute l'Allemagne... Bon, s'il voulait être vraiment franc, il s'était déjà surpris à détailler le corps de son frère, moulé dans ses vêtements serrés qui le rendait purement magnifique, et il devait avouer qu'il adorait la manière si féline qu'avait Bill de bouger, ces petites moues qui le rendaient tellement adorable, le mouvement sensuel de ses cheveux noirs autour de son visage d'ange, et la danse hypnotisante que menaient ses dents, sa langue et son piercing. Mais de là à se faire plaisir en pensant à Bill...
Troublé de repenser à ce qu'il semblait ressentir en présence de son joli petit frère, il leva les yeux vers ledit petit frère, qui ne l'avait apparemment toujours pas repéré. Ses yeux s'écarquillèrent alors qu'une brusque vague brûlante lui montait à la tête. Il avala machinalement une salive disparue de sa bouche sèche et détailla son frère. Le brun était dans une position que Tom qualifia sans hésitation de totalement affriolante : les fesses en l'air, les reins creusés, les cuisses écartées et la tête dans l'oreiller, il appuyait doucement pour le god pour le faire entrer peu à peu dans son corps, alors que son autre main le caressait avec force, et parfois quelques gémissements érotiques filtraient de l'oreiller. Sa tête bougeait contre l'oreiller, comme s'il frottait ses joues ou son front contre le tissu. Le regard du blond se fixa sur la vision de ces longs doigts qui enserraient ce sexe brûlant à un rythme rapide entre ces délicieuses cuisses ouvertes, offertes. C'était terriblement excitant, presque trop pour Tom qui sentait sa température grimper, et son cerveau se vider... Le spectacle de son frère qui se touchait l'hypnotisait littéralement, et il s'avança lentement, presque sans s'en rendre compte.
Il se délesta de sa casquette et de son tee-shirt durant la courte distance qui le séparait du lit de son frère. Leurs chutes produisirent un petit bruit mat et sec au moment de l'impact. Il n'y fit pas attention, seul son frère occupait son esprit à cet instant. Plus il se rapprochait du brun et plus son envie, son excitation, croissait. Ses habillements commençaient à le démanger, son sous-vêtement à le serrer.
Parvenu au lit, il plaça d'abord un genou sur le matelas pour s'y hisser doucement. Sa poussée pour se redresser creusa le matelas et déséquilibra Bill, qui sursauta et se tourna vers lui. Ses yeux s'écarquillèrent presque démesurément lorsqu'il vit son guitariste, semblant manger presque tout son visage, et il eut un mouvement de recul. Mais Tom fut plus rapide, agrippant sa nuque afin de l'empêcher de s'échapper. Bill eut à peine le temps de laisser échapper un petit cri de surprise que les lèvres du blond s'écrasèrent sur les siennes en un baiser presque violent. Bill tenta de le chasser en poussant de ses mains sur le torse de Tom, mais celui-ci l'allongea gentiment sur le flanc en glissant sa langue dans sa bouche, et Bill abandonna presque aussitôt. Il noua ses bras autour de la nuque de son frère et répondit au baiser avide que ce dernier déposait sur ses lèvres.
Lorsque la langue de Tom entra en contact avec le piercing de son frère, ce fut comme si on envoyait une décharge électrique directement dans la moelle osseuse de sa colonne vertébrale, et il se tortilla contre Bill. La langue de Bill s'enroulait doucement autour de la sienne, s'échappant parfois pour caresser le derrière de ses dents ou son palais ; personne ne l'avait jamais embrassé comme ça, et il devait avouer que ça possédait son charme, c'était à la fois charmeur et légèrement excitant - sensuel.
Tandis qu'une de ses mains restait dans la nuque de Bill pendant qu'il l'embrassait, Tom fit descendre la seconde dans le dos de son frère. Il effleurait doucement l'échine frémissante du brun du bout des doigts, retraçant le léger creux de sa colonne vertébrale, câlinant tendrement ses côtes, chatouillant ses reins adorablement cambrés. Il nota que l'épiderme de Bill ressemblait à une peau de bébé, douce et presque pelucheuse, comme duvetée. Son corps était tout en courbes douces et fermes – pas trop de chair sur tout ce qu'il fallait d'os. Finalement, il adorait caresser son frère de manière si intime. Bill ne semblait pas farouche entre ses bras, répondant langoureusement à ses baisers, avec plus ou moins de passion, frémissant calmement sous ses attouchements. Il profita de cette semi-passivité pour caresser un peu les jolies fesses de son double, gourmand. Ses doigts dévièrent lentement pour venir se saisir du godemichet, et entreprirent de tirer doucement dessus pour l'ôter. Il sentit Bill se raidir et lui massa la nuque pour le détendre. S'il se crispait ça ne faciliterait pas les choses, et il risquait en outre de se faire mal.
Il posa sa main sur le fessier de Bill et frotta son nez à celui de son petit frère pour le décontracter. La bouche du brun se tordait en une moue pincée, et il avait fermé les yeux comme pour essayer d'ignorer ce que faisait Tom. Celui-ci vint doucement demander les lèvres de son double, les baisant avec tendresse dans de légers smacks aussi doux qu'une plume. Bill sembla se détendre, comme pour mieux ressentir les attentions de son frère à son égard. Il rouvrit un peu les yeux, les plantant dans le noisette rassurant du musicien. Tom lui sourit et lui caressa la tempe du dos de la main, dégageant une petite mèche de cheveux noirs. Bill affichait une expression assez enfantine, qui le faisait paraître très vulnérable, et Tom ne l'en trouva que plus beau. Il se pencha pour embrasser plus sensuellement son frère, le ramenant vers lui en noyant sa main dans la chevelure teinte du chanteur. Bill le rapprocha aussi de lui de lui en resserrant ses bras autour de sa nuque, et en profita pour serrer entre ses doigts deux poignées de dreads.
Tom caressa doucement les fesses du brun avec le bout de ses doigts, puis les enroula autour du godemichet et recommença doucement à agir dessus. L'objet n'était pas entré très loin mais le blond procédait lentement pour ne pas faire mal à son petit frère. Mais ledit petit frère sépara leurs bouches en tressaillant, et nicha sa tête dans son cou. Bill gémit plaintivement, tendu malgré les efforts de son double pour le détendre. Tom l'embrassa tendrement dans le cou pour l'apaiser en massant tendrement son cuir-chevelu de sa main.
« Shhht, je veux juste le retirer. Tu vas te faire mal avec ça.
Il continua de tirer doucement sur le sex toy, et un « plop » sonore se fit entendre lorsque son bout arrondi sortit complètement du brun. Celui-ci se détendit nettement contre son frère, qui lui releva la tête pour l'embrasser avec douceur. Bill se laissa gentiment faire, répondant calmement au baiser rassurant que lui offrait son guitariste, en plus des caresses légères sur son fessier. C'était comme si Tom ne pouvait détacher sa main de la peau si douce des fesses de son petit frère. Il sourit à cette pensée et roula doucement sur le dos après avoir laissé tomber le god au sol. Plus question de ça maintenant, il n'en voulait pas. Pas pour son petit frère.
Dans son mouvement, Bill fut entraîné et se plaça naturellement sur lui, comme si c'était sa place. Tom trouva le contact entre leurs deux torses nus agréable, c'était à la fois frais et chaud, et, couplé à la sensation des lèvres humides de Bill contre les siennes, ça produisait un sentiment chaud de bien-être au creux de son estomac. Il remonta sa main dans le dos de son frère pour l'y cajoler doucement, la déplaçant sur ses omoplates, ses côtes, ses reins ou bien la naissance de ses fesses - encore. Bill soupirait faiblement, totalement passif. Il se contentait de profiter des multiples attentions que son frère portait à sa personne, comme s'il n'avait attendu que ça. Le blond décida que c'était mignon, même adorable. Il déposa un doux baiser sur la tempe de son double.
« Je n'veux pas que tu utilises ça, chuchota-t-il en dégageant le visage de Bill de ses deux mains.
Le brun enlaçait toujours son cou, et reposait entièrement sur lui. Il avait un air doux et confus qui charma Tom et le fit fondre.
« C'est pas fait pour toi les objets de ce type, continua-t-il à voix basse, et si tu ne sais pas t'en servir tu peux te faire mal...

Tom savait bien qu'il occultait une partie du problème. Bill se masturbait en pensant à lui, ce qui n'était pas vraiment courant. Il savait aussi que Bill s'en trouvait honteux – ce qui était en partie la raison de son silence et de sa passivité, mais ça ne lui causait aucun souci. Il trouvait – aujourd'hui plus qu'un autre jour – que son petit frère était mignon et excitant, il voulait lui prouver qu'ils pouvaient se donner du plaisir sans avoir à en éprouver une quelconque gêne. Il voulait pouvoir prendre du plaisir avec son frère sans en éprouver une quelconque gêne.
Il faufila donc sa main jusqu'aux hanches du brun, et glissa ses doigts vers l'aine du jeune homme tout en l'embrassant de nouveau. Le gémissement que leurs langues étouffèrent créa une douce vibration dans leurs bouches. Il effleura toute la longueur de Bill du bout des doigts, et s'amusa de le sentir déjà durcir alors qu'il ne faisait que l'effleurer. Il sépara leurs bouches et ramena encore quelques mèches de cheveux noirs en arrière de sa main libre. Il plongea ses doigts dans la crinière de Bill et s'accrocha à sa nuque pour croiser leurs regards.
« Regardes-moi. Ne te cache pas.
Bill rougit mais ne baissa pas les yeux. Tom lui sourit et déposa un léger baiser sur ses lèvres gonflées.
« T'es beau, Bruder... chuchota-t-il tendrement.
- Toi aussi...
- J'suis ton jumeau.
Bill allait répondre, mais à ce moment-là le pouce de Tom massa doucement son gland, et le brun tressaillit en gémissant. Tom sourit de nouveau et accola leurs fronts.
« Chante encore... Chante pour moi Bill, ta voix est si belle...
Tom descendit ses doigts pour caresser et presser gentiment les testicules de Bill. Il ne voulait rien faire dans la précipitation. Son frère méritait qu'ils prennent du temps pour s'apprendre. Il remonta doucement sa main pour frotter le bout de ses doigts sur toute la longueur de Bill. Il esquiva le gland puis redescendit de l'autre côté de la même manière. L'androgyne était maintenant entièrement dur sous ses doigts, et c'était une sensation complètement grisante. Il fit un cercle autour de la base du pénis avec ses index et pouce, qu'il remonta tout doucement en serrant à peine. Bill eut un discret hoquet et ferma les yeux. Tom vit ses joues rosir délicatement et il en fut fier. Les sons que faisait son frère en gémissant formaient une jolie mélodie aux oreilles du guitariste. Il voulait que Bill chante encore, et un sentiment de possessivité qu'il ne se savait pas détenir le poussa à ne vouloir ça que pour lui.
Il redescendit sa main de la même manière sur le sexe de son frère et la fit remonter de suite, instaurant un rythme régulier à vitesse moyenne. Peu à peu Bill commença à gémir, tout doucement d'abord puis de plus en plus fort, et il finit par s'accrocher aux épaules de Tom tout en mordant parfois la peau de son cou lorsque c'était trop fort. Le guitariste embrassait doucement l'épaule anguleuse de son frère et le pinçait parfois pour le faire se crisper, il ressentait mieux le plaisir ainsi.
Puis Bill sembla passer un palier dans le plaisir, et il commença à bouger pour en avoir plus, pour accentuer la friction de la main un peu rugueuse du guitariste sur son sexe. Tom l'embrassa alors gentiment et le fit se mettre à quatre pattes au-dessus de lui grâce à ses mains. Bill ne protesta pas mais lui demanda de faire quelque chose, assez vite si possible. Il avait les yeux vitreux et transpirait, ses cheveux lui collaient à la nuque et au visage. Tom le trouva magnifique.
Ce n'était pas très facile mais il se redressa juste suffisamment pour pouvoir dévorer de baisers le cou de son petit frère. Il le mordit et lécha la peau si douce qui s'y trouvait, prenant soin tout de même de ne pas lui faire mal, et de ne pas lui laisser de suçon – il était trop tôt pour parler d'une marque d'appartenance dont il ne savait si elle était voulue ou non par Bill. Celui-ci gémissait doucement sous ses touchers et murmurait parfois son nom, et il adorait vraiment l'entendre car ça faisait vibrer quelque chose de chaud en lui, qui redescendait immédiatement dans son bas-ventre envieux et avide. Satisfait de son effet, il descendit progressivement sur le corps entièrement dénudé de son joli frère, léchant une clavicule, lapant un morceau de cette peau délicieusement sucrée. Il s'arrêta sur les tétons qu'il honora de sa langue chacun leur tour, tout en flattant du bout des doigts les côtes sensibles de son frère, qui frémissait et geignait sensuellement sous ces attouchements pleins de douceur.
Au fur et à mesure qu'il découvrait de ses lèvres le corps de son frère, Tom sentait naître en lui une chaleur qui l'envahissait, remontant peu à peu dans son ventre. Il était sexuellement excité mais voulait aussi de la douceur, et il savait que son frère pensait la même chose : ils ne savaient pas ce qui se passerait ensuite, mais se qui se faisait à l'instant présent serait empli de toute l'affection et l'attention qu'ils se portaient mutuellement. Et Tom pensa, avec un soupçon de fierté, qu'à côté de lui le bout de plastique que s'était procuré Bill devait paraître bien minable.
Il sentit son frère sursauter lorsqu'il glissa sensuellement sa langue dans le nombril du brun, mais il creusa bien vite les reins pour accentuer la légère succion que le guitariste y exerça. C'était étrange de sucer ce petit creux, mais pas désagréable. Il mordilla légèrement tout le contour du nombril de son frère, puis entreprit de faire onduler sa langue dans cet ombilic peu profond. Simultanément, ses mains enserraient doucement les hanches de l'androgyne, et ses pouces caressaient doucement les côtés de l'aine plate du chanteur.
Il savait qu'il soufflait le chaud et le froid, car les mouvements calmes de ses doigts apaisaient le chanteur alors même que sa langue, qui mimait l'acte sexuel dans son nombril, le stimulait et le faisait brûler. Cela se ressentait d'ailleurs car Bill gigota et l'appela. Tom comprit sans mal et décida d'accéder à la requête du brun. Il délaissa donc ce petit nombril fort intéressant pour tracer une ligne de petits baisers mordillés allant bas, très bas – trop peut-être, puisque le souffle du méché se bloqua lorsqu'il parvint au niveau de son étoile. Il se stoppa et releva rapidement la tête, pour voir Bill appuyer son front contre le matelas et souffler d'un air impatient et excité.
« Tom... S'il te plaît... !
Tom sourit doucement au chanteur, alors qu'au même moment les doigts du blond frottaient doucement la tête de l'érection du brun. Bill étouffa un petit cri mais ne put s'empêcher de creuser les hanches. Tom eut une boule dure dans le ventre, ça semblait faire tellement de bien à son petit frère... Il en était fier, car c'était lui qui le faisait se sentir comme ça.
Il déposa de nouveau ses lèvres sur l'aine encrée du chanteur et suçota un peu la peau amère qui s'y trouvait, continuant ses câlineries délicates sur le membre brûlant de son double. Il était terriblement dur et chaud sous ses doigts, et il se doutait qu'il ne tarderait pas à devenir humide. Il s'abaissa de quelques centimètres encore, faisant glisser son corps à moitié dévêtu sur les draps en un bruit soyeux qui se mêla à un gémissement d'extase du brun, et il engloba de ses lèvres sensuelles le bout du sexe de son frère, en une caresse qu'il savait des plus délicieuses. C'était tellement bon de sentir ce petit coin brûlant et humide entourer cet organe si sensible...
Décidant de s'appliquer pour rendre cet instant inoubliable à la mémoire de son jumeau, Tom commença à téter doucement l'extrémité de Bill, lapant fermement la petite fente hypersensible qui s'y trouvait. Il savait comment c'était délicat juste à ce minuscule petit endroit, et voulait faire monter son frère très haut. Il entendait les gémissements et les halètements de Bill résonner dans son oreille, et il s'employa à les intensifier, à les multiplier. Il descendit ses lèvres sur la longueur du brun, essayant de détendre sa gorge pour l'accueillir au maximum. Bill cria et donna un coup de bassin qui faillit le faire étouffer. Tom se recula rapidement pour ne garder que l'extrémité dans sa bouche, un peu choqué.
« Désolé... Désolé Tomi, mais s'il te plaît con-Haaaaaaaaan !!!
Ayant préalablement placé une main sur la hanche du chanteur pour se prévenir d'un nouveau coup de rein, Tom avait rapidement descendu sa bouche sur le sexe du brun. Malgré tout, Bill était relativement imposant et il ne put le prendre entièrement, alors il plaça sa main à la base de l'érection de son frère et calqua les mouvements de sa main sur le rythme régulier auquel allait et venait sa bouche. Ce n'était pas désagréable, à vrai dire il était même plutôt excité de se retrouver dans cette position du dominant dominé. Il était en dessous mais c'était lui le donneur de plaisir, lui qui suçait profondément Bill et qui le faisait crier – et rien que ça, c'était génial. Le brun se tortillait à n'en plus finir, gémissant – hurlant presque – et supplia son frère d'aller plus vite. Tom sentait au goût amer qui se déposait peu à peu sur sa langue, que Bill n'en pouvait déjà presque plus, et décida alors de passer à l'étape suivante. Il suçota une ultime fois le gland rougit de son double, se ravissant d'un dernier cri, puis il descendit sa langue en de brûlantes serpentines sur le sexe du brun pour aller taquiner ses bourses. Il savait sans le voir que Bill martyrisait le tissu des draps entres ses mains, et il devait serrer les dents tellement fort que ses gencives devaient lui faire mal. Il décida de faire oublier cette douleur à son joli petit frère, et celui-ci poussa un petit cri lorsque le blond fit onduler sa langue entre ses testicules. Il les suça chacune un petit moment – il adorait vraiment la voix de son double lorsqu'elle se voilait de plaisir – puis descendit encore, gourmand, continuant sa route, et lorsque Tom embrassa l'anus un peu irrité du noiraud, celui-ci poussa un gémissement où se mêlaient plaisir & surprise.
« Tom !!

Le musicien se retira et caressa gentiment les hanches de l'androgyne afin de l'apaiser. Il savait qu'il allait devoir être patient et prudent pour préparer Bill à sa venue. Son corps n'avait sûrement pas apprécié l'intrusion du god, car il doutait fortement que Bill sût vraiment s'en servir avec les précautions nécessaires. Il glissa doucement sa langue tout le long de la raie de son frère, souhaitant l'habituer progressivement. Il sentait Bill choqué et un peu stressé à l'idée qu'il le touche ici, et il le comprenait totalement. Il lui faudrait de la douceur et de la patience, mais il s'en sentait capable car Bill était la chose la plus précieuse à ses yeux et en tant que telle, il ne voulait rien faire sans son absolu consentement.
Il continua ce jeu lingual pendant quelques instants durant lesquels il apprit la saveur de son frère à cet endroit si particulier, puis il se plaça correctement et fit glisser sa langue dans le petit trou qui semblait n'attendre que ça. Bill cria et se serra autour de son muscle. Tom se retira hâtivement et revint plus doucement, plus lentement. Moins brutalement. Bill gémit extatiquement son nom et écarta un peu les jambes, ça semblait vraiment bon pour lui. Le blond retira doucement sa langue et commença à sucer doucement cette petite entrée sensible, puis y poussa de nouveau son muscle, cherchant à le chasser le plus loin possible à l'intérieur du corps de son frère. Les gémissements de Bill jouaient comme une douce mélodie à ses oreilles. Il adorait déjà la voix de son double au naturel, mais il l'appréciait encore plus lorsqu'elle était voilée par le plaisir, comme ici. Il tordit sa langue pour faire naître d'autres sons de cette sorte.
Quelques instants plus tard seulement, Bill était entièrement détendu, et ne faisait que gémir lorsque sa langue le poignardait intimement. Tom plongea une autre fois sa langue dans la chaleur de son frère, puis la remplaça par son index. Le doigt glissa sans difficulté dans l'entrée lubrifiée, pourtant Bill se tendit et poussa une exclamation de surprise, choqué. Tom lui embrassa le creux de la cuisse.
« Ssssht, détends-toi. Ça ne te fera pas mal, ne t'inquiète pas.

Il laissa son doigt et attendit que son frère se détende, ce qu'il aida par de doux petits coups de langues sur le périnée du brun. Il le sentit tressaillir de plaisir et finalement, l'entendit gémir une nouvelle fois. Il bougea alors doucement son index, en un prudent mouvement de va-et-vient. Il retira partiellement son doigt avant de le pousser lentement à l'intérieur du brun, attentif aux réactions de son double.
« Ça va Bill ?
La réponse vint après un temps de silence qui l'alarma, mais finalement le brun le rassura.
« O-oui... C'est... bizarre, c'est tout... Ça va... Juste... vas doucement s'il te plaît...
Tom pouvait dire que Bill rougissait à ses propres mots, et il ne l'en trouva que plus adorable. Il câlina ses fesses avec douceur.
« Ne t'inquiète pas mon ange.
Choquer ou blesser son frère était bien sa dernière intention.
Il reprit son lent mouvement de va-et-vient, préférant procéder lentement que douloureusement. Il sentit Bill se détendre autour de lui, et bientôt il put fouiller plus loin en lui, ce qui tira quelques faibles gémissements du bun. Il glissa alors tout doucement sa langue dans son antre, accompagnant son doigt qui bougeait. Bill gémit et se tordit doucement. C'était bon, un peu surprenant, voire choquant, mais indéniablement délectable. Le sentant assez détendu, Tom ajouta lentement son majeur. Celui-ci glissa plus péniblement, frottant un peu plus contre les parois du chanteur, mais Tom pensait que ça ne ferait pas mal pour autant à son frère. D'ailleurs celui-ci ne fit que se crisper, et s'il gémit ce ne fut pas audible pour le musicien.
Soucieux, Tom releva la tête pour voir son jumeau. Bill avait noyé sa tête dans l'oreille, mais il pouvait quand même voir son visage - sa bouche tordue en une moue de plaisir, ses joues rougies, ses yeux clos, son souffle haletant. Il était beau. Tom poussa ses doigts dans l'intérieur du chanteur, jusqu'à sentir une petite bosse. Il la gratta doucement, curieux, et le ventre de Bill se contracta alors que ses yeux s'ouvraient en grand.
« AH !!!

Bill creusa brutalement les reins et poussa un autre gémissement, tout aussi puissant que le dernier, comme les doigts de Tom s'enfouissaient en lui à leur maximum. Le blond eut d'abord peur, mais se calma bien vite en remarquant la moue d'extase sur le joli visage de son frère. Tom lui sourit avec toute la tendresse qu'il pouvait ressentir à son égard. Il était magnifique, son p'tit frère, quand il prenait du plaisir. Et encore une fois, il fut certain que son double n'aurait pas eu cette même expression avec ce stupide bout de plastique.
Il écarta doucement ses doigts en un lent mouvement de ciseaux. Il fallait qu'il étire son frère s'il voulait pouvoir entrer en lui sans difficulté, sinon Bill allait avoir mal. Il fit de lents mouvements de rotation avec ses doigts et les coupla à un long va-et-vient. Bill soupira un long moment sous ce traitement si intime, puis il commença à gémir carrément. Tom s'autorisa alors un peu plus, et accentua ses mouvements de ciseaux. Bill poussait de petits gémissements étouffés et contractait spasmodiquement ses muscles autour des doigts du guitariste. Celui-ci détaillait avec soin chacune des réactions, et, une fois son frère suffisamment détendu, il inséra rapidement son annulaire, pliant de suite ses doigts pour faire oublier l'inconfort que cela produit chez son frère. Ils touchèrent la prostate de l'adolescent et le firent presque crier de ravissement.
Le corps de Bill était tout moite, et brûlant de plaisir. Tom savait que le brun allait jouir s'il ne se dépêchait pas - lui-même n'était d'ailleurs pas en meilleur état, son érection comprimée depuis le début lui faisait mal, cependant il refusait d'y penser - mais il préférait prendre le temps de préparer correctement son jumeau.
« Ça va mon ange ?
- Haaan oui, Tom s'il te plaît ça fait mal -- j'en peux plus...
Tom retira doucement ses doigts en embrassant le creux de la hanche de son frère et remonta vers le visage du brun. Il le prit dans ses bras et se colla contre lui pour un baiser brûlant. Bill remarqua à cet instant que son frère portait toujours pantalon & boxer. Il se sentit coupable de n'avoir rien fait pour Tom alors que celui-ci s'était ingénié à lui faire frôler les étoiles depuis un bon moment. Ses mains fébriles s'employèrent alors à faire glisser baggy & boxer le long des jambes du blond, puis à les balancer par terre. Le chanteur se sentit intimidé en voyant l'érection de son frère et fit de gros yeux. La sienne ne paraissait pas si grosse... Il se demanda soudain si elle allait rentrer...
Intimidé, il tendit la main pour toucher son frère lorsque la propre main de celui-ci l'en empêcha. Tom remonta son bras pour embrasser sa paume d'un geste tendre.
« Non Bill. Plus tard si tu veux mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui ce n'est que toi. Pour le reste on verra plus tard.
Il lui caressa tendrement la tempe et plongea ses doigts dans les cheveux sombres de son double.
« D'accord ?
Bill opina doucement, et Tom l'attira à lui pour l'embrasser. Ce faisant, il remonta un peu son propre corps pour placer Bill idéalement et plia les jambes afin de poser ses pieds sur le matelas.
« Redresse-toi mon ange...
- Pourquoi ?
Le blond sourit doucement à son frère en lui câlinant les côtes.
« Pour aller voir les étoiles.
Ses mains agirent de manière à ce que Bill s'asseye sur ses hanches, et le chanteur lui jeta un regard étonné lorsque l'érection brûlante de son frère se frotta à ses fesses, en une friction qui fit trembler le blond.
« Appuie-toi sur mes genoux ou accroche-toi à mes mains. Fais tout ce que tu veux petit ange...

Bill pinça la bouche et opina de nouveau, silencieux. Il s'appuya d'une main sur le genou de Tom et se redressa. Son regard se dirigea vers le sexe de son frère, dur et droit, qui allait bientôt percer son intimité pour se loger au creux de lui. Tom le regardait avec douceur, ses mains reposant sagement sur les cuisses de son petit frère. Il était tellement mignon... Bill était à la fois impatient et apeuré, ça se voyait facilement. Tom lui caressa doucement la cuisse pour l'apaiser.
« Ne t'en fais pas Bill. Ça se passera bien, ne force rien et ça ira. Juste ce que tu veux
, ajouta-t-il un peu plus bas.
- Hmm...
Concentré, le brun abaissa lentement le bas de son corps, jusqu'à sentir la tête du sexe de son frère buter contre son entrée. Tom se mordit les lèvres. Il sentait la chaleur de Bill tout contre lui, ç'aurait été si facile de s'y enfouir... et tellement délectable ! La main du brun qui s'emmêlait fébrilement à la sienne le fit sortir de ses pensées. Il devait penser à Bill, c'était sa première fois et il devait tenir le rôle le plus difficile... Il serra fort la main de son double dans la sienne, rassurant.
« N'aies pas peur Bill. Pas de douleur, que du plaisir.

Un peu rassuré, l'androgyne se baissa un peu plus, le bout du blond entra en lui. Une décharge de plaisir explosa dans le ventre du musicien, c'était tellement bon d'être compressé dans son jumeau... Celui-ci continuait à descendre lentement, en respirant profondément. Tom glissait lentement en lui, s'enfouissait peu à peu dans la chaleur de son double, et il sentait les chairs s'écarter doucement – délicieusement – sur son passage. Ça ne semblait pas faire mal à son frère, alors il s'autorisa à penser que c'était foutrement génial et qu'il en voulait plus.
Tom ôta sa main de la cuisse de Bill pour la serrer violemment sur les draps du lit. C'était délicieux, vraiment délicieux. Son frère était doux, brûlant, confortable, c'était vraiment le Paradis. Encore meilleur que ce qu'il avait pu imaginer en le préparant manuellement. Il devait se faire violence pour ne pas bouger de suite, mais il savait que Bill n'était pas encore totalement prêt. Alors il ferma les yeux et essaya de chasser ce plaisir intense de son esprit.
Bill posa doucement ses fesses sur le bas-ventre du musicien. Voilà, Tom était rentré. Tom... celui qu'il attendait amoureusement depuis des années... Son Tom... Il ne savait pas vraiment quoi en penser, c'était... inconfortable, pas douloureux du tout, mais il ne trouvait pas ça plaisant pour autant. Il resserra ses doigts autour de ceux de son frère, et se redressa lentement. L'érection de Tom se dégagea progressivement de son corps, et il se sentit froid. Cette chaleur, la brûlure agréable du sexe de son jumeau lui manquait. Il se rassit alors un peu trop vite, et Tom frappa directement sa prostate. Bill cria et se crispa autour du blond, qui ne put retenir son gémissement.
« Tom...
- Shhht, t'inquiète pas, haleta le blond. Vas-y... Doucement...
B
ill se redressa puis redescendit sur le sexe du blond, le sentant frotter avec délices contre ses parois. Finalement non, c'était bon - très bon. Il en voulait plus. Il lâcha la main de son frère pour s'appuyer entièrement sur son torse, et commença un mouvement plutôt rapide. Tom vint placer ses mains autour de sa taille pour le guider dans son mouvement, le faisant rouler des hanches de manière sensuelle et sexuelle.
« A-aaah... Tom !

Le blond sourit en entendant le gémissement de son frère, s'achevant sur son prénom délicatement soufflé, et consentit enfin à rouvrir les yeux. Il crut mourir. Voir son frère monter et descendre sur lui c'était divin, excitant, érotique, envoûtant, délicieux. Il crut qu'il n'allait pas tenir, et plaqua brutalement Bill contre lui pour l'embrasser furieusement. Malgré leur baiser presque sauvage, Bill continua à rouler des hanches, accompagné par les coups de reins réguliers de son frère. C'était bon, il sentait des vagues de chaleur le submerger, et le plaisir lui faisait tourner la tête. Ç'allait être rapide, Tom le sentait car ni lui ni Bill n'étaient assez calmes pour les arrêter, mais ç'allait être intense et merveilleux. Il souleva un peu Bill et donna un coup de rein sec et puissant. Bill se cambra brutalement, leurs cris de plaisir se mêlèrent.
« AAAH BILL !!!

Un sourire pervers naquit sur les lèvres de son joli brun, qui paraissait plus heureux que jamais – peut-être parce qu'aujourd'hui enfin, il pouvait procurer tout le plaisir du monde à l'homme qu'il aimait depuis des années déjà. Il accéléra alors le rythme de ses montées et descentes, encouragé par les mains du blond qui l'accompagnaient dans sa descente violente. Le blond gémissait le nom de son frère autant que Bill pouvait souffler celui de son guitariste, et ça les excitait tous les deux. Entendre l'autre gémir leur patronyme était la plus belle chose du monde.
Et soudain, un dernier coup, un dernier gémissement et tout explosa. Le corps de Bill se cambra vers l'arrière tandis qu'il hurlait à s'en déchirer les cordes vocales, et Tom ne put que se laisser hypnotiser par cette image des plus érotiques, et il jouit sans quitter son si beau petit frère des yeux.
Epuisé et groggy, Bill se laissa aller sur Tom qui l'accueillit entre ses bras. Ils échangèrent un baiser paresseux mais surtout amoureux. Ils avaient chaud, haletaient et collaient d'un peu partout, mais ils se sentaient incroyablement bien contre l'autre. Tom resta enfouit dans son frère, et cela ne sembla pas déranger ledit frère outre mesure. Il remit en arrière quelques mèches noires de Bill, qui lui sourit et s'employa de suite à déposer une traînée de bisous sur sa mâchoire. Il dévia dans son cou et s'employa à laisser un magnifique suçon, montrant que son frère était sa propriété personnelle. Tom n'en sourit que de plus belle et l'embrassa sur la tempe. Il avait la marque de Bill sur lui, maintenant il lui appartenait. Et Bill, lui... Bill sa marque était à l'intérieur, il lui avait fait l'amour et ça suffisait.
« T'es beau p'tit ange
, murmura Tom en caressant la joue de son amant.
- Vraiment ?
- Huhu.
- Merci^^
- De rien... J'vais pas t'mentir quand même^^

Un échange de sourire puis un autre baiser, amoureux.
« Allez, au dodo maintenant, j'suis fatigué moi...

- Pourtant t'as pas fait une grande partie du travail...
Tom haussa un sourcil ironique.
« Ah bon ?
- Parfaitement !

- Pfff c'est ça, allez p'tit monstre ! fit-il en ébouriffant la crinière de son chanteur, viens dormir avec ton frère toi.
- Hum oui, et puis après j'irais retrouver mon amant parce que ça fait longtemps que je ne l'ai pas vu !
- Pfff, méchant >_<
- Mais c'est pour qu'tu m'aimes...
Tom comprit la question à peine formulée, et captura tendrement le visage de Bill qui rougissait déjà. Il vint déposer un léger baiser sur ses lèvres et lui sourit tendrement.
« Oui. T'es mon p'tit ange.
Bill sourit timidement en rosissant de plus belle, les yeux brillants.
« Viens dodo maintenant ! è_é
- Oui mon c½ur...
Un dernier bisou, un dernier enfouissage sous la couette, et ils s'endormirent pour la première fois sur le dernier jour de leur lien uniquement fraternel... et le reste ne nous regarde pas.





Ende









Alors ? =)
Un p'tit PWP pour me faire pardonner de mes retards^^ Bientôt le retour de Nicht mein Bruder, soyez fortes^^


Titre :
Tom, c'est mieux que le platisque !!

Inspiration :
Piix : Merci *Ema*
04

# Posté le mardi 24 juin 2008 09:03

Modifié le jeudi 26 juin 2008 13:07

Chapt3r Tw3lv3

Chapt3r Tw3lv3

Voici enfin le chapire douze... Désolée pour l'attente, et savourez-le XD


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Chapt3r Tw3lv3...
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La nuit commença à tomber. Dans une maison, deux jeunes hommes. Différents, et séparés. Tandis que l'un se prélassait délicieusement sous un jet d'eau brûlant avec soulagement, l'autre était au téléphone, dans le salon.
_____Celui-ci tapotait les doigts de sa main libre sur le petit guéridon où est posé l'appareil de communication. Il attend que ça décroche.
_____Ça sonnait...
_____Une fois, deux fois.
_____Tro-
« Allô ?
_____Il sourit largement.

[...]

« Maman !
- Oh, salut mon chaton ! Comment tu vas ?
- Euh... Attends écoute-moi, dit rapidement le jeune homme, écoute-moi maman.
- Oui ? Qu'est-c'qu'il y a, Tom ?
- Maman, faut qu'tu reviennes !! supplia le blond.
- Quoi ?? Pourquoi ?? Y a un problème ?
- Oui !! Maman, j't'en prie, revient !! Bill, il...
- Bill ? Qu'est-c'qu'il a ton frère ? Il a refait une allergie ??
- Non ! non, c'est pire, il-
- Tom...
_____Le blond se figea. A sa droite, dans l'encadrement de la porte, Bill. Les bras croisés, appuyé contre le chambranle, les cheveux mouillés, juste une serviette de bains autour de la taille. Tom l'aurait trouvé adorable s'il n'y avait pas eu ce murmure sombre, une menace même pas voilée.
_____Sa main qui tenait le combiné commença à trembler.
_____
Merde.
_____Il fixait Bill de ses yeux écarquillés, le c½ur battant à toute allure.
_____
Merde. Merde. Non.
_____Non.
_____
NON !!!

_____Bill lui sourit tranquillement. Sadiquement. Assurément.
« Tom ??
_____Il semblait être sûr que Tom ne le dénoncerait pas. Qu'il ne dirait pas à sa mère qu'il l'avait violé pendant toute cette journée, à partir de minuit pile. Qu'il avait fait de lui son jouet sexuel, de toutes les manières possibles.
_____Qu'il le craignait assez pour s'aplatir.
« Tom !! Réponds-moi !! Quoi, Bill ??
_____Tom ouvrit la bouche, lentement. Il ne savait pas vraiment quoi faire, en fait. Il se mordit la lèvre en fixant Bill. Le brun se lécha les lèvres et releva la jambe contre le chambranle, plaçant la poutre de bois contre ses jambes. Il commença à se frotter langoureusement dessus, sans quitter son frère des yeux.
« Bill... B-Bi-Bill... Il...
_____
... se frotte au chambranle de la porte de manière totalement sexuelle pour me faire comprendre que je suis... à lui.

_____Peut-on dire ça à sa mère ?
_____Peut-on avouer que l'un de ses fils est un monstre jamais rassasié de sexe et de vice ? Peut-on lui dire qu'il fait souffrir son frère à lui en donner l'envie de le tuer, de se tuer ? Peut-on lui dire que son second fils se dégoûte, qu'il passe ses nuits à pleurer et à trembler à l'idée même que son propre frère puisse l'enculer ? On peut dire ça à sa mère ?
_____Tom regarda Bill qui s'était complètement plaqué contre le chambranle de la porte, et frottait la poutre entre ses cuisses écartées à peine recouvertes de sa serviette.
_____On peut dire ça à sa mère ?
_____Vous ne connaissez peut-être pas la réponse, mais Tom, si.

[...]

« ... manque... croassa le musicien.
- Quoi ?
- Tu... lui manque, acheva Tom alors que les yeux brûlants de l'androgyne se plantaient dans les yeux. Beaucoup.
_____
Trop...
« Oh... Je suis désolée les garçons, mais je peux pas rentrer, là... C'est un congrès où on expose tous les nouveaux traitements et les nouvelles avancées technologiques pour les soins, j'peux pas... Désolée...
_____Bill avait accroché ses mains autour de la poutre carrée, ses jambes fermement serrées autour du montant de bois, et se frottait plus que sexuellement contre la matière rugueuse, en mimant des gémissements largement obscènes. Tom sentit son estomac se faire plus libertin et se tordre dans son ventre.
« Nan, c'est pas grave... maman...
_____
Je vais juste me faire violer par mon frère parce que tu ne seras pas là...
« Je rentre dès que je peux, et je vous appellerais, OK ?
- Oui...
_____
... mais nous on ne te répondra pas... Car mon frère sera beaucoup trop occupé avec mon cul.
_____Selon Tom, Bill, avec son attitude et sa manière de se frotter contre la poutre comme s'il était en chaleur, ressemblait à une pute.
_____
Mon dieu.
« Encore désolée Tomi, dis à ton frère que je l'aime...
- O-Oui... je... m'occuperais bien de lui...
_____
... entre deux ou trois enculades...
« Bien. J'dois y aller chéri, allez, j'vous embrasse fort, dis à ton frère qu'il me manque aussi. Prends bien soin de lui, et de toi aussi mon c½ur.
- Oui maman...
- Gros bisou^^
- Bisous...
_____Lentement, Tom abaissa sa main, regarda le combiné.
_____Sa mère...
_____
Ça n'a servi à rien.

« Tomi !
_____Il releva la tête vers son frère, qui avait cessé d'imiter Britney Spears et s'avançait vers lui félinement, les mains sur les hanches. Un petit sourire sûr de lui ourlait ses lèvres humides.
« C'est quoi ça ?
_____Tom reposa le combiné correctement sur le téléphone et s'y appuya. Bill s'avançait toujours vers lui.
_____Presque nu.
_____Et ça n'avait rien changé.
« Tu profites d'une petite absence pour appeler maman et essayer de me poignarder dans le dos ?
_____Silence.
_____Plus Bill avançait et plus Tom reculait.
_____Il ne voulait pas le toucher.
« C'est pas bien, ça...
_____Le regard gourmand du brun descendit, et Tom se souvint qu'il était presque nu, à peine voilé de cette immonde nuisette translucide.
« J'vais devoir te punir, tu sais ?
_____Tom se figea.
_____
Merde.
_____Non !

« Me touche pas... grogna-t-il belliqueusement.
[Refuser d'abdiquer jusqu'à la fin]
[Jusqu'au dernier souffle]
_____Il eut droit à un regard amusé, ironique.
_____Supérieur.
« Oh, Tomi, Tomi, Tomi...

_____Il se rapprocha encore d'une grande enjambée fluide, jusqu'à se trouver à, à peine, 10 centimètres du blond. Leurs regards se rencontraient, leurs souffles se mêlaient. Tom sentait la bouche de ce monstre trop près de la sienne, prête à le soumettre à un des baisers pervers de Bill encore une fois de plus - de trop.
_____Bill leva un bras pour poser son index vicieux sur la peau du dreadeux découverte par l'encolure de son vêtement et sourit largement. Le blond, lui, réprimait le sursaut qui faisait trembler ses jambes, son cerveau qui lui hurlait de s'éloigner, là, maintenant, tout de suite, maintenant MAINTENANT !!!
« Tu m'appartiens encore pendant six jours, Tomi. Et je compte bien profiter de toi, ajouta-t-il avec une expression gourmande.
_____Six jours.
_____Cent quarante-quatre heures.
_____Huit milles six cent quarante minutes.
_____Cinq cent dix-huit mille quatre cent secondes.
_____
Une éternité...
_____... pour souffrir.
_____
Encore.
_____Et encore.
_____
Encore.
_____Encore.
_____
Toujours.
_____
Bill...

« Mets-toi à genoux.
- Quoi ?
- A genoux !
- Non !
_____Une gifle retentissante étourdit Tom et lui brûla la joue.
« A genoux, répéta Bill d'une voix grondante.
_____Il se massa les maxillaires douloureusement.
_____
Putain, quel enfoiré...

_____Il se redressa, et poussa violemment Bill en arrière, propulsant le garçon contre le guéridon.
« NON !! Non, non et NOON !!!
_____Le téléphone se renversa en un bruit cassant, violent. Bill se rattrapa au guéridon, l'empêchant de tomber et s'appuyant dessus pour retrouver son équilibre.
« J'suis pas ta pute Bill, je le serais JAMAIS !!!
_____Silence.
_____Le brun leva un regard de feu sur son frère, un regard totalement noir.
_____Tout semblait figé.
_____Puis un sourire naquit sur les lèvres du brun.

[...]

« Pas ma pute, hein ?
_____Il se redressa, secoua un peu ses cheveux.
« Ouais. N'empêche que j'te baise comme je veux, p'tit frère, lâcha-t-il avec un regard en coin.
_____Le petit sourire narquois du brun se planta dans le c½ur de Tom. Il s'en trouva aussitôt stupide.
_____
Pourquoi je crois encore qu'il m'aime ? Il me déteste, sinon il ne me ferait jamais ça. Raisonne-toi, Tom : cet homme n'est qu'un monstre qui te prend pour son god. Allez, accepte-le Tom.

« Bon, tu vas te mettre à genoux, Tomi ?
_____
Accepte-le mais ne t'écrase pas devant ce truc.
« Non.
- Non ?
- N.o.n.
- Ow...
_____Le petit sourire en coin de Bill ne disait rien qui valût au blond.
_____Il avait raison.
_____Bill s'avança, et l'attrapa par le bras, l'amenant rapidement contre son torse. Avant que Tom n'eût pu faire quoique ce fût, le brun lui agrippa les cheveux et les lui tira violemment.
« Alors, tu veux toujours pas obéir ? siffla le brun à son oreille.
- Nan.
_____Il poussa un petit cri lorsque Bill lui donna un violent cou dans les genoux, l'obligeant à tomber par terre, à genoux. Il amortit le choc avec ses mains, et avant qu'il n'eût pu se redresser, les mains de l'androgyne lui enserraient les hanches pour remonter indécemment son bassin. Il gigota pour se libérer mais la prise de Bill se raffermit, ses ongles s'enfonçant dans sa chair.
« Tom !
_____Il s'immobilisa, apeuré. Bill ne le voyait pas, alors il pouvait laisser ses émotions transparaître. Et là, il était terrorisé.

[...]

_____Une main du brun lâcha ce qu'elle tenait pour descendre sur l'arrière de la cuisse de Tom puis remonter. Bill en profita naturellement pour tripoter un peu les fesses de son jumeau, et finit par soulever le tissu fin de la nuisette, toute aussi excitante que frustrante. Il écarta les jambes pour se caler et s'abaisser un peu, juste comme il fallait. Ainsi, il commença à frotter son corps entouré de la serviette, contre les fesses nues du blond, qu'il sentait plus que crispé.
_____Il arqua les hanches et lâcha un gémissement sonore. C'était tout simplement délicieux. Son sexe tendu vibrait d'envie de pouvoir s'enfouir dans le corps de son frère, mais avant il fallait le faire souffrir encore un petit peu plus, beaucoup plus.
_____Sentir Bill le posséder complètement serait pour Tom la déchéance finale.
_____
Dans six jours...
_____Dans six jours, à minuit pile, Tom Kaulitz ne sera plus qu'une loque humaine.
_____Bill sourit, et donna un autre coup de reins.

[...]

_____Ne rien dire. Ne rien faire. Laisser passer.
_____Laisser passer.
_____C'est possible, de laisser passer ça ? C'est ce dont essayait de se convaincre Tom, cul par-dessus tête alors que son frère se frottait à lui. Il se sentait humilié, soumis.
_____
Tout c'que Bill recherche.
_____Peu à peu, il commençait à faire céder son frère. A le briser.
_____Tom serrait la mâchoire à s'en faire péter les dents, une douleur sourde irradiait de sa bouche jusque dans sa tête. Il se concentrait dessus pour ne pas sentir ce que Bill lui faisait, pour le faire paraître comme indigent.
_____Indigent. Se faire violer par son propre frère et trouver ça indigent... Horrible, n'est-ce pas ?
_____Le blond se raccrocha d'autant plus à cette idée qu'il sentait le chanteur s'arrêter, et un froissement de tissu ainsi que le toucher de quelque chose rêche sur ses pieds lui apprit que Bill... avait tout fait tomber. Il couina lorsque le sexe dressé du brun se glissa entre ses fesses.
_____
Non !
_____Il essaya de s'écarter, mais Bill le retint par les hanches, enfonçant ses ongles dans sa chair, violemment.
« Tom !
_____Le blond se stoppa, découragé. Il se mordit l'intérieur de la joue lorsque Bill entama une lente friction contre ses fesses. Il sentait chaque centimètre de l'érection du brun glisser contre son corps. C'était une sensation horrible. Il baissa la tête. Il devait vraiment avoir l'air d'une pute. Un objet qu'on baise quand on veut, où on voulait.
_____Derrière lui, Bill gémissait doucement, calmement.
_____
J'aurais jamais cru tomber aussi bas... Et encore moins à cause de Lui...
[Ne se fier à personne]
[Jamais]
_____Un mouvement plus ample fit couiner le guitariste, et il se crispa sensiblement. Son c½ur s'accéléra d'un seul coup. Il sentait le bout de Bill tout contre son entrée, poussant légèrement. Butant contre cette barrière si facile à forcer.
_____
Pas ça.
_____Tout sauf ça.
_____
Bill, j't'en prie...
« Tom, ronronna le brun, arque tes hanches.
_____Silence. Aucun mouvement.
_____Tom était incapable de penser. Dans sa tête il y avait seulement cette hypothèse que Bill fasse entrer son sexe en lui de force, qu'il prenne ce qu'il ne lui avait pas donné, qu'il lui fît mal à en vouloir crever.
« Q-quoi... ?
- Arque tes hanches.
_____Les yeux du blond s'écarquillèrent.
_____
Non !
_____Il serra la moquette comme un forcené entre ses doigts, et tendit un peu son bassin.
« Comme-comme ça... ?
- Non.
_____Il tressaillit.
_____
Merde.
_____Les mains du brun glissèrent davantage sur ses hanches et lui firent creuser le dos. _____Ainsi, Tom était sûr que Bill pouvait tout voir de lui. Là où c'était encore fragile et... presque
intouché.
_____Tom n'osait plus bouger.
_____Il eut un sursaut lorsque Bill fit glisser son sexe contre ses testicules, collant son bas-ventre contre ses fesses.
_____
Comme s'il me prenait.
_____Le brun se retira lentement, puis revint. Tout aussi lentement.
[Faire durer l'instant pour en profiter au maximum]
[Leb' die Sekunde]
_____Inconfortable, Tom se tortilla, ce qui tira un rauque gémissement de la gorge de Bill. Il se figea aussitôt, désespéré. Le moindre de ses mouvements suffisaient à créer en Bill un plaisir pervers. Il préférait encore ne plus bouger et subir docilement. Au moins, ça passerait peut-être plus vite.
« Tom, serre les jambes.
_____
Q-Quoi ??? Pourquoi ?
_____Doucement, Tom ferma un peu les cuisses, et sentit avec horreur le sexe de Bill s'enfoncer de plus belle entre elles. Le brun gémit plus fort et s'accrocha plus violemment à ses hanches, accélérant le rythme. Tom se mordit la lèvre violemment, jusqu'à sentir sa peau céder sous ses dents, et le sang perler.
_____L'érection de Bill allait et venait entre ses cuisses, c'était une sensation étrange - peut-être qu'il aurait aimé s'il n'avait pas été dans cette situation - mais qui le dérangeait, qui faisait naître dans sa tête une alarme criant au danger. Il avait peur, et il était sûr que Bill le sentait. C'était horrible.

_____Soudain Bill le resserra vers lui en le forçant à se baisser un peu, et donna des coups de reins plus secs et plus rapides. Le blond comprit qu'il allait bientôt jouir, et inconsciemment se crispa des orteils à la pointe des dreads.
_____Il allait encore avoir le sperme de Bill sur lui. Il allait encore être marqué. Comme une bête. Un objet.

_____Un sanglot le secoua lorsque le chanteur poussait un râle rauque.
_____Deux vas-et-viens de plus, et le musicien sentit son frère éjaculer entre ses cuisses, éclaboussant son ventre et son bas-ventre.

[...]

_____Les ongles du brun percèrent un peu plus encore la peau de son jumeau alors qu'il se libérait entre ses jambes, le corps crispé de spasmes brûlants. C'était vraiment délicieux.
_____Il haleta et lâcha Tom, le laissant s'asseoir par terre. Le blond avait l'air perdu, triste et faible. Et malgré tout, Bill sentit qu'il aurait pu remettre ça de suite si Tom n'arrêtait pas de faire cette petite moue si craquante.

_____Il s'approcha de lui. Son sperme coulait lentement du ventre du musicien vers le sol, et c'était une vision des plus excitantes. Bill s'en lécha les lèvres. Son regard se fonça de désir.
_____Il s'avança vers Tom, relevant son menton avec sa main. Il glissa son autre main sous la nuque du blond, qui se laissa faire, docile.
_____
Déjà maté, grand frère ? C'est dommage^^
_____Doucement, Bill glissa son pouce sur les lèvres de son frère, l'incitant à ouvrir la bouche pour laisser son doigt s'y glisser. Le blond obéit silencieusement, presque apathique. Souriant gentiment, Bill fit Tom se pencher grâce à sa seconde main, et ôta son pouce seulement pour faire buter son gland contre les lèvres entrouvertes du musicien.
_____Il en crevait d'envie depuis des mois, des années. Sentir son frère le lécher, le sucer, avaler son éjaculat et s'essuyer les lèvres comme un gros chat repus. Il l'imaginait à merveille dans cette situation, agenouillé devant lui et se laissant guider par les mains glissées fermement dans ses dreads, en train d'aspirer fervemment le sexe qui irait et viendrait en lui. Bill haleta et se mordit la lèvre.
_____L'aîné regarda son sexe mou et luisant quelques instants, puis leva vers lui un regard suppliant. Le brun nia doucement de la tête, et se poussa contre les lèvres humides de son frère. Il en mourrait d'envie, rien que l'imaginer recréait cette chaleur au sein de son bas-ventre.

[...]

_____Alors, résigné, Tom ouvrit la bouche, et passa le milieu de sa langue sur le gland de son... bourreau. Bill gémit brûlant de son regard celui du dreadeux. Il s'enfonça gentiment dans la chaleur brûlante de cette bouche où il aimait tant s'enfouir, et appuya sur la nuque de son frère pour l'inciter à y aller plus franchement.
« Nettoies-moi... chuchota-t-il en plantant ses yeux mi-clos dans ceux de son guitariste. Tu m'as fais me salir, maintenant laves-moi...
_____Le murmure hérissa les poils de la nuque du blond. Pourtant il lécha le sexe de son jumeau, fermant les yeux pour s'imaginer ailleurs, essayant d'ignorer le goût dégueulasse et amer dans sa gorge. Il ôta rapidement tout le sperme restant sur le pénis de l'androgyne et se retira sitôt qu'il eût finit, mortifié.
_____
Encore...
_____Non content de l'avoir marqué, il l'avait forcé à avaler cette substance immonde
... Tout ce dont il rêvait à l'instant était d'une bonne douche chaude pour se purifier du liquide révulsant de Bill sur sa peau. Il avait l'impression que, comme un acide, ça creusait dans son ventre, ça divisait ses molécules.
_____Il sentit alors une légère caresse aérienne sur son ventre, et les doigts à nouveau salis de Bill effleurèrent ses lèvres. Soumis, il ouvrit docilement la bouche, et suça rapidement les doigts du brun ; le goût du sperme emplit sa bouche à l'en faire vomir, et il hésita avant d'avaler. Il n'avait pas envie de s'abaisser à vomir devant Bill. Pas encore une fois.
_____Il lui jeta un rapide regard suspicieux. Le chanteur le fixait intensément, ses doigts toujours dans la bouche du blond. Il les retira doucement, et glissa sa main sur le haut du crâne du blond, l'emmêlant à ses dreads. Il agit ensuite afin de lui incliner la tête en arrière et se pencha vers lui, jusqu'à ce que son nez frôlât l'os de la mâchoire de son futur amant ♥

« Avales-le, murmura-t-il d'une voix rauque. Maintenant.
_____Incapable de lâcher les yeux vicieux
de son vicieux de frère malgré son dégoût, il déglutit. Séduit, Bill s'abaissa pour lui mordre brutalement la pomme d'Adam. Tom cria et tenta de se reculer, mais la main de Bill sur sa nuque l'en empêcha. Par la suite, le brun lécha doucement la peau meurtrie.
« Tu es à moi, Tomi.







Voici enfin le chapitre douze !^^ Je m'excuse pour le retard =S Mais j'esre que ce chapitre vous plaît^^
J
'peux réclamer 10com's pour poster le suivant SVP...? Allez, faîtes-moi plaisir ^..^
Ça n'a aucun rapport mais j'ai *enfin, je sais --'* trouvé comment fonctionnait Sky' ! Plus besoin de me battre avec les alinéas, vous avez remarqué ? Ils sont tous exactement aligs *-* =D
Et puis, petit aveu... Ça m'a manqué de poster ! Là il est 23h49 et nous sommes encore mardi... Je sais que demain je mettrais ce chapitre en ligne et que certaines ( ne te sens surtout pas visée Ema^^ ) se jeteront dessus... Merci *-*
Allez, maintenant on reprend normalement, zouuuu !i!
Rendez-vous mercredi prochain tout l'monde !
BeezooxX tout le monde, j'vous > !











Noubliez pas
la Qu3stiiOn BOx',
ni les
NEWS
mises à jour !i!












Lya
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# Posté le vendredi 27 juin 2008 10:56

Modifié le mercredi 02 juillet 2008 11:58

Chapt3r Thiirt33n

Chapt3r Thiirt33n



EXEPTIONELLEMENT je poste aujourd'hui, car dimanche je dois partir pour trois semaines à Paris. Je n'aurais certainement pas le net puisqu'on ira probablement se balader en Normandie pendant ce temps.
Oh, et j'ai eu le BAC
=)











RAPPEL : On est toujours lundi !!



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Je change mes draps. Je refuse de dormir dans des draps sales de lui. Je tends bien le tissu propre. Les sales sont en boule près de la porte. Je me débrouillerai pour les brûler demain. Désolé maman, mais j'dois l'faire.
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Ça y est, j'ai fini. Je suis fatigué, je n'demande qu'à dormir. J'en ai marre, je sais plus quoi penser, il me tue.
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Je me laisse tomber sur le lit, et me roule immédiatement en boule, les avant-bras devant le visage, noyé sur mes genoux. Quelques larmes coulent sur mes joues, brûlantes. J'ai l'impression qu'elles me lavent en même temps qu'elles me brûlent la peau. Je me redresse rapidement pour chercher ma couette, et m'enroule dedans.
_____
Comme mesure de protection, même si je sais que c'n'est pas ça qui le freinera, je me mets dos à la porte, et me replie en position f½tale. Et alors là seulement, j'éclate en sanglots, mordant dans ma couette et laissant s'évacuer tout ma peur, mon dégoût. Mon horreur.
_____
Mon frère me terrorise.
_____
Me viole.


[...]

_____Il faisait nuit noire. Rien ne bougeait, tout était silencieux et figé dans l'éphémère de la nuit. Il y eut juste cette silhouette qui brisa cet équilibre, cet inconnu qui déambula dans la maison, semblant savoir l'objet de sa marche, et qui entra dans une pièce... en souriant.

[...]

_____Une secousse le réveilla brusquement. Il bâilla et se retourna, prêt à se rendormir.
_____
La vision de deux cuisses moulées dans un boxer noir le stoppa. Que faisaient ces jambes devant lui ? Tom se redresse et mâcha dans le vide, la langue pâteuse. Son regard remonta plus haut que ces jambes, et tomba sur le visage presque joyeux de Bill.
_____
Quelque chose fit tilt dans l'esprit du blond, et il remonta aussitôt les couvertures sur lui. Bill n'en sourit que plus largement. Il s'assit doucement sur le rebord du lit, et laissa sa main caresser le genou du blond au travers de la couverture épaisse. Tom ne sentait presque rien du toucher, et il en louait l'épaisseur de sa protection, mais rien que l'idée le révulsait. Il chassa cette main indésirée d'un petit coup sec du genou, et Bill la ramena sagement vers lui en lui souriant gentiment.
_____
Tom flaira le plan foireux.
« Qu'est-c'que tu veux ? grogna-t-il.
- Moi ? Rien...
_____
Tom leva les yeux au ciel.
« ... qu'un peu de plaisir avec toi.
_____
Le dreadeux se crispa. Il était con, il aurait dû y penser.
_____
Plaisir, hein ?
_____
Qu'allait-il encore inventer, cet esprit tordu ? L'attacher au plafond ? Le fouetter ? Inviter des potes pour que faire profiter tout son groupe de sa pute personnelle ?
« On va faire quelque chose de rigolo, Tomi.
_____
Bill se hissa entièrement sur le lit. Tom se poussa dans un coin, replié sous la couverture. Le brun lui sourit en harponnant ses yeux, et descendit son boxer lentement. Il bandait un peu, rien de sérieux mais c'était la preuve de son désir vicieux. Tom détesta cette vision. La vue de ce corps si semblable au sien, si peu musclé, si pâle, si innocent alors même qu'il abritait une âme diabolique.
_____
Désormais nu comme au premier jour de sa vie, l'androgyne s'étendit confortablement sur le matelas, sa plaçant sur le dos. Il s'appuya sur les coudes pour pouvoir regarder son jumeau et remonta ses jambes, les pliant jusqu'à pouvoir poser ses pieds sur le lit. Comme ça, Tom pouvait parfaitement voir son sexe déjà durcit d'envie pour lui. Le blond détourna le regard. Voir son frère comme ça, allongé comme un homme prêt à se laisser baiser par un autre mec, par lui, ça le révulsait.
_____
Je n'aurais jamais dû me réveiller...
« Viens par là Tomi.
_____
Bill tendait une main vers lui.
_____
Une main exemplairement manucurée, d'apparence parfaite, magnifique.
_____
Une main dont certains doigts s'étaient enfoncés dans son cul à l'en faire hurler.
_____
Sa gorge s'assécha, il sentait son estomac se tordre violemment, à tel point qu'il en eut presque mal.
_____
Le guitariste s'approcha lentement, emmitouflé dans ses couvertures, les bras resserrés autour de son torse et les genoux ramenés sur sa poitrine. Ça n'arrêterait sûrement pas Bill, mais au moins ça retardait le moment où il sentirait les mains libidineuses du chanteur brûler sa peau de caresses immondes.
_____
Le brun n'en sourit que de plus belle, montrant ses dents en un rictus presque reptilien. Il tendit les mains vers son frère et s'empara d'un bout de la couverture en un geste presque
délicat
. Ses yeux fixèrent ceux du blond lorsqu'il écarta le premier bout de tissu. Il commença à découvrir son frère, lentement.
_____
Il sentit un sentiment d'excitation envahir lentement son ventre alors qu'il écartait la couverture de l'épaule nue de son frère. C'était comme un cadeau le soir de Noël. Il fallait enlever l'emballage pour découvrir les merveilles qu'il recélait. Alors il s'employa à dénuder lentement le corps si désiré du blond, crispé et tendu dans son doux emballage cotonneux. Il lui fit tout d'abord plier les genoux pour le placer en tailleur, tout en prenant soin de ne pas faire glisser la couverture qui le séparait du corps nu de son frère. C'était bien plus excitant de cette manière...
_____
Ses yeux avides, déjà foncés de désir, décortiquaient la moindre parcelle de cette peau qu'il rêvait d'avilir et de voir recouverte de sa marque. Il dépouilla d'abord le torse du guitariste, gémissant sourdement de le voir à demi-nu, les bras croisés sur sa poitrine comme pour se protéger. Le léger tissu de la nuisette épousait davantage qu'il ne les cachait les côtes affleurantes de l'adolescent, ses tétons plus foncés que le reste de sa peau, le creux de sa gorge agitée. Bill pouvait même voir le haut de l'aine du musicien, la légère ligne de poils dorés qui conduisait jusqu'à l'entrejambe de son jumeau. Sa respiration se fit plus courte et il ôta rapidement cette barrière qui l'empêchait de contempler la totale nudité de son gain. Leurs gémissements se mêlèrent lorsque le brun acheva impatiemment de dégager entièrement le corps de son frère avec un mouvement un peu sec. Causés par différentes raisons, mais ça répugna Tom et réjouit son frère.
[La signification des gestes change en fonction de l'état d'esprit avec lequel on aborde la situation]
_____Bill sourit un peu plus.
_____
Ses mains effleurèrent délicatement les côtes de son frère par-dessous le déshabillé de celui-ci, accessibles malgré la position défensive de celui-ci. Il aimait le contact de la peau sous ses doigts, le sentir frémir et trembler. Il adorait. Avec un sourire carnassier, le brun se lécha les lèvres.
« Approche Tomi...
_____
Craintif, le blond se rapprocha quelque peu. Il était sans défense maintenant. Entièrement nu, car le vêtement que Bill le forçait à porter ne comptait pas vraiment. Bill pouvait avoir accès à tout ce qu'il voulait de lui, à présent. Même son c½ur.
_____
Il sentit la main étrangement chaude du méché fouiller la couverture, repoussée autour de lui en un cercle plus ou moins circulaire, pour se poser dans son dos. Il se tendit et se poussa contre le mur, espérant dissuader Bill de le toucher. Son c½ur s'accéléra, il commençait à avoir peur. Quel mauvais coup lui préparait encore son monstre de frère ?
_____
Mais celui-ci ne se laissa pas abattre et commença à faire agir sa main sur le dos à peine voilé du blond. De l'autre, il le força à relever le menton pour le regarder tandis que la première relevait doucement le fin tissu de la nuisette pour caresser sa peau. Tom trembla violemment et gémit. Il ne voulait pas que Bill le touche, il arrivait à faire que chaque contact lui fît mal. C'était douloureux, et insupportable. Il ferma les yeux, mais ses paupières tremblotantes trahissaient son appréhension.
_____
L'androgyne sourit et fit se cambrer son frère pour pouvoir retirer sa main, prenant soin de déposer une dernière caresse sur le haut de ses fesses. Puis fourra brusquement sa langue dans la bouche du blond et l'agrippa par les bras pour l'entraîner avec lui lorsqu'il se recoucha sur le dos.
_____
Tom se raidit et fit peser son poids en arrière pour résister, s'échapper du baiser et des mains sales du chanteur sur lui, mais Bill le tira sur lui et le dreadeux finit par basculer, à moitié à quatre pattes sur les hanches du brun, son torse appuyé sur celui de l'androgyne. Bill sépara enfin leurs bouches et nicha sa tête dans son cou en déplaçant ses mains jusqu'aux hanches de Tom. Celui-ci ferma les yeux de dégoût lorsqu'il sentit le méché jouer avec son cou, exerçant une succion insistante sur le côté de sa gorge. Qu'il pouvait haïr cette langue qu'il avait autrefois trouvée mutine et adorable avec sa petite boule de métal rieuse...
_____
Il frémit lorsque Bill embrassa la marque qu'il avait créée sur le corps du blond, à présent désigné comme lui appartenant.
_____
Un suçon.
_____
Un putain de suçon... !
_____
Visiblement satisfait, Bill leva les mains jusqu'à placer celles de Tom de chaque côté de sa tête aux cheveux colorés, puis elles agirent afin de placer le reste du corps du blond entre ses jambes. Il remonta un peu plus ses propres genoux et s'en servit pour enserrer fermement les hanches du guitariste.
_____
Le blond tremblait de tout son corps, et devait lutter pour ne pas tenter de s'enfuir. Voir le corps nu de son frère sous lui, comme s'ils étaient amants, le... dégoûtait. Il ne voulait pas toucher ce monstre, cet être qui ne méritait que la mort pour toutes les tortures qu'il lui imposait. Mais il savait que Bill le rattraperai de toute façon, et que la punition qui suivrait serait pire que ce qu'il allait présentement devoir subir... ou faire, vu la position dans laquelle il nous a placé...
_____
Alors, résigné, Tom interrogea le chanteur du regard. Celui-ci sourit libidineusement et rapprocha sa tête de la sienne.
« Tu vois Tomi, j'aime bien dominer mais c'que j'préfère c'est me laisser faire bien gentiment...
_____
Génial, maintenant Tom savait même qu'il criait sagement quand ses baiseurs la lui fourraient profond...
« Alors c'est toi qui va faire tout le travail ! finit rapidement l'androgyne.
_____
Avant que Tom eût pu réellement enregistrer la teneur de ses paroles, Bill accrocha la nuque du blond avec sa main et captura brusquement les lèvres de son frère pour un baiser violent, emplit de désir et d'impatience. Simultanément, il amorça un lent mouvement de hanches, frottant son aine contre sa jumelle.
_____
Tom frissonna et écarquilla les yeux.
_____
Tout son être trahissait le refus, l'interdiction personnelle de céder à quelque chose d'aussi répugnant que ça. Il se secoua pour que Bill le lâchât, mais les ongles du brun s'enfoncèrent douloureusement dans sa nuque, et dans sa cuisse. Le brun le força à bouger en plantant ses talons dans ses reins. Tom gémit mais ça ne fut qu'un son étouffé par les bouche & langue dégueulasses de son frère.
« Tomi.
_____
Une menace, un avertissement.
[On ne sait jamais
de quel côté
peut pencher
l'épée de Damoclès
]
_____Les genoux du blond fléchirent légèrement. Le ventre de Bill se pressa contre son identique, les deux estomacs plats se frottèrent l'un contre l'autre. Et rien que ça suffit à dégoûter Tom.
_____
Quelque chose dans son ventre... disparut.
_____
Il avait encore cédé. Il s'était encore soumis.
_____
Alors, serrant les dents et fermant les yeux, comme pour fuir cette réalité qu'il haïssait de tout son être, il arqua les hanches, et les fit rencontrer celles du brun.
_____
Essayant d'oublier son estomac qui jouait la lambada dans sa gorge, et son c½ur qui saignait.

[...]

_____La sensation de plaisir s'emparait de lui à une vitesse folle. Des vagues chaudes, presque brûlantes, qui drainaient dans ses veines un sentiment de langueur voluptueuse, remontaient jusqu'à ses doigts, noyaient son cerveau, lui faisant arquer ses orteils et griffer la peau douce de son frère. Il mordit le cou de celui-ci à l'endroit où il avait fait le suçon pour se retenir de gémir trop fort. En plus l'oreille de Tom était juste à côté, ce qui était bien mieux.
_____
Il resserra ses jambes autour des hanches du musicien pour le presser contre lui, et fit s'entrechoquer leurs entrejambes plus violemment, plus rapidement. Il sentait le sexe dur du dreadeux se presser contre le sien, et ça l'émoustillait d'une joie perverse tout autant que de plaisir charnel. Il avait parfaitement conscience que Tom détestait ce qu'il faisait ; le fait qu'il se frottât à son propre frère, forcé par celui-ci, le dégoûtait au plus haut point. Mais Tom était avant tout un homme, et il est bien connu que leur plus grande faiblesse c'est de ne pas pouvoir rester de marbre face à une situation de contact rapproché. Ainsi, Bill savait parfaitement que Tom tirait un certain plaisir de leurs frottements animaux. Un plaisir qu'il rejetait, mais un plaisir qu'il éprouvait quand même et qui le viciait un peu plus à chaque instant.
_____
Et Bill aimait follement ça.
_____
C'était... chaud, doux... Indescriptible... Ses ongles s'enfoncèrent dans les hanches de son musicien alors qu'il se cambrait de plus belle. Il adorait vraiment ça. Le contact rude du harnais, que le chanteur sentait lorsque Tom poussait délicieusement son corps entre ses cuisses, et sur les côtés de celles du dreadeux, contrastait avec la douceur de la peau chaude du blond. C'était divin. Excitant, frustrant, assouvissant.
_____
Et c'était encore meilleur que ça, car il l'avait attendu et espéré si longtemps... Depuis des mois qu'il ne rêvait que de ça, qu'il se réveillait avec les marques de ces visions sur son corps tendu... Il n'en pouvait plus.
_____
Il ne regrettait pourtant pas d'avoir du attendre si longtemps : la moindre sensation était décuplée, amplifiée, multipliée par 10.000. C'était absolument excellent. Il commençait à avoir chaud, à se perdre dans un mélange de désir et de plaisir qui rendait ses coups de reins plus brutaux, plus envieux. C'était vraiment bon.
_____
Une petite voix rieuse dans sa tête lui souffla avec humour que la baise, c'était toujours délicieux. Un sourire naquit sur ses lèvres, et il décida de passer à l'action. Prendre son pied c'était bien, mettre Tom à genoux en même temps c'était mieux.

[...]

_____De tout son c½ur et de tout son être, Tom tentait d'ignorer le contact de plus en plus humide de l'érection du brun contre son sexe apeuré, les gémissements vulgaires du chanteur, le plaisir indécent que la friction devait procurer à cet être vicieux. Bill se cambrait, haletait et soufflait, gémissait parfois, et ça dégoûtait Tom, qui n'avait d'autre envie que se blottir au fond de son lit et de dormir pour oublier tout ça. Pour qu'on lui laisse un moment de répit.
_____
Il n'en pouvait tout simplement plus d'être ainsi torturé par la personne qu'il avait un jour aimé plus que tout au monde. Ses défenses mentales s'amenuisaient déjà, alors qu'il n'en était même pas à la moitié de la semaine... Bill le possédait déjà presque corps et âme, Tom se sentait déjà faiblir, et ce sur les deux plans... Bientôt il serait à la botte du brun, malgré tous ses efforts pour lui résister. Car - et c'était là la faiblesse qui permettait au brun de le contrôler - une part de lui, encore et toujours, s'évertuait à croire que ce n'était que passager, que Bill était drogué, envoûté - n'importe quoi pourvu que ça excuse son comportement - et qu'il allait se rendre compte de ce qu'il faisait subir à son jumeau, soudainement, presque miraculeusement.
_____
Alors Bill prendrait Tom dans ses bras en le suppliant de le pardonner, en lui murmurant amoureusement qu'il l'aimait et qu'il ne lui ferait plus jamais de mal, qu'il regrettait et qu'il ferait tout pour se faire pardonner ; et Tom lui pardonnerait, parce que c'était son jumeau, et qu'un jumeau n'était qu'une moitié d'être sans son double.
_____
Ou alors Bill prendrait Tom dans ses bras et le câlinerait jusqu'à plus soif pour se faire pardonner toutes ces horreurs, et peut-être, peut-être seulement, Tom arriverait un jour à lui refaire confiance... Mais au moins il ne serait pas encore mort.

[...]

_____Les mains de Bill remontèrent fébrilement sur le bassin du blond, intensifiant la friction entre leurs deux corps, faisant en sorte que leurs aines se superposent presque parfaitement. Il aimait ça, il haletait et sentait son sexe durcir, encore, toujours. Comme si le désir qu'il éprouvait pour son frère était insatiable, intarissable. Puis il agrippa violemment la nuque de Tom et écrasa violemment ses lèvres contre les siennes, reproduisant fiévreusement de leurs langues le mouvement sexuel de leurs bassins ; il mordilla l'anneau ornant la jolie lèvre inférieure de son double, se cambrant légèrement pour accentuer le frottement. Il dégagea une de ses mains pour venir malaxer tendrement la hanche du musicien, jouant avec la légère rondeur de l'endroit. Le corps de Tom était parfait. Tout en lui pouvait provoquer son désir, même son petit sourire prometteur lorsqu'il draguait.
_____
Le même petit sourire qui m'a fait le désirer la première fois...
_____
Il ôta sa main après une dernière caresse, et la dirigea plus bas, bien plus bas. La deuxième partie de son plant allait se mettre en marche.
_____
Le début de la fin.
_____
Tu es à moi. Mêmes les anges ne volent plus si on leur arrache les ailes, Tomi.

[...]

_____Lorsque la langue du brun relâcha la sienne, Tom serra les dents et posa son front sur l'épaule du brun. Les larmes menaçaient de couler ; le dégoût et la peur se mêlaient peu à peu à une sorte de lassitude qui, paradoxalement, lui mettait les nerfs à fleur de peau. Il ne voulait pas accepter ça. Il ne voulait pas s'y habituer. Il ne pouvait pas.
_____
Les hanches de Bill se mouvaient sous les siennes, frottant son pénis dur contre un autre pénis, encore plus dur. Il se haïssait de bander pour son frère, pour ce frère qui se frottait contre lui comme une chienne en chaleur, une vulgaire poupée baisable qui écartait les jambes pour n'importe qui, à quatre pattes ou la tête dans le sable. Il ne pouvait qu'espérer que Bill jouît rapidement, parce qu'il n'allait pas pouvoir en supporter beaucoup plus. Et en même temps, il savait que sentir le sperme du brun sur lui ne lui donnerait envie que de vomir et de se vider de ses entrailles. De s'arracher la peau, pour voir disparaître cet épiderme souillé, marqué, possédé.
_____
Possédé par le Diable.
_____
Il hurla soudainement lorsqu'une douleur cuisante lui déchira les entrailles.
_____
Dans sa tête ne résonna qu'un mot - une volonté.
_____
Mourir.

[...]

_____Le brun se délecta du cri d'agonie de son frère. Un sourire presque doux naquit sur ses lèvres et il ferma les yeux en ronronnant.
_____
Sa voix est si belle lorsqu'il hurle de douleur... Rien que pour ça j'ai envie de lui faire mal encore et encore...
_____
Au-dessus de lui, Tom s'affaissa légèrement vers l'arrière mais se redressa hâtivement lorsqu'il sentit que son mouvement permettait aux doigts de Bill de pénétrer son intérieur, de fouiller ses chairs. De le déchirer. Bill tordit ses doigts à l'intérieur du blond de manière à les torsader, et Tom mordit l'épaule du brun pour ne pas hurler. Bill se cambra et donna un violent coup de rein sous la douleur, ce qui ne fit qu'amplifier celle du blond.
_____
Délicieux cercle vicieux...
« Bouge, Tomi.
- Nan... Bill j't'en prie !
- Tomi, bouge.
_____
Tom commença à sangloter de douleur sur son épaule, ses mains crispées martyrisant les draps autour de la tête du chanteur. Tout son corps tremblait de douleur et de peur.
« Tomi, maintenant. Bouge !!
- Bill j'peux pas j'ai trop mal, s'il ta-aaaah non !!! Non... !
_____
Sanglotant, Tom vint appuyer ses hanches contre celles de son frère. Les doigts en lui lui semblait l'écarteler, le déchirer de l'intérieur, briser son corps en deux pour mieux faire saigner son âme.
« Tu vois Tomi, c'est pas si compliqué...
_____
Un monstre... Bill, je t'en prie...
« Ar
te...
- Shhht, arrête de dire des bêtises frérot. J'ai gagné, tu t'en souviens ?
- MAIS TU PEUX PAS DECIDER DE ME VIOLER JUSTE PARCE QUE J'AI PERDU UN PARI A LA CON QUAND ON ETAIT TOUS TORCHE !!! TU PEUX PAS, BILL !! TU PEUX PAS !!!
_____
Le regard du brun se fit glacial. Il empoigna violemment le menton du musicien et força ses doigts à l'intérieur du garçon avec un rictus mauvais.
« J'ai tous les droits sur toi, Tom. Alors maintenant tu t'la fermes. Bouge.
_____
Il relâcha le menton de son frère et le repoussa, comme méprisant. Tom ferma les paupières de toutes ses forces pour retenir ses larmes. Il ne voulait pas pleurer à nouveau pour ce monstre. Il ne méritait pas ses larmes.
« Tom !
_____
Sanglotant, le blond prit appui sur ses coudes pour entamer un lent va-et-vient. Bill se détendit et écarta outrageusement les cuisses pour profiter de la friction au maximum. Il entoura le cou de Tom de son bras libre et l'attira à lui de manière à gémir juste dans son oreille.
_____
Le blond ne put détacher son cerveau de cette voix langue et violée par le plaisir qui lui murmurait qu'il était une pute, mais pas n'importe laquelle. Celle de Bill, et de Bill uniquement. Personne d'autre n'aurait le droit de le toucher car Bill, et ce depuis tout petit, refusait de partager ce qui lui appartenait. Les cris de Tom lui appartenaient - ses cris, ses gémissements, ses larmes et son sang. Ce faisant, le brun enfonça brutalement ses doigts plus loin dans le corps de son frère, lui tirant un cri de douleur pure.
_____
Il sentait Bill pousser en lui, frotter contre ses parois, et les ongles longs du brun l'écorchait, le déchirait. Son mouvement de va-et-vient n'arrangeait rien, il s'empalait régulièrement sur ces membres qui lui causaient tant de mal. La douleur transperçait son corps de haut en bas, comme des flèches de glace brûlante. Ça le rendait fou, il croyait mourir à chaque fois. Et ça recommençait, encore et encore. Les gémissements de plaisir de Bill le dégoûtaient, la douleur au creux de son corps le révulsait en même temps qu'elle le terrorisait, et la situation en elle-même lui paraissait juste immonde.
_____
Rien n'aurait pu être pire que ça.
_____
Et alors Bill cria sa jouissance dans ses oreilles, et lorsque Tom le sentit se répandre sur son ventre, il comprit qu'il y avait toujours pire.
[Quand tu touches le fond, creuse à la pelle]

[...]

_____Bill lui lécha le lobe de l'oreille, le souffle court.
« Merci Tomi. Tu es un bon grand-frère.
- Tais-toi. Ferme-la. J'veux pas t'entendre.
_____
Bill sourit.
_____
Mon frère est si mignon quand il essaie de faire son fier...
_____
Il ronronna comme un gros chat repu, et baissa les yeux sur le ventre de son double. Sur la jolie peau un peu dorée s'écoulait le liquide blanc témoin de sa jouissance. Il se lécha les lèvres. C'était vraiment bon de voir ça. Tom était mien. Il retira ses doigts qui étaient en Tom, et les glissa sur le ventre mouillé du blond pour récupérer un peu de semence. C'était fluide mais pas liquide, chaud, et excitant. Il attacha sa bouche à la gorge du dreadeux à l'endroit de son suçon et recommença à suçoter la peau. Tom gémit d'inconfort, mais ne bougea pas. Il semblait un peu déconnecté, comme un joli pantin.
_____
Un pantin orgasmique.
_____
Il gratifia son bandant de frère d'un coup de langue, et enfonça de nouveau ses doigts enduits de sperme dans le corps du musicien. Celui-ci cria brièvement, la fin du son se perdant dans un hoquet larmoyant.
_____
Bill plaça sa main libre sur le crâne de Tom pour lui faire baisser la tête tandis que la seconde imprimait de rapides allées et venues dans l'intimité meurtrie de son frère. Sa langue piercée vint recueillir les délicieuses larmes de Tom.
« Shht, les grands garçons forts ne pleurent pas, Tomi.
_____
Il vola un dernier baiser, violent et amer, à son frère, puis le repoussa sans douceur et quitta le lit.

[...]

_____La porte de sa chambre se ferma.
_____
Ses yeux vides fixèrent ce battant de bois, si mince protection en fait, pendant un instant qui devint éternité. Pas un bruit, presque aucun souffle.
_____
Puis, lentement, comme s'il se réveillait d'une quelconque transe, il baissa son regard sur son ventre taché. Ce liquide blanc qui le révulsait coulait encore une fois sur sa peau, dégoulinait sur ses cuisses. Témoin de la perversité du monstre qui avait eu pour lui le nom de frère.
La substance déjà presque froide toucha sa cuisse, et il bondit aussitôt du lit pour se laver.
_____
Il ne savait pas comment il allait faire pour enlever la trace de ce démon en lui, mais je trouverai.
_____
Il n'avait pas le choix.
_____
Sinon je mourrai.









Voilà donc le chapitre treize... Je n'suis pas superstitieuse, donc je tairais tout ça^^ Déjà au chapitre treize, ous vous rendez compte ? C'est beaucop *-* Et en même temps si peu par rapport à ce qu'il reste ^..^ J'espère que vous me laisserez un max de com' pour mon retour de Normandie !! Allez allez, tou(te)s à vos claviers !!!

Et Morgane, j'espère que tu auras tes sentiments u.u

Questions pour vous aider dans vos com'z :
Qu'arrivera-t-il à Tom par la suitre ?
Qu'arrivera-t-il à Bill par la suite ?
Bill violera[pénétra]-t-il Tom ?
Que fera la maman, apelée au chapitre précédent ?
Cette fiction aura-t-elle un dénouement funeste ?























# Posté le vendredi 04 juillet 2008 09:32

Modifié le samedi 05 juillet 2008 13:58

Juste un contrat...?



Me r'voilou les d'jeun's !!!
Bon, je sais, certaines vont être déçues ( Ema, range ton flingue !^^ ) ce n'est pas un nouveau chapitre... Désolée. Pour ma défense, j'suis crevée, je rentre de chez mon père pour mes trois semaines de vacances - qui n'ont pas été si idylliques que cela, et la mise en page de Nicht mein Bruder
est, si vous vous êtes jamais posé la question, mine de rien assez éprouvante pour mes nyeux, mes neurones et *surtout* mes nerfs !


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Voici donc la suite de Juste un contrat, le "OS" que j'ai précédement posté sur ce même blog... parce que la fin ne plaisait pas à ma bêta, donc je lui ai écrit cette suite !

Je conseille aux personnes qui ne se souviennent pas très bien ( juste bien c'est pas suffisant u.u ) de la première partie, de la relire avant d'attaquer cette suite. C'n'est pas par, euh, vantardise ou quelque chose d'autre, c'est juste qu'il faut savoir lire entre les lignes dans celle-ci, plus que dans la première et que, pour ce faire, y a besoin des éléments de la première partie.

J'espère qu'il vous plaira^^ Certaines s'étaient réjouies de la longeur de la première partie... eh bien, je dois avouer que celle-ci est encore plus grosse ^..^ [SANS mauvaise pensée, merci^^]

*......*......*


/!\ ÂMES SENSIBLES S'ABSTENIR !!! /!\









Juste un contrat... ?






Blasé, je sors de l'appartement et frissonne. Il fait froid dehors.
Je m'arrête brièvement et m'allume une clope, dont je recrache la fumée vers le ciel. Mes yeux contemplant le duvet bleu sombre orné d'étoiles, si lointaines...
Je ressors toujours quand il fait nuit.
Je n'ai même pas prit le temps de me doucher, dégoûté par la présence de cet homme près de moi. Je prendrais un bain chez moi.
J'en ai besoin.


*~*~*


Mon corps se glisse dans l'eau brûlante et je soupire. Ça brûle, mais je finis par m'habituer à la chaleur du liquide et soupire de contentement. Ma tête bascule sur le rebord de la baignoire.
Je me sens tellement bien dans l'eau... Je savoure, même si je sais que dans un certain moment je me sentirais obligé de vider toute cette eau sale pour me replonger dans un liquide propre. Je ne supporte pas ces retours de soirées.
Je laisse mon esprit divaguer, penser à... tout et rien, des conneries, tout pour ne pas revoir les images de ces... Et merde.
Inévitablement, comme chaque soir, ça me revient.

FlAsH bAcK
Je le sens buter contre ma gorge, et je repousse mon sentiment de dégoût. Lui il grogne, il gémit, il transpire. Il s'accroche à ma tête, la coince entre ses mains pour me faire accélérer.
Je me dégage brusquement et le regarde dans les yeux. Enfin, dans les yeux... dans ce qui transpire le désir et la baise vulgaire...
Pff, il est pathétique !
« Une autre des règles à respecter, lui dis-je sans ciller, est de ne jamais toucher à mes cheveux. Tu veux quelque chose tu demandes. D'accord ?
- Oui... oui, tout c'que tu veux mais suce-moi !
Dieu qu'il me répugne...
J'ai envie de partir, de prendre mon bain rituel et de me blottir bien au chaud sous mes draps. Loin de lui, loin de tous ces mecs.
Envie que ça finisse au plus vite.
Alors je rampe sur lui, frottant mon corps nu au sien et gémissant faussement. T'apprends vite à simuler devant des types de son espèce.
J'arrive à son visage et dévie dans son cou pour pouvoir fermer les yeux et cacher mon dégoût. Je cogne mon bassin contre le sien, (mal ?)heureusement je bande...
« J'ai mieux à te proposer, tu n'crois pas ? je murmure dans son cou.
Il transpire et pue la clope. C'est dégueu.
Il gémit à la fin de ma phrase, agrippe mes hanches pour enrouler ses jambes autour de ma taille. Il se frotte à moi, comme un chien en chaleur, son sexe gonflé heurte mon ventre. J'ai l'impression que chacun de nos contacts me brûle.
Je le prépare sommairement et rapidement, il me répugne mais personne ne devrait souffrir du sexe, alors je ne coupe jamais à cette étape. Puis je le pénètre lentement.
Il gémit et se crispe, je souffle sur son cou pour le calmer. J'peux pas faire plus, déjà être en lui me donne la nausée.
Il se détend finalement et je m'enfonce en lui jusqu'à la garde. Il halète. Ses mains se posent sur mes fesses et me tirent à lui, je me mords l'intérieur de la joue. J'aime pas ses mains.
Alors rapidement je m'active, faisant ce pourquoi on me loue, et me retire sitôt son orgasme arrivé.
Je passe dans la salle de bain pour essuyer mon ventre et mon entrejambes, puis je me rhabille vite. J'veux pas traîner ici.
Quelques instants plus tard et sans un mot - payé par l'agence - je quitte cet homme que je ne reverrais sûrement jamais.

FiN dU fLaSh BaCk

Les hommes avec qui je baise - désolé du terme mais c'est vraiment ça, je les connais pas et au bout de trois mots on se retrouve nus à se branler, alors j'appelle même pas ça coucher - je ne les revois jamais. C'est le contrat. Pas deux fois. C'est ma règle.
Et comme a dit un acteur rasé dans un film à l'intrigue banale, on n'enfreint pas les règles.
Je n'enfreins pas mes règles.
Je soupire et me saisis d'une fleur de douceur et de mon gel douche, je commence à me savonner. Je veux retirer la sueur de ce type sur moi, sa salive sur ma peau et le contact répugnant de ses mains sur mon cul.
Heureusement que celui-là est toujours vierge... Oui, parce que personne n'a jamais eu le droit de toucher à ça. « Ça », c'est la dernière chose qu'il me reste à offrir à la personne qui sera spéciale à mes yeux, et je compte bien ne pas la donner avant. Alors c'est toujours moi le dominant, bien que j'aime pas particulièrement ça. Quand j'vous disais qu'j'avais envie qu'ça s'termine vite...
Je me frotte vigoureusement.
L'eau se mêle de mousse, de saleté... ma saleté... J'suis crade, et ça personne le voit. C'est pas pour rien qu'j'porte des toiles de tente, j'ai pas honte de mon corps, mais celui-ci ne sert qu'à faire prendre leur pied à des mecs plus âgés que moi et que j'connais pas. Alors j'vois pas d'quoi en être fier non plus.
Avec mon pied je tire la bonde et laisse l'eau s'écouler dans les canalisations. J'ai froid, je n'ai pas allumé le chauffage dans la salle de bains. Une fois la baignoire vide, je rince soigneusement le fond, puis la remplis à nouveau d'eau chaude, brûlante.
Je me laisse envelopper de ce cocon délicat, et soupire.
Ouais, y a vraiment qu'là que j'me sens bien...


*~*~*


Je suis face à la glace, et me regarde.
J'suis pas du genre à m'pouponner 150 ans, le seul plaisir physique que je m'offre c'est ce bain, et je considère plus ça comme une nécessité que comme un plaisir...
Je tâte mon torse, je sens légèrement mes côtes sous mes doigts. J'suis maigre, un peu trop je sais. Mais baiser des types suant comme des porcs à tout va c'est pas c'qu'il y a d'plus reposant, et en plus ça encourage pas l'appétit...
Je soupire avec lassitude et m'entoure d'un peignoir qui m'arrive jusqu'aux chevilles.
Même pas 30 ans et déjà désabusé par la vie, faut l'faire, non ?
Dernier regard dans la glace... Mes yeux sont ternes et j'ai des cernes immenses.
... Ouais, et je l'ai fait.


*~*~*


Quelques minutes plus tard, je me glisse dans mes draps propres - je les change tous les jours, Lorna passe spécialement pour faire ça, et un peu de vaisselle. Y a pas grand-chose d'autre à faire.
Mes draps sont frais, presque froids.
Je vis seul, j'ai même pas un chat.
Mon métier n'donne pas vraiment envie de rencontrer quelqu'un. Qui accepterait un prostitué, de toute manière ?
Oui, parce qu'on a beau dire que je suis un « prestataire » ou un « hôte », au final tous ces mecs ne veulent que me tirer leur coup avec un jeune dominant pas farouche.
Le seul que j'aie jamais rencontré qui était différent n'était que de passage, et c'est tout aussi bien comme ça.
Oui, j'le pense sincèrement.

Alors pourquoi ces quelques larmes sur mes joues ?


*~*~*


Je sors de l'agence. J'viens d'percevoir ma paye. J'gagne bien ma vie, pute de luxe c'est bien payé.
Aujourd'hui j'ai annoncé que je prenais un jour, j'ai besoin de me reposer et de prendre du recul. Ces histoires sont en train d'me bouffer.
J'prends donc mon portefeuille, enfouit dans une des poches de mon pantalon parachute, mon portable et ma carte d'identité - ça peut toujours servir. Il fait bon dehors, gris mais venteux, j'aime beaucoup. Je mets un sweet encore plus long que mon tee-shirt et ferme mon appart'.
Me voilà libre.
J'ai envie de marcher, alors je prends les escaliers et décide de me rendre à pied vers le centre commercial de ma ville, à 15 minutes de marche de chez moi. J'habite en banlieue, c'est calme mais pas trop et pas excessivement près de tout, sans être vraiment isolé non plus. Tout c'que j'aime.
Je marche calmement, les mains dans les poches. J'observe les gens autour, le peu de foule qu'il y a. Surtout des enfants que le temps maussade ne rebute pas, car on sait tous que les adultes sont de gros cons bien chochottes. Et moi j'suis un putain d'adulte.


*~*~*


J'arrive dans le quartier des rues piétonnes, et me sens tout de suite un peu plus joyeux.
Toute cette foule qui s'y presse quels que soient l'heure et/ou le temps, ces gens qui passent près de moi sans me regarder, sans me regarder, trop pris dans leurs futiles petits soucis d'horaires, de repas à préparer et de mots-croisés à finir, alors qu'il y a des enfants qui crèvent de faim à chaque instant... oui, tout ça me fait du bien.
Personne qui me scanne des yeux, qui me lèche, qui transpire et souffle comme un b½uf.
Rien de tout ça.
Juste les gens, qui vivent, et qui me forcent à vivre, moi aussi. Comme eux, mais en différent.
Car ma vie est différente.
Une vie de prostitué, un mec qui couche pour de l'argent, sans y prendre du plaisir ou même y trouver quelque chose de plaisant.
Mais c'est la vie que j'ai choisie, je savais que ça allait être dur.
C'est la vie que j'ai voulue, maintenant il faut juste que je trouve comment l'assumer pleinement...
Un sourire étire mes lèvres.
Hum, un p'tit café ?


*~*~*


Je sursaute et m'éclabousse avec mon café - pas mauvais d'ailleurs - lorsque mon pantalon se met soudainement à vibrer.
« Ah MERDE !!!
Tous les gens de la terrasse ma regardent bizarrement, mais moi j'suis trop occupé à secouer ma jambe pour extirper mon téléphone de mon fut' et à essuyer ma cuisse de l'autre main. J'peux vous dire que faire tout ça en même temps, ben c'est pas facile.
Finalement j'arrive à décrocher en pestant, de toute façon j'm'en fous les gens qui ont mon portable sont rares, et le méritent donc. J'ai pas à me surveiller devant eux, du moins pas au niveau langage.
« P'tain d'merde un fut' tout neuf, je grommelle en essuyant ma cuisse.
Gêné, je pose mon pied sur la chaise et cale mon coude sur ma cuisse, tamponnant le coton de mon jean avec ma serviette en papier. J'dois être très sex' comme ça mais j'men fous total. Y a mon fut' qui agonise.
« Ouais, allô ? Pff, salop'rie d'café à la con, si j'étais pas au téléphone j'te t-
- Je dérange ?
Je tressaille violemment, comme si 2000 Volts avaient traversé mon corps. La chaise se renverse bruyamment et je me raccroche à la table. Mes jointures blanchissent.
Merde, merde, non, pas lui... Merde !!!
« B-Bill... ?


*~*~*


Je me laisse tomber sur le sol, tétanisé. J'ai le cul par terre devant des dizaines d'yeux qui me scrutent fixement, mais j'm'en fous complètement.
« Bill... ? je répète.
- Oui.
Sa voix n'a pas changé, toujours aussi fluide et ronronnant - enjôleuse.
« Mais... Co-Comment t-... ? Comment ?!
J'suis même plus capable d'aligner trois phrases de deux mots, mon cerveau est en rade et des frissons me parcourent le dos sans que je sache pourquoi. Enfin si. J'le sais.
Putain d'merde.
« J'ai... trouvé ton numéro et... Je... j'voulais t'revoir....
Il se racle la gorgé, hésite.
« 'fin, s'tu veux quoi...
- Me... ? Oh.
J'sais pas quoi dire en fait.
Me revoir ? Pour quoi faire, pour baiser comme deux chiens en chaleur ?
« Mais, euh...
Je bégaye, je perds mes moyens, il m'a surprit. Il a brisé le semblant d'ordre que j'avais réussi à remettre depuis son passage. Depuis que tous ces hommes me dégoûtent.
« Comment... Tu... l'as ?
- Quand t'es parti, je... j'avais déjà prit ton numéro...
Je serre les dents.
« T'aurais pas pu me l'dire, par hasard ? je fais d'une voix froide.
- Je... j'savais pas comment tu l'aurais prit, j'croyais que...
- Parce que tu crois que j'le prends bien, là ??
Je commence à gueuler, toujours assis par terre comme un con à la terrasse du café.
« Tu crois que j'le prends COMMENT, LA ??? « Oooooh, salut Bill, ça va ??? On s'est pas vus d'puis cinq mois et dix-huit jours, ça boum ? » !
- Tom, hurle pas s't'euplaît, et éc-
- Nan Bill, NAN !!! T'avais pas droit d'me faire ça putain, t'imagine moi j'te l'aurais fait ?? Comment tu l'aurais prit ??
- Tom...
- Y A PAS D'TOM QUI TIENNE, bordel et si MOI j'voulais pas qu'tu puisses me joindre quand bon t'semblait ??
Un serveur s'approche de moi et essaie de me parler.
« Monsieur, s'il vous plaît, vo-
- J'T'AI PAS PARLE A TOI, DEGAGES !!! je lui hurle sans l'écouter mais en me relevant. DEGAGES !!!!
Il devient tout rouge et sa mâchoire se crispe.
« Tom, je-
- Bill, TA GUEULE !!!
- Mais j-... Nan rien, désolé, désolé !!
Il raccroche précipitamment, et comme un con j'me retrouve en face du serveur, qui a pas l'air jouasse.
Oups.


*~*~*


Je m'affale sur mon lit, les bras en croix. Je fixe mon plafond blanc. Les murs de mon appartement son blanc. J'trouve ça neutre, pas agressif. C'est parfait.
Je réfléchis.
A quoi ?
Non, à qui...
Bill. Qui d'autre ?
Il m'a rappelé.
Bill...

FlAsH bAcK
Larmes et sang. Peur, violence. Viol. Viols.
Peur, douceur. Yeux noisettes noyés de larmes, perdus. Un enfant nu et blessé.
Des caresses furtives, quelques baisers échangés. La passion qui monte, mais la douceur, il faut de la douceur.
Quatre lèvres, deux langues, un piercing. Un enfant, et un adolescent. Pas tout à fait adulte encore, mais qui grandit d'un seul coup.
La seule fois où il n'avait pas couché avec un client.

FiN dU fLaSh BaCk

La soirée à partir de laquelle tous ces hommes commencèrent à me dégoûter.
« Bill...


*~*~*


Mon doigt vole sur mon clavier, je le connais par c½ur. Je tape tellement vite que mon téléphone peine à suivre, et je dois attendre de voir s'afficher mes mots [situation vécue par l'auteur à chaque SMS] Ces mots qui me trahissent. Malgré tout je dois les envoyer.
J'le ressens comme ça.
Je m'arrête, me relis. Supprime quelques fautes de frappes, enlève le mot besoin et remplace par envie, je troque hante contre trotte. Le tout est de ne pas trop en dire, de rester vague tout en faisant croire qu'on sait totalement où on va. Et à ce jeu-là, j'peux dire sans m'tromper que j'suis un des meilleurs. Peut-être le meilleur.
Mon pouce se presse, se retire, revient. Se stoppe.
Envoyer ? Pas envoyer ?
Je ferme les yeux, inspire.
''Message envoyé''
Je regarde la petite enveloppe de l'accusé réception se dessiner en haut de mon écran.
''Envoyé''
Bon. Il l'a...
Rapidement, je fais glisser mon doigt pour arriver à la rubrique des messages envoyés, retourne lire mon SMS.

Bonjour Bill.
C'est Tom mais tu dois déjà l'savoir.
Désolé pour la dernière fois.
Tu m'as surprit.
J'persiste à dire qu't'avais pas l'droit d'faire ça.
Mais bon, tu t'en fous hein ?
Tu veux me revoir. Soit.
J'avoue que moi aussi j'en ai parfois le besoin l'envie.
Cette soirée dans ton appart' me hante trotte et quelques fois j'y ai repensé.
Ne m'appelle plus.
Les SMS sont amplement suffisants.
A + peut-être

...
Ça va, non ? Pas trop impersonnel, pas trop intime non plus...
Alors pourquoi j'ai l'impression qu'il me rappellera quand même ?
Putain d'bordel de merde...


*~*~*


Je me traîne dans ma salle de bains. J'suis crevé.
Le mec de ce soir était un coriace, et moi j'suis épuisé en c'moment. Trois fois c'est trop pour moi. Surtout quand j'connais pas la personne et que rien en elle ne m'excite même juste physiquement.
Je vais d'abord me frotter énergiquement les dents, hésitant un moment à me rincer la bouche à l'eau de Javel. J'ai horreur de ce goût dégueu. Il m'en ferait vomir. Une fois mes gencives en sang d'avoir trop frotté, je me glisse dans mon bain avec délices. Et c'est reparti pour mon rituel.
Penser à ses mains sales sur moi, à sa langue immonde, à sa sueur puante, à ses gémissements indécents. Tout est si pervers dans mon monde... Alors je frotte, je frictionne ma peau jusqu'à la rougir, et là seulement je me dis que ça n'se voit plus. Mais moi je sais, et je vide mon bain, lavant soigneusement le fond de la cuvette d'émail. Je remplis à nouveau la baignoire, et me laisse somnoler dedans.
Avant j'étais presque nymphomane, tout ce qui avait un pénis m'était bon, et mon métier me paraissait le plus enviable du monde. Après tout, j'étais payé pour coucher avec des mecs, et y prendre mon pied... Si c'était pas l'boulot du siècle, ça ! Ouais, quel con j'étais...
Maintenant mon corps ne me donne plus envie de me regarder, et ça fera 6 mois dans 2 jours que je n'aurais pas eu une seule pulsion sexuelle.
Vaguement, je me dis qu'il a reçut mon SMS il y a déjà quatre jours de ça. Et que dans 2 jours, ça fera 6 mois qu'on aura passé cette nuit ensemble.


*~*~*



La sonnerie de mon portable me réveille au beau milieu de la nuit, le lendemain. Je grogne et tâte vaguement ma table de chevet pour trouver l'appareil. J'finis par tomber dessus et l'ouvre rapidement. C'est plus la force de l'habitude que la conscience qui me guide. Preuve en est ma voix :
« Heuuuuuin ?
- Tom, c'est... m-
Electrochoc.
« Bill.
Net, clair et précis. Je l'ai reconnu tout de suite. Un court silence suit mon intervention.
- Oui...
- ...
- ...
- Il est quelle heure ? je demande d'une voix lasse.
- Euh... Ow... 1 h 38...
- P'tain Bill t'abuses, m'appeler comme ça à 1h du mat' !
- Pardon...
Il a une petite voix de gamin pris en faute par son papa. En même temps c'est normal, depuis l'autre jour tout c'que j'fais c'est lui gueuler dessus...
« Pfff, qu'est-c'qu'il y a ?
J'essaie d'adoucir ma voix, mais j'ai la tête dans l'coltard et qu'une envie : dormir.
« Je...
- Oui ?
- Tom, tu m'en veux ?
Je reste un peu hébété.
« Dkoâ ?
- De... pour ton numéro...
- Ah.
- Je... j'pensais pas que ça te gênerait autant, en fait je... moi j'aurais aimé... qu'on s'revoie et que... 'fin voilà, quoi...
- Qu'on s'revoie pour quoi, Bill ? je demande doucement.
Il me semble bien que sa gêne n'est pas juste due à l'heure de son appel. Et l'heure de son appel implique aussi qu'il ne dort pas. Du reste, il a l'air épuisé.
« Bill, depuis quand t'as pas dormi ?
- Hein ? Oh, t'inquiète pas ça va...
Il rit nerveusement, et ça me rassure pas.
« Un peu d'café noir et ça paaaasse, fit-il avec une voix de junkie.
- Bill, ça va ? je demande, inquiet.
J'allume ma lampe de chevet et m'assoit dans mon lit. Il commence sérieusement à m'inquiéter.
« Non.
Ah. Au moins c'est clair.
« Je... J'suis désolé Tom, sanglote-t-il presque, je... depuis la dernière je... j'pense qu'à toi, j'essaie de... j'ai tenté de... faire comme tu m'as dit, j'ai... vu... un homme, mais...
Sa respiration s'accélère soudainement, je l'entends respirer vite et fort dans le téléphone.
« Il... il s'est rapproché de moi et je l'ai giflé avant de... m'enfuir, et depuis...
- Bill, je murmure, Bill, respire...
Il me fait flipper, j'ai l'impression qu'il va me faire une crise d'angoisse à distance.
« Je... Tom, j't'en prie, j'te paye tout c'que tu veux mais... j'ai b'soin d'toi, dit-il d'une voix hachée, et là je l'entends vraiment pleurer, et ça fait mal.
- Bill, hey Bill...
- Ui ? répondit-il d'une petite voix aigue.
- T'habites toujours au même endroit ?
Un léger rire entrecoupé de sanglots me parvient.


*~*~*



Je m'habille rapidement d'un pantalon épais et d'un gros pull à col roulé, puis descends dans le garage. Dans mes poches, mon portable et mes clefs tintent quand je marche. Je défais l'antivol et prend mon casque. Avec les dreads c'est pas pratique, j'dois les laisse libres, mais je les attache assez bas pour pas qu'elles me gênent. Je grimpe et fait doucement reculer ma Yamaha. La moto c'est plus rapide.
Je sors du garage, le moteur ronronne et la carcasse vibre sous mes cuisses. J'adore la moto. L'impression de vitesse et de puissance, la sensation qu'on a que la machine s'arrache du sol pour avancer, c'est magique. Les lumières de la ville défilent devant moi, je double rondement les rares voitures à cette heure tardive.
J'arrive rapidement devant chez Bill. J'ai pas trop peur pour ma chérie, c'est pas vraiment le quartier mal famé ici. Je descends, place la béquille puis enlève mon casque. Je sors l'antivol de ma poche et l'installe, puis je remets le Newman. Mon casque autour du poignet, je sonne à l'interphone.
« C'est moi.
Pas de réponse, mais le déclic m'indique que la porte s'est ouverte, et je pénètre dans le hall silencieux et bien éclairé. Je choisis l'ascenseur, là encore plus rapide, et en profite pour attacher mes dreads correctement. Mes mains tremblent un peu alors c'est pas facile ; malgré moi je stresse un peu.
Bill Swenzel... Moi qui pensais ne plus jamais entendre ce nom... Ni voir ces yeux, ou entendre cette voix... Merde, ce mec a laissé une empreinte indélébile sur moi, comment je fais pour la cacher s'il revient dans ma vie comme un ouragan ?
Les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Troisième étage. Je m'engage dans le couloir, me dirige naturellement vers sa porte. Je m'arrête devant. Derrière ce simple battant de bois se trouve la personne qui a bouleversé toutes mes certitudes, juste en subissant quelque chose d'horrible et en me faisant - m'obligeant à ? - partager sa souffrance.
Je souffle un bon coup. On y est. Je sonne.
Un bruit de cavalcade se fait entendre, et lorsque la porte s'ouvre je suis projeté au sol par une tornade de cheveux noirs. Je le sens qui enroule ses bras autour de mon cou, et sanglote convulsivement dans le creux de ma gorge. Je referme mes bras sur sa taille, et nous fait basculer sur le côté. Non seulement le sol c'est pas confortable avec lui sur moi, mais en plus comme ça on est à pied d'égalité.
... C'est pas la première fois qu'on est comme ça. Sauf que la dernière fois c'était dans son lit...
Je chasse mes pensées bizarres et remonte une de mes mains pour caresser ses cheveux.
« J'suis là Bill, j'suis là...
- Pars pas, murmure-t-il d'une voix hachée.
Il s'accroche encore plus à moi, passe sa jambe par-dessus mon bassin.
« Pars pas, pars pas j't'en supplie...
- Shhht... J'reste là Bill, t'inquiète pas...
- To-om...
- Oui...
Ça me fait bizarre d'être là, avec lui à nouveau, mais quelque part je sens quelque chose partir, et j'me sens mieux... Je plonge mon nez dans sa tignasse. Il sent l'abricot.
Et il est tout aussi doux.
Je caresse doucement son dos. Il est porte juste un tee-shirt manches courtes, autant dire que sur ce parquet il doit se les geler... Avec force douceurs, je nous redresse en position assise, et il se colle immédiatement à moi, comme un enfant. Je caresse ce que je peux atteindre de lui, là en l'occurrence ce sont son dos et sa cuisse gauche. Il s'accroche à moi, et j'dois dire que ça me déplaît pas.
Il a arrêté de pleurer. On ne parle pas. Je veux juste le rassurer.
Un long moment passe ainsi, le silence uniquement entrecoupé de ses soupirs lors de caresses plus appuyées sur son dos.
Je finis par le faire basculer dans mes bras. On se regarde. Il est beau, malgré son maquillage qui a coulé et ses yeux rougis. Il a de grands cernes aussi, j'pourrais ranger mes Gibson dedans. Je caresse doucement son visage. Mon pouce dessine son sourcil gauche, descend sur sa pommette, mes doigts suivent la courbe de sa joue, un peu creuse, et échouent sur son menton. Je poursuis jusqu'à son cou, et y laisse ma main. Elle est bien, là, c'est doux et chaud... Il a fermé les yeux et respire calmement.
« Tu as l'air épuisé.
Il tique un peu, baisse le menton.
« C'est pas facile...
Je le serre doucement contre moi.
« Viens, on sera mieux dans ton appart'.
Il se relève avec moi mais ne me lâche pas, et m'attire hâtivement à l'intérieur.
On s'installe sur le canapé, moi calé dans le coin et étendu de tout mon long, lui appuyé contre moi, calé entre mes jambes. Il joue distraitement avec mes doigts, tout doucement, parfois carrément avec mes mains, posées sur son ventre.
Je pousse mon nez dans sa nuque, découvrant la peau dorée qui me donne envie. Doucement j'y dépose quelques baisers gentils, sans brusquerie. Il frissonne mais ne dit rien, continue de jouer avec mes doigts.
Je me retire gentiment et pose mon menton sur son épaule, l'attirant plus près de moi, il replie les genoux, posant ses pieds à plat sur le canapé.
« Pourquoi c'est différent avec toi ? murmure-t-il soudainement. Pourquoi, rien qu'avec toi, j'ai pas peur... ?
Je caresse ses bras du bout des doigts.
« J'sais pas, Bill. J'ai pas toutes les réponses qui te manquent, sinon j'te les aurais donné pour pas t'voir comme ça.
- Je suis si pitoyable que ça ?
- Tu semble épuisé aussi bien moralement que physiquement, et t'as maigri.
Ce disant je caresse ses côtes au travers de son tee-shirt, et sens sous mon toucher les légers renflements osseux. Comme moi.
Silence. J'crois que j'ai directement touché là où ça fait mal.
« Dis-moi comment ça s'est passé, Bill...
- De quoi, avec cet homme ?
- Oui. Qu'est-c'qu'il a fait pour t'effrayer ainsi ?
- Oh, rien de spécial ! Il a juste voulu m'toucher !
Sa voix est acerbe, cruelle envers lui-même.
Je lui tape la hanche.
« Bill. Te rabaisses pas comme ça, t'es quelqu'un de génial.
- Quelqu'un de génial qui pourra jamais plus être touché par qui que ce soit.
- J'te touche bien, moi.
- Ouais, mais y a que toi qui peux, chuchote-t-il en baissant la tête.
Je ne dis rien et caresse son ventre. Il respire calmement sous mes mains. C'est une sensation plaisante. On reste comme ça un moment, j'essaie de lui communiquer mon calme et je crois qu'ça marche.
« Il a juste voulu poser la main sur moi, il... il rigolait à une blague que j'avais faite, et il a juste voulu... tu sais quoi, un geste amical qu'on fait pour accentuer quelque chose. Mais j'ai paniqué, personne nous regardait, alors... je... j'ai prit peur, et j'l'ai giflé, j'lui ai crié de pas m'toucher, et j'suis rentré là... Et j'ai pleuré.
Je sens la honte dans ses paroles, la honte de sa peur. Faudrait qu'il comprenne que c'est pas d'sa faute... Je me penche sur sa nuque et le lui murmure à l'oreille, mais il m'interrompt au bout de quelques mots.
« Tom ?
- Hum, ui ?
- Tu m'trouves toujours beau ?
O.O C'est quoi cette question ?! Il m'a presque posé la même ce soir-là !
...
Bon, autant être franc...
« Oui. Comme avant.
- Menteur.
- Non, répondis-je sincèrement.
- Si. J'ai maigri, on voit mes côtes.
- Et alors ? C'est pas tes côtes que j'regarde, c'est tes yeux.
Il ne dit rien, et j'attire à l'aide mon menton, sa tête dans mon cou. Il se tourne sur le flanc contre moi, serrant une de mes mains dans les siennes. Sa nouvelle position fait que je peux m'attarder sur ses épaules et ses omoplates, ce que je fais aussitôt. C'est comme si mes mains reprenaient leurs marques sur ce corps qu'elles ne connaissent que peu, une sensation renouvelée, retrouvée...
« Tom ?
- Hum ?
- J'ai faim.
Je souris.
« Pizza ?
- Ouais !
Je rigole, et le laisse se lever pour commander, avant de s'avachir de nouveau sur moi, se nichant dans mes bras tout naturellement pour commander. Comme si ça place était ici. Contre moi.
...
Non mais quelles conneries !


*~*~*



20 minutes plus tard, nous voilà mordant à pleines dents dans l'énorme pizza trois-fromages, qui dégoulinent d'ailleurs partout sur sa belle table brillante. On doit s'en foutre plein le menton, mais j'm'en fous. Il rigole et s'étrangle à moitié en avalant, et j'me marre aussi.
Pathétique, mais ça fait du bien.
On mange tout, puis on retourne dans le salon. Et là, une tension s'installe.
Il n'ose même pas me regarder dans les yeux.
« Tom ?
- Oui ?
Je lui souris pour l'encourager, il me semble vachement tendu d'un coup. Des papillons dansent dans mon ventre, c'est déroutant.
« Tu... tu pourrais coucher avec moi ?
QUOI ?? OO
« Bill ?!
Il rougit brusquement, se gratte la nuque d'un air gêné.
« Non, enfin c'est qu'une question comme ça...
- C'est pour ça que tu m'as appelé ? je demande.
Quelque chose de bizarre me tord le ventre.
« Non !!
Il relève brusquement les yeux vers moi, comme un lapin prit dans les phares ; il a l'air paniqué.
« Non !! répète-t-il. Non, Tom, tu peux pas dire ç-
Je me rapproche de lui.
« Du calme Bill, je fais doucement, c'était qu'une question.
- Oh.
Il rebaisse la tête, comme si maintenant c'était plus la peine qu'il me regarde.
« En fait... reprend-il tout bas, en fait j'sais pas... J't'ai appelé parce que... parc'que ça m'semblait la seule chose à faire... t'es l'seul qui puisse m'approcher sans qu'j'hurle, et je sais même pas pourquoi...
Il se tortille les mains nerveusement.
« Alors... j'ai pensé qu'tu pourrais m'aider... 'fin, s'tu voulais bien... J'te paye si tu veux...
- T'aider ? À quoi faire ?
J'crois savoir où il veut en venir, mais je suis pas sûr. Après tout, on parle bien de Bill Swenzel, là...
« M'aider à... à me laisser toucher... sans hurler...
- Du... sexe ?
- Non... Non, pas du...
Il s'interrompt, hésite, reprend.
« Si tu veux pas j'te forcerais pas, dit-il dans un sourire désabusé, si tu veux pas c'est pas grave...
- Tu veux quoi alors ? je demande doucement en le prenant dans mes bras.
Il repose sa tête sur mon épaule, ferme les yeux.
« J'veux réapprendre c'que c'est qu'le plaisir. Mais y qu'toi qui puisse me toucher, même les femmes m'effraient...
C'est dit.
Récapitulons.
Bill Swenzel veut que moi, Tom Kaulitz, lui « réapprenne le plaisir ».
...
Gott ! OO
« J'peux pas t'dire non Bill...
Je l'embrasse dans le cou.
Et c'est vrai, qui dirait non à une telle proposition ?
« Mais j'suis un prostitué Bill, murmuré-je à son oreille. Je saurais pas comment te faire l'amour, je l'ai jamais su...
- C'est... hum, pas grave. Tu... t'es déjà très doux, finit-il en rougissant.
- Tu trouves ?
- Ui...
Je le sens gêné. Je redresse sa tête vers moi. Il rouvre ses jolis yeux marrons, tout interrogateurs.
« Hey Bill, si on va plus loin que des bisous faudra qu'tu parles. Je pourrais pas savoir ce qui te plaît que je fasse si tu n'me dis rien, OK ?
- Oui...
- Alors commence pas à rougir dès qu'on en parle^^
Et hop, tomate-boy ze return...
C'est pas avec Bill Swenzel que j'vais coucher, c'est avec un mec qui s'transforme en tomate à chaque fois qu'on lui parle XD
« Comment tu fais pour être si calme ? me demande-t-il avec curiosité.
Je souris.
« Si j'panique ça nous aidera pas, non ?
- Hum, pas faux...
C'est pas la réponse que j'aurais dû donner, mais inutile de lui rappeler que le mec avec qui il va coucher pour la première fois volontairement s'est fait passer dessus par des centaines de gros porcs.
Il se colle contre moi et pose sa tête sur mon torse. Je commence à caresser sa nuque, doucement.
« Bill, tu as déjà essayé tout seul ?
Il se redresse et me regarde en fronçant les sourcils.
« Comment ça ?
Hum, il m'aide pas vraiment non plus. Je caresse gentiment son bras du bout des doigts.
« Te toucher tout seul, j'explique doucement.
Il rougit de suite, et baisse la tête.
« Bill, regardes-moi... J'aime pas parler aux cheveux des gens.
- Ui, désolé...
Il relève la tête, mais ses yeux restent fuyants.
« Non, je... j'ai pas essayé... Et même si j'avais voulu, j'aurais... pas su comment faire...
J'attire sa tête vers moi et l'embrasse sur le front. J'ai l'impression d'avoir un enfant en face de moi. C'qui n'est peut-être pas faux, vu qu'il faut que je lui apprenne tout ce qui concerne le sexe entre deux hommes. Mais au fait, il a quel âge ?
Quand je lui pose la question, il sourit légèrement et me répond avec malice :
« 27 ans.
- Merde, fis-je spontanément, t'es plus vieux qu'moi !
Il rit un peu et grimpe sur moi félinement. Il semblerait qu'il ait envie de jouer, et il s'approche de mon oreille.
« Hum, ça veut donc dire que tu dois faire tout c'que j'te dis ?^^
Je descends mes mains sur ses hanches, flattant légèrement ses flancs.
« Tant que tu n'me fais pas mal, je murmure à mon tour en fermant les yeux.
La douleur est ce que je ne supporte pas. A l'agence je n'accepte aucun contrat impliquant un quelconque rapport de force. La seule personne qui pourra me faire mal sera la même qui pourra me pénétrer.
Bill se laisse aller sur moi, nichant sa tête dans mon cou. Une de ses mains caresse distraitement le creux de ma hanche.
« Je n'aime pas avoir mal, me confie-t-il faiblement. Je préfère la douceur à... enfin bref.
- Je n'te ferais pas mal.
- Tu n'm'as pas fait mal la dernière fois.
Mais la dernière fois je ne t'ai pas pénétré, ai-je envie de lui dire... Je sais que toute pénétration fait mal, surtout que j'imagine qu'il ne sera pas particulièrement détendu... Comment je vais faire ?
« Tom ?
- Oui ?
- T'as quel âge, toi ?
- 24.
- Oh, quelque part tu fais plus vieux...
- Merci --''
- Mais non, pas comme ça, tropf !
Il pouffe et se redresse sur mon torse. Son regard me cloue sur place. J'pourrais m'y perdre sans difficulté...
« Tom...
- Hm ?
- J'peux t'embrasser ?
Je souris. Il est adorable^^
« Bien sûr. Quand tu veux.
- Vraiment ?
- Oui.
- D'accord.
Il se replace sur mon torse. On reste comme ça un petit moment, l'un sur l'autre dans son canapé. Son corps est chaud et peu à peu je plonge dans une somnolence bienheureuse. Malgré moi je bâille, et il sourit.
« Il est quelle heure ?
- Aux alentours de 3h du matin j'pense...
- On dort ?
- Tu... restes avec moi ?
- Si tu veux.
- Oui !
- Bon, ben j'crois que j'ai pas l'choix^^
- Nan, d'façon j'suis l'plus vieux alors voilà =D
Il se relève et me tire par la main relever ma masse comateuse. Il me secoue dans tous les sens, alors pour me venger je le prends par les hanches et le balance sur le canapé. Il pousse un petit cri et je m'installe à califourchon sur lui, en bloquant ses poignets au-dessus de sa tête. Je le regarde en souriant, fier de moi. Il rit un peu puis se calme, regarde nos positions. Je perds mon sourire et descends rapidement de lui - et du canapé par la même.
Je me racle la gorge, gêné, et m'excuse faiblement. J'suis vraiment con.
« Non, non, c'est bon...
Ouais, il dit ça mais il a quand même l'air choqué...
Il se relève, et je le suis calmement vers sa chambre. L'ambiance est soudainement beaucoup moins joyeuse.
On rentre dans la chambre et il se dirige vers son armoire. Un peu embarrassé, je m'approche doucement de lui.
« Euh, Bill, j'ai rien pour dormir... J'pensais pas rester ici en fait, alors...
- J'te passe des fringues t'inquiète pas^^
OK, il a pas l'air trop mal non plus.
« Merci.
Il me prête un pull long et un boxer.
« Euh, ça te gêne si j'me change ici ?
Il me regarde un court moment avant de répondre.
« Nan, vas-y.
Je me planque derrière la porte de son armoire et me désape rapidement. J'fais tout tomber par terre et envoie valser le pull, puis prends le sien, qui m'arrive presque aux genoux. Je laisse mes fringues en tas par terre et referme son armoire. Quand je me retourne il est déjà couché dans le lit, toujours aussi énorme. Je me glisse sous sa couverture, un peu hésitant. Il me sourit doucement et m'invite à se rapprocher, ce que je fais alors. Je frissonne un peu, son lit est tout froid.
« Bonne nuit Tom.
- Toi aussi Bill.
Je ferme les yeux. Je gigote un peu pour trouver une position qui me convienne, et me retourne finalement sur le dos, les jambes un peu de biais. Je soupire et m'apprête à achever ma nuit quand je le sens se rapprocher, et soudain ses lèvres se posent sur les miennes.
Je sursaute et il se retire vivement. J'ouvre les yeux et le vois tout rouge, plongé dans sa couette jusqu'au nez.
« Désolé, chuchote-t-il sans me regarder.
- Tu m'as juste surpris, je souris doucement.
Je me rapproche de lui à mon tour et me colle contre son corps en le regardant dans les yeux. J'veux lui montrer qu'il a rien à craindre de moi. Je sors mon bras de la couverture pour caresser gentiment sa joue du dos de la main, et il remonte peu à peu son regard vers moi. Je me penche pour l'embrasser sur le front. Je descends sur sa joue et y dépose également un petit bisou.
« Je ferais rien de plus, lui susurré-je, c'est à toi de décider.
Encore un bisou, et lorsque je me retire je sens sa bouche effleurer la mienne avec timidité. Je me fige et ferme les yeux, je ne veux pas le brusquer. Il revient, un peu plus fermement, superposant parfaitement nos lèvres. J'entrouvre rapidement les yeux pour pouvoir glisser ma main dans ses cheveux, doucement. Il paraît surpris, mais exerce une légère pression sur ma bouche. Je lui réponds doucement, et entrouvre délicatement mes lèvres. S'il veut il peut, mais je ne le force pas. Mes doigts massent lentement son cuir-chevelu.
Ses lèvres suivent mon mouvement, et sa langue vient timidement lécher les miennes. Je grogne sourdement ; il est timide mais pas mauvais. Doucement je l'entraîne sur moi, le plaçant en position de supériorité. J'aime pas être en-dessous mais là ça va, et puis c'est juste pour quelques baisers...
Il s'accroche à moi et se laisse faire, puis pousse doucement sa langue dans ma bouche. Ça y est. On s'embrasse doucement, lentement. Visiblement ça fait longtemps qu'il n'a pas été avec quelqu'un, il doit réapprendre, refaire connaissance avec les sensations que ça procure. On tourne doucement, j'enroule ma langue autour de la sienne et joue avec son piercing. Il soupire et je glisse ma seconde main dans la sienne, entrelaçant nos doigts sur ma poitrine. Il prend peu à peu de l'assurance, et lorsqu'on se sépare, c'est lui qui revient, me laissant à peine l'occasion de respirer. Les baisers suivants se font un peu plus forts, il reprend confiance et n'hésite pas à me provoquer. Je tire sur sa tête pour le rapprocher de moi, intensifier le baiser. Jamais je n'ai embrassé un client, mais lui c'est pas pareil. Je peux faire une exception.
On reste comme ça à s'embrasser pendant un moment, peut-être dix minutes ou une heure, puis finalement il se redresse sur mon torse et plonge son regard pétillant dans le mien. Il est beau, pensé-je en haletant un peu.
« Bonne nuit Tom.
Je souris. Quel gamin quand même !
« Toi aussi...
Je ponctue ma phrase d'un léger smack qui se transforme naturellement en vrai baiser, puis il se place tout contre mon flanc et on s'endort calmement.


*~*~*



La première chose que je perçois est la chaleur d'un corps contre le mien, une chaleur douce et attrayante. Je me presse contre le corps en question, les yeux mi-clos, et l'entoure des mes bras. Mon torse est contre son dos, et je pousse mon nez dans la nuque de Bill. Après les baisers on n'a rien fait à part dormir. J'crois qu'il en avait grandement besoin.
J'embrasse doucement sa nuque tout en caressant lentement son ventre, que je sens s'agiter calmement sous sa respiration endormie. Il est adorable quand il dort. J'comprends pas que ce salaud ait pu violer un p'tit bout d'ange comme ça. J'comprends pas qu'on puisse violer, de toute façon.
Il gigote, gémit mollement. Je souffle doucement sur sa nuque, et continue de l'embrasser doucement. Sa peau sent le caramel et a la saveur du chocolat. Un mélange plus qu'appétissant. Je remonte mes jambes contre les siennes, me plaçant un peu en chien-de-fusil, comme lui.
J'insinue mes mains sous son pull et caresse sa peau chaude. Une de ses mains se superpose aux miennes, par-dessus le tissu. Je suce légèrement la peau de sa nuque, et finis par remonter dans ses cheveux.
« Bonjour...
- 'jour...
Oh, il est pas très bien réveillé encore !
« 'core...
Je souris, et reprend mes câlineries. Il est pas farouche au réveil... Il gigote légèrement, expose un côté de son cou. Je descends dessus, délaissant momentanément sa nuque, déposant petits baisers et coups de langues gentils sur la peau chaude sa gorge. Il soupire et relève la tête. Je m'étire pour poser mes lèvres sur sa pomme d'Adam. Il se trémousse, je crois que mon souffle le chatouille. Ça m'amuse alors je souffle sur sa peau humide de ma langue, suscitant une légère chair de poule.
J'aime bien le goût de sa peau, et sa passivité consentante. Il se contente de soupirer doucement, et ça suffit pour comprendre qu'il apprécie. Une de ses mains caresse vaguement mes dreads, je le laisse faire.
Lentement, mes bras agissent pour le retourner vers moi. J'étends mes jambes pour ne pas lui faire mal et continue de l'embrasser doucement. Une fois face à moi, il entoure mon cou d'un bras, et je cesse mes baisers sur sa gorge pour pincer sa mâchoire. Je l'entendrais presque ronronner contre moi. Il est shoow' !
Il tire gentiment ma tête vers le haut grâce à mes dreads et vient doucement poser ses lèvres sur les miennes. Je le laisse entrer et on s'embrasse doucement, je dirais plutôt qu'il m'embrasse et que je me laisse faire.
Il nous allonge sur le lit et s'appuie sur moi. Il est beaucoup moins timide qu'hier, et sa langue câline la mienne avec délicatesse. C'est lent et presque paresseux, on vient de se réveiller et on pense pas forcément au côté sensuel de la chose.
Il se retire doucement et dépose de petits smacks sur ma bouche pendant que je savoure, les yeux fermés. J'me rappelle pas qu'un homme ait prit soin d'moi comme ça depuis longtemps, alors j'en profite tant que j'peux.
« Hum, des réveils comme ça j'en veux bien tous les jours... murmure Bill en nichant sa tête dans mon cou.
- Moi aussi...
Je le sens sourire contre ma peau, et il dépose un baiser sur ma clavicule. En fait il est très câlin.
Soudain, un gros grognement m'interpelle. Je baisse les yeux vers lui, et il se décolle de moi, gêné.
« Hum, euh...
- T'aurais pas faim par hasard ?
Il rougit.
« Si !
Je rigole et il me frappe pour me faire taire.
« Allez, sus au p'tit dèj' !
Il se lève et traverse la chambre comme une flèche. Bon, ben j'crois que j'vais suivre^^


*~*~*



La cuisine, c'est une sorte de bar à l'américaine, équipé de grands tabourets de bar en acier. C'est classe, et pratique. Il est posté devant, et tripatouille je n'sais pas sur la plateforme en bois.
J'entoure sa taille de mes bras et il tourne la tête vers moi.
« Thé, café ? Chocolat ?
- Café, mais pas un truc comme le tien s'il te plaît.
- Qu'est-c'qu'il a mon café ?
- Rien, à part la propriété miraculeuse de m'faire des trous dans l'estomac.
Il me tire la langue et mets en route la cafetière.
« Tiens, Monsieur-j'm'incruste-chez-les-gens-pour-bouffer-chez-eux-et-critiquer-leur-café, dans l'placard là y a des gâteaux et autres conneries, vas donc les chercher !
- Oui chef, dis-je en lui donnant un léger coup de reins.
- Hey !!
Je l'embrasse sur le nez, et m'enfuis vers les placards. En les ouvrant, je fronce les sourcils, songeur. Il est plus libre mais toujours pas rassuré ; sa main s'est accrochée au plan de travail si vivement que ses jointures ont pâli.
Je trouve les brioches et confitures, et les apporte sur le plan de travail. Il m'a déjà servi, et je regarde suspicieusement ma tasse remplie de café.
« T'inquiète pas, c'est bien du jus de chaussettes !
Il me sourit, assis en haut d'un tabouret de bar, et accoudé au plan de travail. Il est beau.
Bref.
J'pose tout mon barda et grimpe sur mon tabouret. Il sort un couteau d'un tiroir près de lui, ainsi que des cuillères, et commence à découper la brioche.
On mange tranquillement, on rit un peu. J'me sens bien, et j'crois qu'lui aussi.


*~*~*



On est sur le canapé, j'crois qu'on va pas sortir beaucoup aujourd'hui XD
Aujourd'hui...
« Hey, Bill...
Il se tourne vers moi.
« Tu sais qu'aujourd'hui ça fait 6 mois exactement qu'on s'connaît ?
Si on peut appeler ça « connaître »...
Il me sourit.
« Je n'savais pas que tu avais compté.
Je reste silencieux.
Il sourit encore plus, malicieux, et se rapproche de moi.
« Ça mérite quelque chose de spécial, non ?
J'hausse un sourcil ironique, et il me répond de même.
« Comme... ?
- Comme un p'tit bisou par exemple, finit-il avant de s'emparer de ma bouche.
Merde, ce mec perd vite ses inhibitions ! Il se serre contre moi, m'embrasse profondément, langoureusement. J'crois qu'j'ai jamais autant aimé avoir un client.
Sa langue a un goût de café et de confiture d'abricot, c'est étrange, à la fois amer à sucré, fruité et marbré...
Je le serre contre moi, glisse mes mains sur l'arrière de ses cuisses, sur cette partie où la cuisse change de nom pour devenir la fesse, cet endroit si sensible. Je les entoure de mes bras et loge mes mains dans la chaleur brûlante de son entrecuisse, sans toucher son intimité.
Il frissonne quand je le touche et se retire brusquement, se redressant. Je décolle mes lèvres des siennes, et dépose de légers smacks dessus. Mes yeux mi-clos se fixent aux siens, entièrement ouverts.
« Rien de plus que ce que tu autorises, je murmure entre plusieurs smacks. Rien d'autre...
- Rien ?
Je pose un smack plus appuyé sur ses lèvres sans le lâcher du regard.
« Rien, assuré-je d'une voix douce.
Il cille, et revient doucement demander mes lèvres. Je ferme les yeux alors même que lui les garde ouverts. C'est étrange mais je le comprends. Je vais peut-être trop vite pour lui, je n'sais pas où sont ses limites en fait. Il semble si libre lorsqu'il m'embrasse, et après il redevient timide et apeuré. C'est déroutant.
Il se replace lentement sur mon torse, moi je reste immobile et continue simplement de l'embrasser avec toute la douceur dont je suis capable. Ses mains passent agréablement sur mes épaules pour s'enrouler autour de mon cou. Je savoure les petits bruits mouillés de nos baisers qui rythment notre échange. Il se détend sur moi et appuie son ventre au mien. C'est comme un signal, et je commence à faire bouger calmement mes pouces sur sa chair. Ses mains se crispent autour de mon cou et je l'embrasse plus intensément pour lui faire oublier sa gêne. Il répond avec hésitation puis se laisse emporter et soupire gentiment.
Je remonte alors une de mes mains sur sa tête et l'emmêle à ses cheveux, entamant un nouveau baiser, plus doux, plus lent. On s'embrasse comme ça un moment, nos muscles se caressent langoureusement et je m'éclate avec son piercing.
Son poids m'enfonce dans le canapé, ses baisers se font peu à peu exigeants et plus vicieux, plus sexuels. Il recherche le plaisir, et il le crée dans ma bouche. Moi j'dis pas non, bien au contraire. Je commence de lents mouvements du bassin, me frottant contre son ventre. Il gémit et halète, cessant de m'embrasser. Son front se pose sur mes lèvres, et j'embrasse ses tempes doucement. Ma main glissée entre ses cuisses taquine astucieusement la chair si tendre de l'endroit, et je l'entends soupirer.
J'embrasse sa tempe lentement et fait glisser ma seconde main le long de son dos, jusqu'à l'arrière de sa cuisse. Il frémit tout le long de ma caresse, et resserre ses doigts autour de mon cou. Un petit couinement incertain lui échappe lorsque ma main glisse au même endroit que l'autre, sur la seconde cuisse. C'est chaud et la peau est douce sur mes doigts... Un réel délice.
Je lèche doucement son front, les quelques perles de sueur qui commencent à naître. Il a peur.
« T'inquiète pas Bill, je ferais rien si tu veux pas, tu me dis de m'arrêter, et j'arrête.
Ce disant, je recommence doucement mon attouchement, de mes deux mains cette fois-ci. Il tremble et chouine légèrement ; son front se crispe sous mes lèvres.
« Bill, je murmure à son oreille, dis-moi c'que ça t'fait...
Il gémit et cache son visage dans mon cou. Je dépose un baiser dans ses cheveux.
« Dis-moi si ça t'fait du bien Bill... Dis-moi si t'as des frissons, si ça te donne chaud et si tu sens ton ventre se tordre quand j'le fais...
- Tom...
Ce n'est qu'un petit couinement, mais ça me rend immensément fier. J'accentue mes caresses, mettant à contribution mes index et majeurs.
« J'suis là Bill...
- Tom, Tom !
Je frotte mon nez à son crâne.
« Dis-moi Bill...
- Nan... souffle-t-il rapidement.
- Pourquoi ?
- C'est...
- ... gênant ? je finis à sa place.
Il ne répond pas, mais je sais que c'est ce qu'il pense.
« Pourquoi ? Pourquoi tu as honte de me dire si tu as envie de m'embrasser, si tu veux que mes mains remontent plus haut ?
Il chouine encore et mord légèrement mon cou.
« J'peux te dire c'que ça m'fait moi Bill...
Je donne un petit coup de bassin pour le remonter sur moi, et place ma bouche près de son oreille. Comme un secret, quelque chose que seul lui a le droit d'entendre. C'est peut-être pas faux.
« J'peux te dire sans honte que ça m'donne envie de t'embrasser, et de te toucher plus fort, parce que t'es magnifique quand tu prends du plaisir, lorsque tes muscles se contractent et que tes cuisses frémissent, et que j'ai envie de te rendre encore plus magnifique... J'ai envie de connaître ton corps et de l'apprendre par c½ur, pour te rendre magnifique au moindre toucher...
Je susurre ça d'une traite à son oreille, les yeux fermés et le c½ur au bord des lèvres.
« Y a pas de honte à admettre ce que ton corps...
Je colle son ventre au mien et ondule doucement du bassin.
« ... avoue de lui-même.
Il gémit plus brusquement et je le sens inspirer brutalement contre ma peau. Gott, ce mec est si sexy... !
« Tom !
Je reproduis mon ondulation, lentement. Je ne veux pas le brusquer, juste lui faire accepter son plaisir.
« Bill, dis-moi... J'peux pas faire si je n'sais pas.
- Je... Hn !
Il relève la tête et me regarde fiévreusement. Ses paupières recouvrent à moitié ses jolis yeux marrons, et ses joues sont rougies.
« C'est bon... Tu m'fais tell'ment d'bien Tom, chuchote-t-il plaintivement. Tes... tes mains...
Il replonge sa tête dans mon cou.
« ... elles sont chaudes, et... hm, touche-moi encore...
Je me plie à sa demande avec complaisance, remontant sur le tissu du boxer, m'aventurant à frôler la chair cachée par le vêtement. Il gémit et se cambre, pressant son bassin contre le mien.
C'est à mon tour de gémir, un son bref et étranglé.
« Bill... soufflé-je voluptueusement.
- Est-c'que c'est toujours aussi bon ? murmure-t-il fiévreusement dans mon cou. Est-c'que c'est parc'que tu es un homme ?
Je pousse mon nez dans son oreille.
« Non, pas toujours... chuchoté-je.
Je me retiens de lui dire que je me sens sale après chacun de mes clients, qu'ils me donnent envie de vomir. Lui ne doit connaître que le plaisir et la chaleur que donne l'excitation provoquée par un partenaire attentif.
« Alors pourquoi ? Parc'que c'est toi ? Hum, Tom, ah !
Il tressaille plus violemment et se redresse d'un seul lorsque mes doigts caressent légèrement la couture de son sous-vêtement sur son entrejambes. L'expression extatique qui orne son visage est merveilleuse.
« Tom...
Je souris.
« Encore... murmure-t-il.
Je répète mon geste, modulant la pression de mes doigts.
D'abord ses mains se resserrent sur mon pull, griffant légèrement mon torse, puis il se mord la lèvre et gémit plaintivement, d'un son tout aigu et tout mimi. Son bassin se tortille sur le mien et m'excite. Je peux sentir son érection naissante contre mes hanches. Il gémit encore et remonte sa tête pour s'accrocher passionnément à ma bouche, sa langue s'enroulant autour de la mienne avec envie et ses lèvres suçant son muscle avec malice.
Il commence de lui-même à onduler sur moi, frottant nos aines ensemble.
« Bill, je murmure en décollant mes lèvres des siennes. Bill, attends...
- Tom, s'il te plaît, touche-moi...
- Pour ça il faut que tu enlève ton boxer, Bill... haleté-je en contemplant son doux visage enflammé.
- Fais-le... soupire-t-il tortillant son bassin sur le mien. Fais-le... Touche-moi Tom, touche-moi partout, où tu veux...
Il écarte les jambes, de manière à entourer les miennes avec ses cuisses. Curieux, mes doigts reprennent leur découverte, explorant ce corps chaud et frémissant sous mon toucher. Il soupire doucement et ferme complètement les yeux, la tête levée vers le ciel.
« C'est tellement bon là où tu m'effleure... Encore...
Je me redresse pour sucer et lécher son cou, sa gorge palpitante. Son c½ur bat vite, je le sens tambouriner contre ma propre poitrine.
« Han, Tom...
Un frémissement agite son ventre et il appuie sur mes doigts, avide de contact. Doucement, je glisse mes mains dans les jambes de son boxer, et caresse du bout des doigts l'intérieur si sensible de ses cuisses. Il gémit carrément et ce doux son fait trembler sa gorge contre mes lèvres. Une de ses mains vient s'enrouler dans ma nuque pour accentuer le contact de ma bouche, et il débute un lent mouvement de va-et-vient. Nos bassins se frictionnent langoureusement, et je sens mon corps s'enflammer. Mes mains remontent sur ses fesses au travers de son boxer, en profitant pour savourer un peu. Il soupire dans notre baiser et tord vicieusement sa langue dans ma bouche, me faisant gémir de plaisir. Ce mec sait parfaitement c'qu'il fait, il devait pas jouer au moine avant son accident...
Mes doigts s'accrochent à la lisière de son sous-vêtement et l'incitent lentement à descendre, découvrant peu à peu la chair ferme des jolies fesses de Bill. Mes ongles frôlent parfois sa peau, le faisant frémir. Il dégage sa tête d'un coup et je plonge aussitôt dans sa gorge, suçant et lapant la peau comme un petit chat. Il renâcle et sa main vient appuyer sur ma nuque pour intensifier le contact. Je commence alors un magnifique suçon sur sa peau vierge, une petite marque qui tourne bien vite au violacé et qui lui tire quelques gémissements érotiques. J'ose même pas imaginer ce que ça sera quand on ira plus loin. Je doute fortement de pouvoir me retenir s'il gémit de cette manière.
Je remonte vers sa mâchoire en suçant sa peau et l'embrasse au moment où son boxer descend sur ses cuisses. Il gémit et se cambre, ses jambes s'ouvrant un peu plus. Il s'accroche à mes dreads et à mes épaules ; il se laisse aller et j'aime ça.
Doucement, je me redresse, le faisant s'asseoir bizarrement sur mes cuisses. Ça sera plus pratique pour la suite. Il se retrouve à califourchon sur mes jambes, les genoux de chaque côté de mon corps. Il continue de se frotter doucement à moi en m'embrassant langoureusement, et gémit parfois dans ma bouche. C'est trop bon.
Mes mains s'aventurent sous son corps, cajolant la peau fine et sensible de l'endroit. Il se décroche soudain de ma bouche en poussant un « Ah ! » assez bruyant, et me regarde, les yeux écarquillés. Puis il commence à se tortiller, cherchant plus de contact avec mes mains.
« Tom, Tom, Tom...
- Qu'est-c'que tu veux Bill ?
- Han merde touche-moi, tes mains Tom, tes maiiinns...
Je souris et commence à sucer la peau de son torse découverte par l'encolure de son pull, taquin.
« Vraiment ?
- Oui... ! Tom s'il, te plaît !
Je retire rapidement mes mains de ses cuisses et étouffe sa protestation d'un baiser violent. Mes mains passent sur son ventre et l'y caressent doucement. Je l'embrasse doucement, le faisant languir. Il se tortille sur moi avec envie, et j'avoue que j'aime bien le voir comme ça. Il me regarde de haut entre ses longs cils, les yeux mi-clos et les joues rosies. Il est magnifique.
Je remonte mes mains le long de ses côtes, soulevant légèrement son pull. Je lui souris gentiment et incite ses bras à se lever. Il semble comprendre et obéit silencieusement, me fixant de son regard brûlant alors que je commence à m'approprier son torse.
Ses mains viennent doucement cajoler mon cuir-chevelu, et m'appuyer contre lui. J'imagine notre position, moi habillé lui nu, à califourchon sur mes cuisses, appuyant ma bouche sur sa peau en me couvant du regard. C'est à la fois apaisant et excitant. Je n'sais pas à quelle tendance céder, alors je ferme les yeux et redescends mes mains dans son dos.
Il soupire doucement mon nom. C'est un son doux, qui résonne agréablement à mon oreille. Je fais passer mes mains sur le devant de son corps, en même temps que mes dents s'emparent d'un petit bouton de chair durci. Il gémit et halète doucement, m'encourageant à continuer mes câlineries. J'infiltre mes doigts dans son entrecuisse, qu'il expose aimablement.
« Ah !
Doucement mes mains caressent cet endroit si minuscule, la jonction entre l'intérieur des cuisses et le bas-ventre, et il se tortille contre moi. Je sens son érection durcir contre mon abdomen. Il m'excite épouvantablement, à se frotter contre moi en gémissant, et le boxer qu'il m'a prêté se fait gênant. C'est terrible comme il est... hot.
D'un seul coup il attrape ma tête et la remonte pour me fourrer sa langue dans la bouche. J'enroule un de mes bras autour de son cou et l'attire à moi. Il laisse glisser son bras dans mon dos et se sert de l'autre pour nous soutenir sur le canapé. J'ai l'impression d'être... une femme, et... c'est étrange. Il est passif mais sait exactement quoi faire. Il s'attaque doucement à mon cou, et j'oublie un instant que c'est moi qui doit agir.
Il mordille mon nez et caresse mes joues avec ses lèvres.
« T'es beau, souffle-t-il en me regardant dans les yeux.
Dans sa voix chargée de désir, j'entends plutôt un « t'es sexy » mais je rougis tout de même.
« Merci.
Il vient doucement lécher mes lèvres, jouant délicieusement avec mon piercing. Je ferme les yeux et me laisse faire sagement. Je sens son ventre contre le mien, chaud et tendu, et sa bouche humide qui joue avec la mienne comme si elles s'étaient toujours connues. J'enfouis mes mains dans ses cheveux, l'attirant davantage à moi.
Il s'allonge lentement sur moi, me repoussant sur le canapé. Ses avant-bras, de chaque côté de ma tête, le soutiennent alors que sa délicieuse voix rauque me souffle à l'oreille, entre deux mordillements, que je suis trop habillé au goût de mon brun. Je souris et lui murmure à mon tour que ça ne tient qu'à lui. Il descend alors une myriade de baisers sur ma nuque, tirant sur mon encolure pour atteindre mes clavicules et y sucer un bout de peau. J'ondule lentement sur lui, des papillons de plaisir électriques naissent dans mon ventre et se combinent à la chaleur qu'il me transmet depuis tout à l'heure.
Une de ses mains s'immisce dans mon pull pour flatter lentement mes côtes. Il a les mains légèrement froides, et le contraste me fait sursauter. Il s'excuse d'un baiser violent, puis fait jouer son index sur mon téton qui réagit rapidement. Il apprend vite ! Sa seconde main me fait doucement basculer ma tête en arrière, lui offrant libre-accès à mon cou ; il s'attaque alors à ma pomme d'Adam, la suçant longuement. Je m'accroche à ses épaules et gémit bruyamment. Sa langue et son piercing sont de réels délices, et la petite boule lisse qui contraste avec le râpeux brûlant de sa langue m'enivre.
Je me cambre doucement contre lui lorsqu'il retrace les courbes de mon torse presque plat. Sa main balaye rapidement mon ventre pour remonter mon pull, et son nez va se nicher dans mon nombril. Gott, il doit être d'une souplesse ce gars... Je gémis lorsqu'il se recule pour introduire sa langue dans mon ombilic, rejetant ma tête en arrière. Là où il est, il doit bien sentir qu'il m'excite, j'ai peur de l'effrayer mais là c'est lui qui a l'entier contrôle sur moi, je maîtrise plus rien...
Il mordille les contours de mon nombril tandis que ses deux mains remontent de mes hanches à mes pectoraux, me découvrant lentement de mon pull. Je lève bien gentiment les bras pour l'aider, et il peine un peu au niveau de la tête. Lorsqu'il me libère, son buste s'expose indécemment à mes yeux, et je ne résiste pas à cette exquise tentation. J'enroule mes bras autour de son torse et entreprend un suçon royal dans sa clavicule. Il gémit et griffe délicieusement ma nuque. Je remonte pour l'embrasser langoureusement, suçant son piercing comme un fou. Pendant ce temps, mes mains descendent lentement, traçant de souples arabesques sur sa peau frémissante. Il est réactif au moindre de mes touchers, c'est quelqu'un de très sensuel...
Ses mains déployées plongent dans mon dos, s'infiltrent dans mon caleçon. Il a envie de jouer^^ Il me tripote gentiment, et moi je continue à descendre. Je baisse les yeux quelques instant pour savoir à quoi m'attendre - la dernière fois j'ai pas vraiment maté, y avait bien plus important.
O.O GOTT !! J'vois qu'il est pas fin partout mon brun tout mince, j'en serais presque jaloux. Je me lèche les lèvres.
« Hey, murmure soudain sa voix rauque à mon oreille, j'veux bien qu'tu r'garde mais dans c'cas-là tu touches pas qu'avec les yeux...
Je tourne la tête et le vois qui me fixe, les yeux foncés.
« Tu veux que je te touche ? je demande en caressant la zone juste en dessous de son nombril avec mes pouces.
- Oui...
- Comme ça ?
J'effleure gentiment du bout des doigts toute la longueur de son sexe, le dévorant du regard alors qu'il ferme les yeux extatiquement.
« Oh oui...
- Vraiment ? Ou plutôt comme ça ?
Mon pouce passe doucement sur sa tête, provoquant un coup de bassin de Bill.
« Han... Tom, s'il te plaît...
Soudain plus sérieux, je remonte vers son visage, faisant doucement glisser nos torses l'un contre l'autre. Il a l'air consentant mais je n'veux pas le brusquer, et je sais à quel point il est possible de simuler, même -surtout ?- pendant l'acte sexuel. Je passe ma main dans ses cheveux, dégageant son joli front. Il rouvre les yeux, interrogateur. Je frotte mon nez au sien, de manière apaisante.
« Bill, je murmure doucement, Bill tu es sûr ?
Il me sonde du regard un instant. Je crois qu'il comprend ce que je lui demande. Je veux être sûr à 100% qu'il sait ce qu'il fait, pour qu'il ne regrette pas après. J'suis pas là pour le faire couler encore plus. Il me sourit gentiment et caresse mes pommettes avec ses pouces. Il a un air doux qui le rend sublime.
« Oui, je suis sûr. Avec toi ça va. Toi tu ne me fais que du bien...
Il m'embrasse délicatement après ça, autant pour m'encourager que pour se rassurer je pense. Lorsqu'il me lâche je lui adresse un sourire à la fois pervers et assuré, et me rapproche de ses lèvres. Ses prunelles rivées aux miennes s'agitent très légèrement alors que je plante mes yeux dans les siens. Mes lèvres effleurent sa bouche à chaque lettre articulée.
« Ce soir ce sera notre soir, à toi et moi. Je veux te voir te tordre sous mes mains, gémir de plaisir et demander ma bouche, jusqu'à ce que tu ne penses plus qu'à ça, jusqu'à ce que tu sois plus magnifique que jamais.
Je me rapproche encore de lui, colle presque mes lèvres sur les siennes. Ma voix se fait plus rauque, plus sensuelle alors que mes mains commencent à glisser sur ses cuisses.
« Jusqu'à c'que chacune des cellules de ton corps frémissant transpire de jouissance...
Je dépose un smack sur ses lèvres au moment où le bout de mes doigts effleure la base de son membre.
« Han !
Il ferme les yeux et s'accroche à ma nuque brusquement. Je remonte ma caresse vers la tête de son sexe, mes doigts se baladant mollement, toujours aussi légèrement. Il est chaud, chaud et vivant. Sa peau est toute lisse sous mon toucher, vibrante d'envie et de plaisir. Pour une fois ça ne me dégoûte pas. C'est la première fois que je touche quelqu'un si intimement depuis... depuis je n'sais pas combien d'temps. D'habitude ils me la fourrent directement dans la bouche, que je le veuille ou non.
Mes doigts s'égarent, s'échappent, certains tentant de s'enrouler vaguement autour de Bill, mais toujours aussi délicatement. Aucune pression, juste un effleurement presque aérien. Je souris en sentant ses ongles me griffer légèrement. Il ne cesse de croître sous mes mains, je le sens s'étirer et gonfler progressivement. Mon index entame des serpentines sur sa peau si sensible, sans trop appuyer non plus.
Je veux qu'il monte doucement, qu'il ait le temps de savourer avant de perdre complètement la tête. Qu'il n'oublie pas juste après, en se demandant comment ça fait.
Je l'entends gémir doucement à mes gestes, tandis que je fais descendre ma main la base de son pénis. Je frotte délicatement le bout de mon index entre ses testicules, et il se tortille en soupirant. Je remonte légèrement et enroule toute ma main autour de lui.
« Ah ! Tom !
Il s'ouvre un peu plus, pousse son bassin vers moi.
Je penche un peu la tête pour embrasser son cou et lui murmurer des choses diverses, tantôt apaisantes tantôt plus excitantes. Alors que ma main effectue un lent-mouvement de va-et-vient, je lui souffle que j'aime le toucher comme ça, que ça me donne chaud et que j'ai envie de l'entendre crier d'extase. Il soupire mon nom et donne un petit coup de bassin.
« Qu'est-c'que tu veux, Bill ? je demande en mordillant sa mâchoire. Dis-moi, dis-moi ce que tu veux que j'te fasse...
- Touches-moi... plus fort, halète-t-il.
- Plus fort ?
- Plus vite, plus fort... J'veux... j'veux crier à t'en éclater les tympans, souffle-t-il comme hésitant.
Je l'embrasse violemment et passe mon pouce sur son gland, décrivant un ferme mouvement circulaire. Il se raidit brusquement et pousse des gémissements bien plus qu'érotiques alors qu'il enfonce ses doigts dans mes épaules. Je viens délicatement titiller la petite fente si sensible qui orne sa tête.
« Merde, Tom... !
Je ricane pour moi-même, satisfait, et vais sucer un de ses tétons qui me narguent depuis tout à l'heure. Sa peau a un léger goût de sueur, une salinité légère qui contraste avec la saveur chocolatée de son épiderme. J'entame un mouvement plus sec et plus court, frottant ma paume contre son sexe sur environ la moitié de sa longueur. Il gémit bruyamment et entame un mouvement de bassin exigeant, presque désordonné en fait.
« Bill, soupiré-je contre sa peau. Si tu veux quelque chose dis-le-moi.
Il n'a toujours pas compris ce que je lui demandais, je sais pas quand il tiltera.
« Putain Tom tu l'sais...
- Non, répondis-je honnêtement.
Je n'suis pas dans ses pensées.
« J'veux... plus...
J'accélère mon mouvement, accentuant la pression exercée par ma main, et y ajoute l'autre, qui vient doucement titiller ses bourses et l'intérieur de ses cuisses.
« Oooooh merde merde oh oui putain...
Je m'attarde sur le gland, l'encerclant de mon pouce et le frottant doucement. Bill gémit sur moi, et j'adore ça. Mais soudain je veux plus, moi aussi. Envie de plus de contact, de plus de plaisir. Pour lui. Et moi ? Oui, aussi pour moi.
Je cesse tous mes agissements et me redresse d'un seul coup. Bill ouvre les yeux et proteste vivement.
« Nan, Tom !
- Ssht, je fais avant de l'embrasser. J'ai mieux à te proposer, bien mieux...
Je ponctue ma phrase d'une caresse appuyée sur son sexe et le vois battre des paupières pour ne pas fermer les yeux.
« Mais pour ça faut qu'on aille dans ton lit.
Je le vois se crisper un peu.
« Je ne parle pas de ça.
Il rougit un peu plus et hoche la tête. Il s'apprête à se relever, mais se stoppe, pour me regarder de biais.
« T'es sûr que tu veux pas continuer ? Parce que comment dire, là j'suis pas particulièrement patient, quoi...
Il me désigne son entrejambe tendue, et je me lèche les lèvres. Hum oui, j'vois ça...
« T'inquiète pas, ça en vaut la peine.
Je l'attrape par la main et le fait se relever en l'entraînant vers la chambre. Je pénètre à peine dans sa pièce qu'il me plaque contre le mur pour me rouler la pelle du siècle, et presser ses hanches contre les miennes.
« Tom, finis-moi maintenant...
Je souris et me laisse glisser le long du mur sous son regard interrogateur. Je crois que le lit attendra quelque peu...
Mon sourire s'agrandit et je joue suggestivement avec mon piercing, passant et repassant le bout de ma langue dans le petit anneau. Ses yeux foncent un peu et je vois qu'il comprend. Il se mord la lèvre directement, alors que je ne l'ai même pas touché. Il se penche et plaque ses mains contre le mur, bien campé sur ses jambes. T'en auras besoin, mon beau...
J'agrippe ses hanches et les bloque, sans le lâcher du regard. Je veux qu'il en ait envie, qu'il le désire jusqu'à me le dire. Qu'il se lâche totalement. Je viens nicher mon visage tout contre son ventre, adorable – comme un ventre de fille mince mais pas maigre, vous savez, avec le petit bedon au milieu, tout mignon... Je respire son odeur et sors un petit bout de langue pour venir caresser le creux de sa hanche alors que mes doigts flattent les petites rondeurs qui s'y trouvent. Ce mec est physiquement parfait. Mentalement je sais pas, mais physiquement y a rien à redire.
Sa respiration est rapide et son abdomen s'agite sous ma joue, je souris et commence à m'occuper du creux de sa hanche gauche, le suçant et le mordant sensuellement. Il gémit faiblement. Les petits muscles de son ventre se contractent au rythme de mes petits câlins. Je dévie lentement vers sa hanche droite, titillant le nombril doucement. J'y enfonce ma langue, mimant l'acte avec sensualité, humidifiant ce petit creux adorable. Il gémit et son ventre se raidit sous mon toucher, il murmure deux ou trois fois mon prénom.
Normalement, mes clients ne le connaissent pas ; pour eux je m'appelle Devilish.
Je mordille délicatement le contour de son nombril puis l'abandonne, remontant lentement le long de ses côtés, parsemant son corps fin de baisers mordilleurs ou suçeurs. Je veux qu'il le désire, qu'il sente le plaisir jusque dans ses orteils. Cette fois avec moi, il ne devra jamais l'oublier.
Je m'attarde sur un de ses tétons, le léchant et le mordillant de nouveau avec malice, tandis que mes mains flattent ses hanches. Il respire vite, mais quand je plonge mon regard dans le sien je peux dire qu'il ne comprend pas tout, voir même pas grand-chose.
« Tom... ?
J'embrasse ses lèvres, les mordille. Il ouvre la bouche mais je m'écarte.
« Si tu te sens perdre pied, tu peux t'accrocher à moi...
- A toi ?
Il fronce les sourcils interrogativement. Il n'a pas l'air de comprendre, aucune fille ne lui a jamais fait ou quoi ? Ou alors le fait que je sois un homme change sa considération de ce qui faisable et ne l'est pas ? Je vais lui apprendre qu'en matière de sexe, tout est possible...
« A moi... A mes épaules, à ma nuque, tout ce que tu veux.
Il me sourit légèrement et se penche pour m'embrasser doucement, un léger contact lèvres contre lèvres qui me fait fermer les yeux.
« D'accord, murmure-t-il à mon oreille. D'accord mais... fais-le.
Je souris, fier de moi. Il l'a demandé.
Je dépose de petits baisers coquins sur son épaule droite, mordillant sa peau et la suçant, jouant de ma langue dessus. Je descends peu à peu, évite volontairement le téton et câline ses petits abdos avec ma main. J'arrive finalement à mon but, et je souffle tranquillement sur son tatouage, l'observant un peu. On n'est pas pressé... Son étoile est multiple en fait, puisque le motif représente plusieurs étoiles, tantôt noires tantôt blanches, s'encastrant les une dans les unes. C'est sublime, et il a dû souffrir à mort pour l'avoir. J'embrasse doucement les traits d'encre marquant sa peau, retraçant les lignes de chaque étoile avec mes lèvres. Il gémit doucement et se tortille, visiblement impatient. Pourtant je sais qu'il ne veut pas aller trop vite, preuve en a été sa crispation lorsque j'ai parlé de son lit. Il a peur que je le pénètre, et c'est normal. Ayant achevé mon parcours, je m'éloigne et souffle sensuellement sur la peau hypersensible. Il halète et je vois sa peau se hérisser de chair de poule.
« Tom...
Je souris et retrace le symbole noirci avec ma langue, cette fois-ci. Il soupire lentement, moi je suis fier de moi. L'apaiser en même temps que l'exciter ( parce que bander comme ça c'est prouver qu'on est bien excité, déjà ) c'est pas mal j'trouve^^ Parvenu à la fin de son tatouage, je laisse glisser ma langue sur la ligne de son aine, suivant ce chemin qui m'amène naturellement à son bas-ventre, à son sexe dressé.
Mes mains redescendent et glissent sur l'extérieur de ses cuisses pour se faufiler à l'intérieur, taquines et audacieuses. Doucement, j'enroule mon index et mon majeur autour de la base de son pénis, lui tirant un hoquet surpris suivit d'un gémissement désireux. J'entame un lent et ferme va-et-vient. Il gémit doucement et soupire. Ma main remonte et descend lentement, en un rythme régulier et qui deviendra vite frustrant. Je relève la tête, et le regarde. Il se mord la lèvre et me fixe de ses yeux mi-clos, ses pupilles charbonneuses totalement noires. Il est un peu rouge, et cette vision terriblement sexy me fait comme un coup de poing en plein ventre. J'accélère un peu, effectuant des mouvements plus secs, m'arrêtant toujours avant le gland avant de revenir vers la base de son sexe.
« Han, Tom...
Je souris mentalement, le voir et l'entendre gémir mon prénom est génial
« Tom, s'il te plaît...
- Hm ?
Il ouvre la bouche pour haleter, son piercing brilla brièvement.
Ow.
Non Tom, ne pas penser à ce que tu viens de penser.
Je secoue la tête rapidement, avant de me reconcentrer sur les yeux de Bill.
« Suce-moi, soupire-t-il doucement.
En même temps il presse son bassin vers moi, effleurant mon menton. Ma main continue ses mouvements sur sa verge, je ralentis peu à peu, lui envoyant un regard plus que sexuel. Ça fait bizarre de me dire que je vais lui faire la fellation de sa vie, et de sentir que ça ne me dégoûte pas. Ça aurait même tendance à m'exciter.
Je me cale dos au mur et approche ses hanches de moi. Je commence par souffler sur le bout, tout doucement. Je l'entends haleter au-dessus de moi, et je sais qu'il me regarde. Chez un homme, l'excitation vient principalement de la vue. Et voir son sexe disparaître dans la bouche brûlante et étroite de quelqu'un, croyez-moi c'est peut-être ce qu'il y a de plus bandant au monde - après coucher avec cette personne, bien sûr.
Je me penche un peu pour dévorer de petits baisers mouillés son bas-ventre, tout près de son pénis. Ma joue frôle parfois son sexe alors que ma langue trace de petites serpentines sur sa peau et qu'il gémit. Il se tortille un peu et geint, quémandant ma bouche sur son sexe. Je souris et colle ma bouche entrouverte à son sexe, la remontant sur toute sa longueur en appliquant soigneusement ma langue dessus. Il pousse un petit cri et se cambre. Arrivé au gland je redescends, déposant des baisers papillons sur son sexe. Ça fait longtemps que je n'ai pas fait ça, je l'évite à tout prix maintenant. Je ferme les yeux pour me concentrer, et puis aussi pour savourer j'avoue. Bill gémit bruyamment au-dessus de moi, ses cuisses tremblent. Une de mes mains vient caresser ses bourses alors que l'autre le tient toujours en place contre ma bouche.
« Aaah...
Vicieusement, j'essaie d'enrouler ma langue autour de la base de son membre, le faisant couiner et haleter.
« Tom...
Je souris et remonte ma langue, la frottant contre sa peau.
« Ow merde, Tom...
Je parcours la totalité de son membre, plusieurs fois. Je sais que c'est frustrant mais délicieux, surtout que je n'accorde aucune attention à son gland, qui en aurait pourtant bien besoin. Mes mains caressent l'intérieur de ses cuisses, là où c'est brûlant et fragile, de manière à accentuer son plaisir. Je joue encore un petit moment comme ça, me régalant de ses soupirs et de ses gémissements, de sa voix rauque qui se coupe. Puis je m'éloigne et souffle sur son gland, laissant percevoir la présence de mes lèvres non loin, mais pas encore...
« Tom, s'teu plaîîît...
J'obéis à sa demande, et englobe le gland de mes lèvres, commençant à téter comme un biberon. Il se cambre et pousse un « ah !! » puissant. Sa main vient automatiquement s'accrocher à mes dreads, tendit qu'une litanie de petit « aaah » s'enfuit de sa gorge. Mes lèvres descendent lentement sur son sexe, l'enfonçant dans ma bouche chaude.
« Trop bon putain, haan...
Arrivé à la moitié je remonte, laissant ma langue cette fois-ci participer au mouvement. Il gémit plus fort et commence à onduler du bassin régulièrement. Je retire entièrement son sexe de ma bouche et sors un petit bout de langue pour caresser le gland. Il hoquette et resserre sa main dans mes dreads, murmurant des « encore » plus soufflés qu'articulés. Le bout de ma langue vient jouer sur la minuscule fente, se frottant dessus comme si mon muscle voulait y pénétrer.
Bill couine fortement et rend ses mouvements un peu plus secs, le plaisir monte et il commence à perdre sa lucidité. Bientôt il ne pensera plus qu'à ma bouche sur lui qui le sucera fortement et à ma langue brûlante qui s'enroulera autour de lui comme un serpent. Je replace ma bouche sur son gland durcit et le tète de nouveau, creusant mes joues.
« Ow merde oui, Tomi encore...
D'un seul coup j'avale la totalité de son membre dans ma bouche, lui arrachant un cri éclatant. J'instaure un mouvement rapide, serrant mes lèvres autour de lui. Il gémit et cri sous ma bouche, mes lèvres. Ses gémissements son excitants, j'aimerais voir son visage se crisper et se déformer par le plaisir, mais je suis légèrement occupé^^
J'ajoute une de mes mains, l'enroulant autour de son membre fermement et effectuant un sec mouvement de va-et-vient sur la partie basse de son membre alors que me bouche décrit de lents allers-retours sur tout le reste de son sexe. Il se cambre dans ma bouche et ondule davantage contre moi, se tortillant frénétiquement. J'essaie de bloquer le mouvement de ses hanches avec mon autre main, enfonçant mon pouce dans sa chair jusqu'à parvenir à l'immobiliser un minimum. Sa main appuie alors un peu sur ma tête, je sens qu'il veut me diriger. Je le laisse faire, et il me guide progressivement dans la cadence qu'il souhaite. Je lèche son sexe et le suce alors qu'il oriente doucement la vitesse de mon mouvement. Il n'est pas brutal alors je le laisse faire, en plus il ne se pousse pas trop loin dans ma bouche.
Il gémit au-dessus de moi, murmure des jurons, des mots dénués de sens, des « Tom... » et des « oh oui » sans cesse. Lorsque je frotte doucement mon piercing sur son gland, il se cambre et cri presque, articule un « Tom !! » suraigu. Je commence un rythme rapide, ses ongles griffent un peu mon crâne. Il gémit sourdement, comme fatigué, mais je sais qu'en fait il est à bout. Je me retire alors jusqu'à ne garder que son gland en bouche et je le masse de ma langue, insistant sur la fente, m'enroulant autour de cette protubérance, la tétant, la léchant. Il tremble et creuse les reins, avide de plaisir, au bord de la jouissance.
« Tom, Tom, Tom, Toom...
Un bruit au-dessus de moi m'indique qu'il frotte sa tête contre le mur, peut-être à la recherche d'un semblant de fraîcheur. Je mordille délicatement la zone sensible juste sous son gland, et il cri presque alors que sa main agit pour me reculer. Une saveur amère se répand dans ma bouche. Il est à bout. Ignorant la pression exercée par sa main, je fais rapidement glisser ma bouche sur tout son membre en un mouvement vif qui s'accélère, alors que mes mains viennent masser ses bourses.
« AaaAAAh !!!
Je place mon pouce juste derrière ses testicules, sur son périnée, et appuie fermement, l'empêchant d'éjaculer.
Il jouit bruyamment, s'accroche à ma nuque en enfonçant ses ongles dans ma peau et cri. Sa voix est superbe lorsqu'elle se voile de plaisir.
Je suçote lentement son membre, presque paresseux. La voix de Bill se transforme en geignement extatique, il savoure de tout son corps. Sûrement même dans ses orteils. Le rauque de sa voix envoie quelque chose dans ma colonne vertébrale, qui me procure un frisson chaud et qui fait brûler mon ventre d'une boule rayonnante.
Je souris, satisfait. Mes lèvres continuent leur lent mouvement sur son sexe tendu, qui durcit un peu plus. Lorsque je sens qu'il n'en peut plus, j'ôte mon pouce et il se libère dans ma bouche avec un autre cri en se cambrant. Je tète doucement son pénis, il se dégonfle progressivement contre ma langue. Lorsqu'il est complètement vide, je laisse partir ma tête en arrière en une dernière caresse pour le retirer de ma bouche et j'avale le fluide amer, j'aime pas tellement ça mais je me vois mal le recracher sur la jolie moquette marron.
« Naaaaan, geint Bill, tout froid...
Il gigote et ramène son sexe vers ma bouche. Je ris et lève les yeux vers lui.
Je souris en le voyant, la joue écrasée contre le mur, les yeux clos, la bouche ouverte pour respirer. Sa main dans ma nuque ne bouge plus, juste posée. Son poing dépasse derrière sa tête, appuyé au mur. Il a transpiré, ses cheveux sont tout plats et collent à son front. Je me redresse doucement, sans lâcher ses hanches, et me glisse entre lui et le mur pour déposer un chaste baiser sur sa bouche. Je niche ensuite mon visage dans son cou et respire son odeur. La transpiration a déposé un parfum de sel sur sa peau, je le recueille délicatement du bout de la langue.
Bill soupire et se colle contre moi. Je le prends dans mes bras et le serre gentiment contre ma poitrine. Je dois d'ailleurs avouer que, même si je suis moi-même très chaud, son corps à lui est bouillant.
« Tom...
Je ronronne doucement contre lui. Sa main dans ma nuque descend pour s'enrouler autour de ma taille. Il appuie sa tête sur la mienne, fatigué.
« Ça va ? je lui murmure doucement.
- Oui... C'était génial, souffle-t-il. Génial.
- Merci.
- Ow, de rien, rit-il faiblement. C'est plutôt à moi de te remercier.
Je souris un peu, et ferme les yeux. Son corps refroidit un peu, progressivement. Il me coince entre lui et le mur, mais à vrai dire c'est pas déplaisant.
Je sens ses lèvres happer les miennes pour un baiser lent et langoureux.
« Merci.
Il fait se toucher nos joues, et souffle dans mon cou.
Je passe mes bras autour de sa taille et le décolle doucement du mur.
« Gnaaaaaaaaaaaan Toooooooooooooom...
Je ris un peu devant son attitude.
« J'veux juste t'amener sur le lit, Bill. Tu pourras mieux te reposer.
- Hum...
Je l''amène doucement jusqu'à son lit en tirant sur mes bras. Il se laisse guider, les yeux fermés, s'appuyant sur moi. Je l'ai vraiment vidé. On arrive sur le lit, je m'assois au bord et commence à l'installer. Il me sourit puis se dégage de mes mains, et s'installe à califourchon sur moi. Hum, vue & position intéressantes. Il noue ses mains autour de mon cou de manière sensuelle en me regardant dans les yeux, et vient m'embrasser. Je place mes mains sur les côtés de ses reins. Son corps est encore chaud, mais c'est normal.
Il bouge un peu sur mes cuisses, et malgré moi ça envoie une décharge électrique dans ma virilité, déjà bien éveillé. Je gémis sourdement et le repousse un peu. Il me sourit encore et m'incite à m'allonger sur le lit. J'obtempère, le sentant se coucher sur moi délicatement. Ses mains douces toujours dans ma nuque cajolent ma région cervicale. Il me sourit encore - à croire qu'on vient de lui vendre un lot de sourires - et m'embrasse doucement. Ses mouvements sont lents, il est fatigué. On se sépare et je câline ses reins d'une main, l'autre sous ma tête. Il a niché son visage dans mon cou et souffle sur ma peau. Je sens sa respiration se calmer progressivement. On ne parle pas. Ma main décrit des allers et retour des ses omoplates à ses fesses, la pulpe de mes doigts effleurant sa peau douce en de légères caresses.
« Ca va ? je demande au bout d'un moment.
- Mouii...
- T'endors pas^^
En fait ça me gênerait pas, j'me sens bien là, mais si on dort maintenant, est-ce qu'on recommencera demain ?
« Nan... J'me demandais... si tout étais aussi bon avec toi.
- Tout ?
- Oui. Tout, soupire-t-il en embrassant mon épaule.
Tout. Je descends ma main sur ses hanches, pensivement. Tout. Comment je vais faire ? J'veux pas lui faire mal, il le supporterait pas. Il croit que tout est bon avec moi... Je réprime un ricanement amer. Si tu savais comme je suis sale, Bill... Des centaines de mecs me sont passé dessus comme des trains, parfois plusieurs en même temps, et toi tu es traumatisé par un seul homme, qui n'a franchi les limites de l'horreur. Un seul, contre des centaines. Toi contre les autres. Tu aurais dû gagner haut la main. Mais il t'a brisé. Et tu me demandes de te réparer, moi ? Moi qui vend ma queue et ma bouche pour des billets, jour après jour ?
Mon bras retombe sur le lit.
« Bill, Bill écoute-moi.
- Oui ?
Il se redresse légèrement, maintenant il s'appuie de ses coudes sur mon torse. Son regard est calme, qu'est-ce que j'suis con. J'aurais jamais dû faire ça.
« Faut qu'je parte.
- Q-Quoi ?
Il cille, surpris. Aussitôt son regard devient tourmenté.
« C'est moi ? C'est... parce que j'ai rien fait ?
Il se pousse un peu sur le côté, et parle vite. Son regard fuit le mien, ses doigts se tordent nerveusement.
« J'peux... je sais pas, j'peux te... te sucer si tu veux, oui, j'peux l'faire, c-
- Bill. C'est pas ça que je voulais dire.
Je me tourne et le plaque contre le matelas. Il me regarde confus. J'embrasse doucement le bout de son nez.
« T'as rien à faire pour moi. C'est pas ça, je répète.
- Alors c'est quoi ?
Il semble déconcerté, et moi je me dis que je suis un vrai connard. J'aurais jamais dû commencer. J'peux pas. Il doit pas coucher avec moi.
« Tu peux pas faire ça avec moi Bill, je lui murmure en remettant une de ses mèches en place d'un geste tendre. Pas avec moi.
- Pourquoi ?
- Parce qu'avec moi c'est... mal.
- Avec toi c'est meilleur que tout c'que j'ai connu, me dit-il franchement.
Gott. Qu'est-c'que j'peux répondre à ça, moi ?
« Mais...
- Non, Tom, s'il te plaît...
Son regard m'implore et sa voix me supplie. Il prend mon poignet dans ses deux mains.
Je me redresse et me dégage sans douceur. J'dois partir.
Faut qu'il comprenne.
« Nan Bill. Tu dois faire ça avec quelqu'un... qui le mérite.
Son regard s'assombrit.
« Alors c'est ça, dit-il avec quelque chose qui ressemble à du reproche.
Je détourne la tête, gêné.
« Oui. C'est ça, comme tu dis.
- Mais moi j'm'en fous, Tom !
- Mais pas moi ! Bill, tu comprends pas ! J'veux pas t'faire mal, mais si j'fais ça j't'en ferais obligatoirement !
- Foutaises.
- T'es vraiment con !! j'hurle en me relevant.
Je suis complètement nu devant lui mais je m'en fous, pourquoi il comprend pas ??
« Des dizaines de mecs me sont passés dessus ! Ils m'ont payé pour baiser avec eux comme on achète un billet de train !! J'suis une putain de PUTE Bill !! Juste une pute, qui s'allonge et qui ferme sa gueule ! Comment tu peux vouloir faire ça avec moi... ?! je finis plus bas.
Presque inaudiblement.
Il me regarde, assis sur le lit. Moi j'ai le souffle court, je... j'me suis débarrassé de ce qui me mine depuis le début, depuis qu'on a commencé à... faire l'amour ?
« Moi j'm'en fous.
Il se lève, magnifique dans sa nudité la plus totale et malgré tout innocent, vient vers moi et me prend la main.
« Regarde-nous, fait-il doucement.
Il me sourit légèrement, mais son regard est infiniment sérieux.
« Une pute et un violé, ça va bien ensemble, non ?
...
« Je...
- Shut !
Il se penche et m'embrasse légèrement pour me faire taire. Ce baiser... à le goût de promesse, de quelque chose de douloureux... mais pourtant si délicieux...
« On f'ra peut-être pas l'amour, c'est vrai, me dit-il tout bas en me fixant de ses si beaux yeux mi-clos. Mais moi j'veux le faire qu'avec toi.
Dans ma tête tout tourne, Bill et ses beaux yeux, les mains immondes de ses mecs, mon dégoût et la douceur dont il fait preuve avec moi depuis le début, la voix de Bill... Merde, je fais quoi ?
« Tu penses trop, me murmure-t-il.
- Oui. Je sais. J'pense trop...
... à toi.
Encore...
Je relève la tête vers lui. Je ne sais pas quoi penser, j'en ai envie, mais le fait de le faire avec lui...
« Bill, tu penses vraiment c'que t'as dit ?
- De quoi, que je veux le faire avec toi ? Oui.
Une de ses mains monte pour venir câliner ma joue. Sa paume est chaude.
« Tu crois que si je n'étais pas sûr je t'aurais laissé me toucher comme ça ? Y a que toi, Tom. Que toi.
Que moi...
Je sens quelque chose se serrer dans mon ventre.
Merde.
Il fallait pas...
Trop tard.
Je le plaque violemment contre moi et l'embrasse tout aussi férocement, le serrant contre moi de toutes mes forces.
Je sais pas ce qu'on fera aujourd'hui, mais on le fera.


*~*~*



Je le repousse lentement vers le lit, de manière à l'allonger puis à me placer dessus. Nos baisers sont devenus doux, presque timides. C'est terrain inconnu pour lui, et moi j'ai peur de mal faire. Je me sens comme un puceau qui va voir sa première fille, plus âgée et expérimentée que lui. Gott. Je sais que je n'ai pas à m'en faire, que... que d'après certaines personnes je baise comme un dieu, mais en fait c'est là que réside tout le problème : lui je veux pas le baiser. Et en plus faut pas que je lui fasse mal.
Comment je vais faire ?
Cette question tourne dans ma tête alors que j'embrase doucement son cou, aspirant gentiment un morceau de peau entre mes lèvres. Il gémit et dégage son cou d'un moment sensuel, ses mains câlinant mes omoplates. Je suis toujours en boxer sur lui qui est nu, je sens sa chaleur sous la mienne, ses jambes qui gigotent un peu, se crispent parfois. Mes mains descendent pour flatter légèrement ses flancs, je redessine ses côtes légèrement affleurantes du bout des doigts. Son torse se soulève calmement. Il est serein, et totalement conscient de ce que l'on fait. Il sait que l'on va sûrement coucher ensemble, et profite de toutes les caresses que je lui dispense pour l'apaiser. Soudain il me fait basculer et se retrouve sur moi. Je le regarde, surprit.
« Ben quoi ? me fait-il avec un sourire angélique. Il faut bien que j'apprenne aussi...
Je souris et glisse mes mains de son torse à son dos, ses reins, ses cuisses. Il soupire et se cambre légèrement, s'appuyant un peu plus sur ses mains placées sur mon torse. Il est beau comme ça, nu, calme et confortable. Je plie mes mains de manière à ce qu'elles épousent les courbes de sa cage thoracique, et remontent lentement en câlinant sa peau de mes pouces. Il soupire et me regarde de ses doux yeux mi-clos, et me sourit légèrement lorsque mes pouces passent sur ses tétons. Il est sensible, et j'aime bien ça. Je réponds enfin à son sourire par une même douce grimace. Mes mains se stoppent une fois redescendues sur ses hanches. Mes yeux lui disent qu'il peut y aller. Qu'il peut me toucher et me faire ce qu'il veut.
Alors, lentement, ses mains se mettent en action. Passant premièrement sur mes épaules, descendant sur mes bras, bifurquant sur ma poitrine une fois parvenu aux coudes. Ses doigts sont fins, doux, légers. Presque aériens. Je ferme les yeux et laisse ma tête se poser sur le matelas, ma gorge offerte. Je sens son regard sur moi, suivre le chemin de ses mains, l'accompagner, l'intensifier. Il détaille mon corps, les réactions qu'il provoque en moi : un frisson, une crispation d'un muscle. Ses mains passent à plat sur mon torse, vers ma gorge, se séparant pour caresser ferment mes pectoraux, s'acheminant vers mon ventre. Je sens son poids bouger légèrement sur moi. Il s'égare sur mes cuisses mais dévie finalement sur ma taille. Le contact de ses mains est tout en douceur et en légèreté, c'est doux, câlin, et foutrement agréable. On est silencieux. J'entends juste le bruit de sa peau contre la mienne, un bruissement doux qui se couple à la chaleur de sa paume.
Ses doigts se faufilent dans mon dos, dans le léger espace entre mon corps et le lit. Il se penche alors sur moi, et je câline son dos. J'aime le contact de sa peau. Bien malgré moi, je sens, alors que son souffle rencontre mes lèvres, mon sexe se gorger d'un désir provoqué par ces si doux attouchements. Je l'entends sourire et rougis brusquement. Je tourne la tête pour l'éviter, même si j'ai toujours les yeux fermés.
« Désolé...
- Ne le sois pas. On en aura besoin pour nos, hum, petites affaires^^
Je ris un peu, ce mec à l'art de dédramatiser les situations. Je reviens planter mon regard dans le sien.
« Alors ?
- Alors quoi ? fait-il en fronçant les sourcils en une moue adorable.
Je frictionne lentement son dos avant de répondre.
« Ça fait quoi de toucher le corps d'un homme ?
Bill rougit et détourne un peu le regard.
« Ben... Rien. Enfin si, mais... c'est... T'es beau.
Wow. J'm'y attendais pas. A mon tour de rougir...
Pour me cacher je l'attire à moi et l'embrasse. Je prends ses mains et les place sur mes hanches, sur mon boxer. A la fin de notre échange il se décale sur mon flanc, assis sur les genoux, et me retire lentement mon dernier vêtement. Je soulève mon bassin et le laisse me déshabiller lentement. Je sens son regard sur moi, à la fois curieux, envieux et craintif. Je remonte mes jambes pour l'aider à ôter entièrement mon dessous, et voilà.
Je suis nu.
Mais je lui souris, et me redresse pour caresser sa joue avec ma main, la glisser dans ses cheveux doux, l'embrasser.
Parce que cette fois-ci, je le veux.
Je me laisse tomber sur le lit, le plaquant sous moi. Bill pose ses jolies mains dans mon dos, très bas dans mon dos, et commence à les faire bouger. C'est agréable. Notre baiser cesse avec un petit bruit mouillé. Je l'embrasse de suite une nouvelle fois en le pressant fort contre moi. Je veux qu'il me sente, pour ne pas paniquer, mais surtout pour aimer ça. Il noue lâchement ses bras autour de mon cou et on continue calmement à s'embrasser. Le bout de mes doigts effleure le bas de ses omoplates, vers ses aisselles. Il se détend lentement sous moi, me laissant l'enfoncer plus en profondeur dans le lit. Je m'appuie sur lui comme une épave, mais ça n'a pas l'air de le gêner. Il masse ma nuque du bout des doigts, la griffant légèrement. Je m'appuie sur mon coude gauche, près de sa tête, pour faire glisser ma main droite sur son torse, m'arrêtant sur sa cuisse. Il tressaille mais continue de m'embrasser, pas plus farouche que ça. Ok...
Je nous arrête pour respirer un peu puis mordille sa lèvre inférieure sans céder à sa bouche qui me réclame, jusqu'à ce qu'il vienne de lui-même enfoncer sa langue dans ma bouche. Je gémis un peu alors qu'il se sert de ma nuque pour me coller contre lui. Je commence à faire aller et venir ma main sur sa cuisse, lentement mais fermement. Je ne veux pas le brusquer, juste lui signaler qu'on va aller plus loin. Il gigote un peu et malgré moi ça m'échauffe. Depuis tout à l'heure je peux le voir prendre son pied et cette vision est des plus orgasmique, alors je suis un peu à bout. J'ai envie de lui, mais pas de lui faire mal. Ce qui, malheureusement, m'est encore incompatible. Je ne vois pas comment séparer pénétration et douleur.
Mes méditations sont interrompues par sa cuisse, qui remonte lentement contre mon flanc en un frottement sensuel. Finalement il enroule sa jambe autour de mon dos, son pied reposant sur mes fesses. Cette position m'enfonce plus loin dans le creux de son corps, pressant nos sexes ensemble. Le mien déjà éveillé, le sien déjà plus paresseux. Je gémis et me frotte contre lui quand je le sens se crisper sous moi.
« Merde, désolé, désolé, je marmonne vaguement avant de l'embrasser de nouveau, plus passionnément.
Sentir sa langue se torde contre la mienne c'est délicieux, et j'en veux encore. Je me presse contre lui, approfondissant le baiser et ramenant sa tête vers moi à l'aide de ma main. Je continue de caresser sa cuisse, pétrissant la chair sous mes doigts. J'adore la chaleur de son corps.
Il donne soudain un petit coup de bassin qui me fait gémir. Je me retire et lui chuchote fiévreusement une mise en garde. S'il refait ça je ne suis pas sûr de ne pas me laisser aller.
Il me sourit et recommence lentement, frottant le haut de ses cuisses à mon bas-ventre en se cambrant. Ma bouche s'ouvre, à la recherche d'air, et ma main se crispe sur sa cuisse.
« Bill...
Il instaure un rythme lent et régulier, ondulant soigneusement des hanches. La friction de nos deux sexes réveille le sien et durcit le mien, qui était déjà bien parti. Bientôt je me retrouve à bander comme un malade contre son corps si désirable. Mon excitation s'enfonce dans son ventre à un rythme constant établi par nos deux bassins en mouvement, nos peaux sont vite devenues humides et j'halète frénétiquement en cherchant à l'embrasser comme je peux. Il n'est pas franchement mieux sous moi, et des gémissements érotiques s'échappent de sa bouche. Je m'attache à son cou pour y sucer, laper et mordiller sa peau. Ma langue recueille le parfum de sueur sur son épiderme. J'ai chaud, et je sais que lui aussi. Son corps est bouillant.
« Bill...
- Hn...
- Bill, ret-hm-retourne-toi s'il te plaît... juste... ah ! sur le flanc...
Il hoche la tête et me repousse vaguement. Malgré ma demande je ne peux arrêter mon bassin qui bouge en un mouvement constant contre les siennes, les os de mes hanches s'encastrant contre les siens au rythme de mes soupires lourds. Finalement il chouine un « Tom » aigu et me repousse d'une main, remonte au milieu du lit et roule sur le flanc en haletant. Je reste à l'observer un court instant, sa peau pâle un peu moite, sa respiration rapide et ses cheveux si noirs sur ses épaules... Gott... Je me rapproche rapidement de lui et me colle à son dos, un peu plus bas. Excité, j'ondule contre lui assez vite, entraînant ses hanches réceptives. Il s'accroche à mon bras passé autour de sa taille, et recule sa tête dans mon épaule. Je lèche la sienne et donne des coups de reins plus secs, poussé par mon excitation croissante. Il gémit et pousse ses fesses vers moi.
Mon bras glisse plus bas, effleurant son sexe tendu et m'arrêtant sur sa cuisse, que je remonte. Il pose son pied sur le matelas et je fais glisser ma main sur l'arrière de sa cuisse, chaude et un peu moite. Ma main parvient à ses testicules que je taquine un peu, remontant ensuite sur ses fesses. Il gémit et je sens ses muscles se contracter de plaisir. Je donne un dernier coup de reins, plus violent, avant de m'éloigner de lui.
J'ai envie d'aller vite, de faire entrer mon sexe en lui, dans cette chaleur brûlante que je sais y trouver. Il est plus qu'érotique, il est... sexuel. Au lieu de ça je descends, conscient qu'il faut l'exciter au maximum. Je descends, encore, jusqu'à trouver ma tête en bas de son dos. Je caresse ses fesses, les masse et les manipule doucement, le faisant gémir... Bill murmure parfois mon nom, j'adore ça. Je viens embrasser le début du creux qui sépare ses fesses et les écarte un peu, délicatement. Il soupire et me demande ce que je fais d'une voix essoufflée. Je souris. Il ne se doute sûrement pas de ce qu'on peut faire entre hommes... Je m'abaisse encore un petit peu, et laisse glisser ma langue dans cette ligne cachée. Il se tortille et hoquette.
« Tom !
Je me redresse et embrasse le bas de ses reins.
« Oui ?
- Pourquoi tu...
Je souris.
« Parce que j'en ai envie.
Réponse plus que sincère.
« Tu n'aimes pas ?
- Eum, s-si...
Je le sens gêné.
« Alors ne m'arrête pas, je murmure chaudement avant de me remettre au travail.
Je goûte sa peau de la pointe de ma langue. Je n'sais pas décrire ça, en tous cas ce n'est pas désagréable. Je ne l'ai jamais fait encore. 'Faut croire que lui aussi m'apportera quelque chose cet après-midi... Je descends doucement, léchant et aspirant sa peau. Je l'entends gémir et soupirer. Son dos tremble un peu. Je sens soudain une petite fente juste en-dessous de ma langue. J'appose mes lèvres dessus, aspirant doucement. Il gémit bruyamment et pousse ses hanches vers l'arrière.
« Tom !!
J'intensifie ma succion, ravi de l'entendre gémir de sa voix si aigue, voilée par le plaisir. J'avoue que ça m'excite aussi un peu. J'ai toujours été trop pervers selon ma mère, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle m'a jeté à la rue.
Mes pouces s'enfoncent dans sa chair pour écarter un peu plus ses fesses, et je sors ma langue pour la passer brusquement en lui. Ça lui arrache presque un cri et il donne un coup de rien sec pour s'enfoncer sur mon muscle.
« Han, Tom...
Je souris mentalement. Et plonge de nouveau ma langue en lui.
« Tom !!! Tom, Tom...
Je sors de son cul - magnifique - pour grogner une vague réponse ( « Hm ? » ) avant de replonger dedans pour sucer son anus.
« Haaaan ouiii... Laisse-moi me *soupire* me retourner sur le dos... s'teuplait...
- Pourquoi ? je fais en léchant furtivement entre ses fesses.
- Han !! Tom... Parc'que j'veux t'voir...
- Me voir ?
Ma langue ondule malicieusement sur son entrée, comme si j'allais y pénétrer.
« Oui... Te voir me lécher...
J'enfonce ma langue en lui d'un seul coup. Il pousse un cri de pur plaisir et arrondit le dos furieusement.
« Tom...
Je souris et me redresse pour le laisser rouler sur le dos, les jambes écartées et pliées. Il est trop bandant. Bill arque les hanches puis me demande :
« C'est bien là ?
- Oui... Je vois tout, dis-je en le regardant droit dans les yeux.
Il rougit mais ne bouge pas. Je descends ma main pour toucher du bout des doigts son entrée humide. Je le sens se contracter, ses yeux se ferment à moitié. Il est beau.
« Tom...
Je souris et vient rapidement lui voler un baiser. Puis je redescends sur le matelas entre ses jambes écartées sans le lâcher des yeux. Sa respiration s'accélère et ses mains se crispent sur le drap. Il en a envie. Sa position fait que je n'ai pas à écarter ses fesses, et j'enfonce directement ma langue dans son corps. Il se cambre violemment en hurlant de plaisir et appuie sur ma langue. Je commence un va-et-vient rapide de pénétrations profondes. Son corps se crispe et se tord sous ma langue, c'est délicieux. Il hurle et cri de plus en plus.
J'arrête soudainement et remonte l'embrasser furieusement, le clouant sur le lit. J'ai ma solution. Je frotte mon ventre au sien en de lascifs mouvements. Son souffle haletant cogne contre ma gorge, qu'il entreprend de dévorer tout en malaxant mes fesses. Gott, j'comprends pourquoi on dit que les personnes aux longs doigts savent s'en servir *-*
Je colle nos fronts et le regarde aussi intensément que je peux.
« Tu m'laisse faire Bill ok ? Tu m'fais confiance, et tu dis rien... T'auras...
J'hésite un peu, en fait je stresse à mort.
« T'auras qu'à m'embrasser quand je te le dirais, ok Bill ?
- Moui...
Je lui souris et l'embrasse profondément, me rassurant du contact de sa langue et de son piercing. Puis je m'abaisse sur lui jusqu'à arriver à son sexe dressé. Je louche un peu dessus, bloquant les hanches de Bill avec mes mains. Puis je l'engloutis d'un coup, le suçant rapidement et intensément. Bill cri et gémit sous moi en se tortillant. Son bassin se meut et enfonce son pénis dans ma gorge malgré mes mains, mais ça ne me fait pas mal alors c'est bon. Je prends bien soin d'enduire son sexe du plus de salive possible, puis me retire d'un seul coup.
Bill grogne de mécontentement et se redresse sur ses coudes pour me voir. Il a les yeux hagards et dilatés, les joues rougies, la respiration courte. Gott, ce mec est tout simplement sexuel *-* Je remonte rapidement sur lui et le pousse à s'asseoir, les jambes un peu repliées. Il m'obéit silencieusement, docile, et sûrement persuadé par mes baisers. Je me mets dans la même position que lui, entourant ses hanches de mes jambes. Je m'appuie sur ses cuisses pour me redresser un peu, lui murmure de m'embrasser, et lorsque sa langue s'enroule à la sienne, je le fais entrer en moi d'un coup sec.
Il se sépare de moi en hurlant et moi je serre les dents à m'en faire péter les gencives. Gott, ça fait un mal de chien... C'est comme si mon corps s'était fendu en deux, comme si mes chairs s'étaient déchirées sous son passage. Que je suis con, j'aurais dû au moins me préparer avant de le faire me pénétrer... Je sens mes yeux me brûler et quelques larmes couler sur mes joues. Putain ça fait mal...
« Merde Tom, pourquoi t'as fait ça ?!
- Shhht, dis rien Bill, je murmure entre mes dents.
Nan, dis rien...
Les mains fines de Bill viennent caresser mon visage et mon dos un peu fébrilement, mais c'est apaisant quand même. Tout mon corps brûle, j'ai l'impression qu'il a foré un trou béant dans ma chair. J'essaie de respirer calmement et de me redresser, lentement. Bill me laisse faire sans rien dire. Chaque mouvement que je fais m'octroie de nouvelles douleur, alors que son sexe bouge en moi, même... infimement. C'est horrible.
Une fois placé correctement je passe mes bras sous les siens pour s'accrocher à ses épaules, et effectue un léger mouvement vertical. Nos gémissements se confondent, sûrement pas pour les même raisons.
Une brûlure affreuse me parcoure lorsque je bouge, et j'appuie fort mon nez contre son épaule. Mes yeux se remettent à pleurer.
« Bill...
- Hm ?
- Est-c'que... Est-c'que c'est bon ?
- Tom, je...
- Bill...
- ... Oui. Oui Tom, c'est... vraiment génial...
Je souris un peu, y en a au moins un de nous qui profite. J'aurais jamais cru qu'une première fois puisse faire aussi mal, j'm'y suis pris comme un con aussi...
Doucement, j'ondule des hanches sur lui. Je le sens bouger en moi, effectuer une friction lancinante, et s'accrocher à moi. Son gémissement résonne à mes oreilles comme un cataclysme. Je me soulève alors un peu et me rassoit en me mordant la joue pour ne pas crier. Le goût âcre du sang emplit ma bouche. Je sais pas comment il a pu vouloir coucher avec moi en connaissant cette douleur - voire même sûrement plus, vu que Bushido n'a pas dû être aussi prudent que moi...
« Tom, regarde-moi.
Je relève la tête vers lui, et me noie dans son regard noir de désir. Ses mains se placent sur mes hanches.
« Dis-moi, si tu as mal, on arrête.
- Ça va passer.
- Tom...
- Ça va passer, je répète. T'inquiète pas pour moi, juste... prends tout c'que tu peux, je lui fais en me relevant pour m'enfoncer sur lui.
Mais ses mains, positionnées sur mes hanches me gardent surélevé et je le regarde, interrogateur.
« Laisse-moi faire.
Faire quoi ? Oo
Je comprends lorsque je le sens monter lentement son bassin pour me pénétrer doucement. Je mêle nos regards et ferme les yeux en sentant Bill renouveler lentement son entrée en moi, sans précipitation. Je sais pas comment il fait pour être si patient, il doit juste avoir envie de me baiser pour prendre son pied. Je connais la chaleur que ça procure, l'envie pressante que ça crée et l'impatience qui naît. Je les connais pour les avoir éprouvées et pour m'y être laissé aller...
Je sens son sexe glisser doucement en moi, et le frottement, bien que douloureux, finit lentement d'étirer mes chairs. Je serre les dents lorsqu'il se rapproche moi cependant ; chacun de ses mouvements me fait mal. Mais je sens ses lèvres effleurer les miennes, d'un frôlement juste papillonnaire. Il dépose un léger smack, puis un autre. Il butine ma bouche tendrement, aériennement. Ça me détend, et soudain il touche quelque chose en moi qui me fait crisper les orteils et me cambrer profondément alors qu'un flash blanc éclipse momentanément ma douleur. Je l'entends gémir et il enfouit son nez dans mon cou.
« Tom...
Ses mains sont crispées sur mes hanches, je sais qu'il lutte pour ne pas me basculer et me prendre sauvagement.
« Bill, je souffle confusément, encore un peu s'il te plaît. Juste encore quelques instants...
J'ondule lentement sur lui, expérimentant ma résistance. J'ai encore mal, mais son pénis en moi frôle régulièrement ma prostate, et ça me faire trembler. Il donne de longs coups de reins, à un rythme lent, et j'entends ses doux gémissements de plaisir résonner dans mes clavicules, qu'il lèche et suçote. C'est bon.
Ses mains me griffent un peu le bas du dos lorsque je me remonte d'avantage. Je me réjouis de l'entendre hoqueter. Je m'élève jusqu'à sentir son gland presque à l'extérieur de mon corps, puis m'abaisse d'un coup sec. Nos hurlements se mêlent et je me tortille sur lui.
« Tom, p'tain...
Je me penche pour l'embrasser violemment alors que je commence un faible mouvement rapide. La douleur est maintenant beaucoup moins présente, et à vrai dire je ressens une réelle satisfaction à sentir Bill mêlé à moi de manière si intime. Je lui souris en me séparant de ses lèvres et amplifie mes mouvements, roulant des hanches pour amener son sexe loin en moi. Il complète par de petits coups de reins un peu désordonnés, il gémit et me griffe parfois. Moi je soupire et halète, frénétiquement.
Ma tête commence à tourner, c'est délicieux. J'ai chaud et un peu mal aux cuisses, alors je change de position et commence un mouvement plus long, plus rapide aussi, m'enfonçant sèchement sur son sexe en m'agrippant à ses épaules. Il touche plusieurs fois ma prostate et je crie de plaisir. Tout mon corps tremble sous le plaisir qui m'envahit. Je vois Bill, transpirant et gémissant qui me regarde avec des yeux noirs de désir, de plaisir, et je ressens ses profonds coups de reins jusque dans mes doigts. Ses mains tiennent fermement mes hanches, il est rapide et s'enfonce jusqu'à la garde en moi, mes fesses claquent contre son bassin moite, son sexe fouillant mon corps à la recherche du maximum de plaisir possible.
Soudain il se recule, soulève mes hanches jusqu'à se sortir de moi, et alors que je me trémousse pour retrouver cette chaleur brûlante en moi, m'empale d'un coup sec sur lui. Son sexe attaque directement ma prostate et j'hurle tout ce que je peux alors que mes yeux aveugles s'écarquillent. Mon dieu que c'est bon, jamais j'aurais pu imaginer que ça pouvait ressembler à ça... Mon corps est prit de spasme et je me resserre autour de lui. Il souffle rapidement mon nom et je sens soudain un liquide chaud s'écouler au creux de mon corps.
Je mets un temps à réaliser qu'il vient de jouir, et baisse vaguement les yeux vers lui. Il a les yeux fermés et se mord la lèvre, les joues rougies et la respiration haletante. Il est beau.
Il rouvre les yeux et me sourit doucement. C'est un sourire magnifique, il a de petites étoiles dans les yeux qui illuminerait la Lune. Je lui rends, et mon sourire se transforme en moue de plaisir lorsqu'il donne un sec coup de rein. Je me contracte brièvement en gémissant et ferme les yeux. Je suis au bord de la jouissance, mon sexe pulse tellement que ç'en est presque douloureux. Bill se redresse pour faire langoureusement danser sa langue avec la mienne et reprend de vifs mouvements. L'angle est parfait, il cogne ma prostate à chaque fois. Je gémis sans discontinuer et serre mes mains sur ses épaules, je frotte mon visage brûlant et humide contre mon bras, je me sens partir, c'est si bon, c'est comme du rouge et du noir, une chaleur inconcevable, étouffante, et soudain, plus rien, tout mon corps qui se tend vers cette explosion, et juste mon cri.
Juste son nom.


*~*~*



Je me blottis avidement contre sa chaleur. J'halète encore, et je ronronne vaguement en sentant ses bras m'enlacer. Une de ses mains se dégage adroitement pour remonter mon menton, et je réponds au doux baiser humide qu'il m'offre avec paresse et soulagement. J'ai du mal à reprendre ma respiration, je ventile un peu. J'ai chaud...
Il gigote un peu sous moi tout en me pressant contre lui, et je sens nos fluides s'étaler sur nos corps. J'essaie d'ignorer le sien qui coule un peu sur mes cuisses. Parce que ça me donne un sentiment bizarre, que je n'veux pas accepter.
J'ai l'impression de m'être fait avoir, bien que je sache que c'est pas le cas.
Ses mains me caressent le dos tandis que je comate sur sa poitrine, et soudain sa voix brise ma somnolence.
« Tom, ça va ?
- Hnn... Ouais...
- Tu parles pas...
Je réprime un petit rire. A croire qu'il ne l'avait jamais fait.
« J'suis un mec, après l'amour je dors !
Silence.
Puis il rit, un peu, pas longtemps. Je souris en l'entendant, et cale ma tête dans sa poitrine en respirant son odeur. C'est salé, sucré, un peu musqué. L'odeur du sexe, ajouté à l'abricot naturel de sa peau et de sa transpiration.
Dans un dernier effort je tire la couette sur nous, je n'sais pas comment d'ailleurs vu qu'on n'a pas vraiment défait le lit avant de commencer à bais faire l'amour, mais bon.
Bill ne dit rien, en fait je crois qu'il est déjà presque endormi. Sa respiration se fait déjà presque régulière sous ma joue, et soulève doucement sa cage thoracique. Un vrai p'tit mec.
Le sommeil m'appelle, toute la fatigue me tombe dessus d'un coup. Je me redresse et dépose un léger smack sur ses lèvres douces, puis me recouche contre son corps et me frotte contre lui pour trouver une position confortable. J'emmêle nos jambes et enlace sa taille plus fort.
Et le sommeil m'engloutit.


*~*~*



Une secousse près de moi me fait grogner. Je me sens fatigué, même épuisé. Mais une bonne fatigue, quelque chose qui rend las et... détendu.
« Allez la marmotte...
Je grogne et enfouis mon visage dans l'oreiller. Il sent bon, et je m'y enfonce autant que possible. Je sens alors une main fine repousser le tissu chaud qui me couvrait, puis courir le long de mon dos, chatouiller mes reins et la naissance de mes fesses. Ça me tire un gémissement de bien-être et je pose ma joue sur l'oreiller pour savourer calmement.
« Encore...
La personne rit légèrement, puis recommence son geste. J'apprécie silencieusement et me laisse faire voluptueusement.
Je suis au bord de la somnolence lorsqu'on me mordille le nez, puis une bouche humide vient effleurer la mienne.
« Debout, Tom...
- Hm...
Je me rapproche pour quémander un baiser, qui m'est octroyé sans difficulté. Il glisse sa main douce sous ma nuque pour se m'attirer à lui, et la seconde vient serrer une des miennes avec douceur. Je gémis de bien-être et lui rends paresseusement son baiser. Il enchaîne en me caressant câlinement la joue du revers de la main, et la première vision de ce nouveau jour qui s'impose à moi n'est autre que ses magnifiques yeux chocolats si doux.
Je lui souris et il me le retourne, continuant d'agir sur ma joue. Je porte sa seconde main à mes lèvres et en embrasse doucement le dos sans le quitter du regard, ce qui le fait rire. Je tire ensuite sur sa main et l'attire à moi. Il se laisse faire et se colle docilement contre moi, m'entourant les épaules de ses bras pour amener ma tête sur son torse. Je place sagement mon oreille sur son c½ur en enlaçant sa taille et me laisse câliner silencieusement. Ses mains parcourent l'intégralité de mon flanc et de mon dos, massant ma peau de ses paumes chaudes. J'en ronronnerais tellement c'est bon.
« Bien dormi ?
- Comme depuis longtemps, je réponds doucement. Et toi ?
- Oui. Je sais pas pourquoi mais j'ai eu, comme qui dirait, un brusque coup d'pompe hier soir...
Je ris un peu.
« Tu as aimé ?
Il me caresse les cheveux et soupire.
« Oui... C'était... juste waouh. Y a pas d'mots en fait !
Je m'appuie sur son torse et câline sa hanche.
« Okay, ça va alors...
- Et toi ?
- Moi ?
- Oui, toi. T'as aimé... ?
Bonne question. J'ai aimé ? Je repense aussitôt à cette douleur qui me sciait les entrailles, à ses baisers presque ridicules comparé à ça...
J'me demande pourquoi je réfléchis encore.
« Oui.
Oui j'ai aimé, plus que jamais. Parce qu'il a été doux, parce qu'il a accepté mon mal et a fait avec alors qu'on était là pour l'aider lui, et parce que finalement, il a transformé la pire douleur que j'aie jamais connue en une chose merveilleuse.
Et là, quelque chose me frappe.
Il a été ma première fois.
Bill Swenzel a été ma première fois.
...
Merde.
Je serre les yeux plus fort et me mord la lèvre.
Ma première fois... pendant la seule fois où j'ai ressenti quelque chose... Je suppose que ça devait être comme ça.
De toute manière maintenant c'est trop tard. Ça sert à rien d'se plaindre.
Je remonte sur le corps de Bill pour l'embrasser du bout des lèvres, timide. J'ai beau essayer de n'pas y penser, ça me trouble quand même... énormément. Il glisse sa main sur ma nuque et la masse tendrement, appuyant un peu plus nos bouches. C'est doux, bon.
Il finit par me repousser doucement sur le flanc, pour ramener vers nous un plateau garni de brioches, de tasses de café, de pots de confiture et de couverts.
« Voilà donc les raisons de mon réveil...
- Oui. Je voulais t'offrir le petit déjeuné au lit, mais t'es plus feignant que j'n'imaginais.
- J'ai jamais été sportif.
- Ça s'remarque pas, me dit-il avec un petit sourire.
Inexplicablement je rougis, le faisant rire.
« Ouais bon ça va, hein !
Il me caresse la joue comme un enfant et me souris malicieusement.
Je le repousse avant de l'assommer avec un coussin, me redresse puis m'empare d'une brioche, dans laquelle je mords à pleines dents. Humpf, c'est bon !! *-*
Bill m'imite, et on petit déjeune tranquillement, en riant et papotant un peu. J'me sens bien. Il a l'air mieux qu'hier, plus joyeux. Ça fait plaisir.
Pour une fois, je suis peut-être un peu fier de moi.


*~*~*



La porte se referme derrière moi. Je rentre dans l'ascenseur et appuie sur le bouton menant au rez-de-chaussée. L'appareil entame sa descente, et je m'appuie contre le mur arrière de la cabine. Je soupire et lisse mes vêtements. J'me sens bien. Depuis ce matin et malgré moi, mais sans que je cherche à l'empêcher non plus, un sourire niais orne mes lèvres.
Mais j'aime bien^^
Surtout qu'il est de son fait.
Bill Swenzel.
Bill, tout simplement.
Hier soir, anniversaire de nos six mois de rencontre, on a fait l'amour.
Je souris, j'adore me dire ça, c'est terrible. C'est planant, je kiffe !
L'ascenseur se stoppe déjà, et j'en sors rapidement. Je passe le hall, me retrouve dehors. C'est l'après-midi - on ne s'est pas levé très tôt, plutôt vers 11h30 en fait XD L'air est encore frais mais le soleil tape, il ne va pas tarder à faire vraiment chaud.
Je me dirige vers mon bébé, ma chère moto. Comme je m'en doutais, elle n'a rien. Intacte. Magnifique sous le soleil... Je souris et caresse sa calandre noir et rouge de la paume de ma main.
Je l'enfourche et rejette mes dreads en arrière pour ne pas être gêné lors de l'enfilage du casque. Il est temps, je crois. Ça devait certainement devoir s'passer comme ça.
Je mets mon casque, l'attache correctement. La visière légèrement teintée me protège des plus clairs rayons du soleil, c'est assez agréable.
La porte de l'immeuble s'ouvre.
J'insère les clefs dans le contact, les fais tourner, allume le moteur. La machine vrombit bruyamment, puis elle se calme et entame son long ronronnement. Je la sens vibrer entre mes cuisses et ça me tire un sourire ainsi qu'un regard attendri. J'ai toujours aimé ça. Cette impression de vitesse, de puissance. Le fait de sentir la moto arracher son propre poids de la surface sur laquelle elle est posée, comme si elle luttait, et t'emporter... loin. Où tu veux. Loin d'Eux, par exemple.
Je crois que quelqu'un court.
Je soupire et me gratte distraitement la mâchoire.
Il est temps pour moi de partir.
Définitivement.
Je fais délicieusement rugir le moteur, penche un peu ma machine et ôte la béquille avec mon pied gauche.
Une main se saisit violemment de mon bras alors que je redresse la moto. Une main ... baguée.
Bill...
BILL ??? O.O
Je cligne des yeux et relève la tête vers lui.
« Tom !!!
Sa voix est étouffée par le casque et la visière. Il n'est toujours qu'en tee-shirt long et boxer, il doit se les peler. Il semble essoufflé, il a sûrement dévalé les escaliers. Mais surtout, il a l'air paniqué, et ses yeux écarquillés, presque affolés, me fixent fébrilement.
Intrigué, j'ouvre la visière pour entendre ce qu'il me souffle difficilement. Aussitôt il saisit ma seconde main dans la sienne, et la serre à m'en broyer les doigts.
« Tom !!! Pars pas !
Mon c½ur rate un battement. Ça fait mal.
Bill...
« Pars pas, répète-t-il. Reste. Avec moi.
- Pour combien de temps, Bill ? je murmure tristement en détournant le regard.
J'supporte pas cet affolement qui me fait... espérer.
Combien de temps aura-t-il besoin de moi ? Combien de temps avant que je ne m'attache de manière irrémédiable et que je ne puisse plus me passer de sa voix, de l'odeur de sa peau, de ses mains si fines aux doigts bagués ?
« Pour toujours !
Mes yeux s'écarquillent. Qu-Quoi ?!?
Je tourne lentement la tête vers lui, tétanisé, le c½ur en folie et les jambes tremblantes - heureusement que j'suis assis.
Pour... t-toujours... ?
« Pour... pour autant que tu voudras, continue-t-il sous mes yeux effarés. J'sais pas moi, pour... ! Pour toujours, oui...
Bill... ?
Je... J'crois pas vraiment saisir ce qu'il me dit, ça serait tellement improbable...
Soudain il s'avance vers moi encore un peu plus, et attrape mon casque dans ses mains pour rapprocher nos visages. Il plante ses grands yeux envoûtants dans les miens, me donnant une faiblesse au creux des genoux. Je veux détourner le regard, mais sa voix à la fois suppliante et assurée m'arrête.
« Tom, me quitte pas ! Reste avec moi ! J'veux revivre des soirées comme hier, j'veux te voir t'accrocher à moi pendant l'amour, j'veux pouvoir te dire que j't'aime et voir ton sourire... Apprendre comment tu fonctionne, c'que t'aime manger le matin et les p'tits détails que tu supporte pas chez quelqu'un... J'veux apprendre à te plaire et à t'embrasser comme t'aimes... Me lever avec toi, et rentrer avec toi, m'faire des cinés, des voyages... tout le temps avec toi. Toi, Tom. Reste. Pars pas.
Gott...
Je le fixe bêtement, muet. Mon c½ur bat à toute allure, et une boule me noue la gorge.
Bill...
Ses mains ôtent mon casque délicatement. Mes dreads me retombent sur les épaules. Je le fixe, je sens le sang battre à mes tempes follement, comme si mon crâne allait exploser. Bill...
Ses jolis yeux plongent dans les miens, je vois qu'il est... totalement sincère.
Bill... ?
Il place sa main sur ma joue, comme la caresse de quelqu'un qui est amoureux.
« Tom, pars pas...
Pars pas... C'est à moi qu'on dit ça ? Alors que ma mère m'a foutu à la rue quand j'avais 18 ans tous justes ?
Moi... ?
Il essuie mes larmes, se penche vers moi. Ses lèvres effleurent les miennes alors qu'il chuchote un dernier mot...
« Reste.
... avant de sceller nos lèvres délicatement.
Je me sens fondre dans le baiser, au contact de sa langue tendre, de sa main douce sur mon cou, de ce baiser si amoureusement bon.
Merde...
Bill...
Je jette mes bras autour de son cou et le resserre fougueusement contre moi, les joues brûlantes et l'esprit totalement out.
T'as rien compris, je pense alors que les larmes dévalent mes joues.
Il se rapproche, pose une main sur la calandre derrière moi et s'y appuie en me soutenant, comme... comme pour me protéger... moi... Moi et mes larmes de bonheur...
T'as rien compris, Bill... j'peux déjà plus t'quitter...

Car après tout, Bill Swenzel était bien plus qu'un client.

















Ende iXi















Alors, vous en pensez quoi ?
Je poste la suite CE SOIR, mais je ne préviendrais pas. J'sais pas vraiment quand. Ce soir ,c'est sûr. Brefle.
J'veux plein d'com's pour m'encourager à poster, vu que pendant les vacances j'en ai pô eu *~*




lYa ♫


Piix : MOi

Juste un contrat...?

# Posté le lundi 28 juillet 2008 08:44

Chapt3R FOurt33n


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J'ai mal. Partout. Au corps et à l'âme.
_____
La douleur se concentre dans mon ventre, mais je sais qu'elle provient d'ailleurs. Rester sur le dos me fait souffrir, je n'ai pu m'assoupir en me couchant sur le flanc. Je suis fatigué. Les images de ce monstre jaillissaient dans mon esprit, m'empêchant de trouver le sommeil.
M'empêchant d'essayer d'oublier.
_____
Je crois que de toute façon ça commence à être gravé dans ma chair, maintenant.
_____
Le jeune homme se tourna vers son bureau. Le réveil, en chiffres fluorescents, indiquait 7 : 38.
_____
On était mardi matin.
_____
Le plus dur restait à venir.

[...]

_____Enfouit jusqu'au nez dans sa couette, replié en position f½tale, Tom tentait de grappiller quelques minutes de sommeil. Tout pour retarder la rencontre avec Bill, et en plus il était incroyablement fatigué. Son corps qui le lançait horriblement l'épuisait, la douleur était tellement forte et atroce...
_____
Ses paupières closes lui montraient des images de Bill, quand il souriait ou quand il prenait son pied grâce à lui. Dieu que c'est horrible. Il ne savait pas quoi faire pour faire partir ces images cauchemardesques qui le poursuivaient jusque dans son sommeil.
_____
Il était totalement impuissant face à ce que faisait Bill, et ça le faisait se sentir à la fois honteux, humilié et coupable.
[Perdre le sens des réalités]
[Première étape de la défaite]

[...]

_____Il se recroquevilla lorsque la porte de la chambre s'ouvrit.
_____
Non. Pas encore.
_____
No
n.
_____
Son matelas s'affaissa.
« Tomi...
_____
Ledit Tomi ne bougea pas.
[Faire le mort]
« Tomi, fais pas semblant je t'ai entendu bouger.
[Ça marche avec les ours]
_____La voix de Bill paraissait douce ce matin-là, presque comme avant. Un peu rieuse, chantante. Tom l'aurait trouvé belle s'il n'avait su à qui elle appartenait. Maintenant elle ne lui inspirait que du dégoût et de la... peur.
_____
Il se laissa docilement retourner sur le dos par la main du brun, se mordant la joue pour ne pas hurler alors que ses fesses supportaient son poids. La douleur était vraiment atroce, encore plus allongé, mais il se doutait que ce serait pire encore s'il s'asseyait. Bill portait un tee-shirt Fallen, noir à paillettes argentées, et, aux bruits qu'il faisant en bougeant, un jean. Il était donc entièrement habillé. Bill habillé = viol. Même si c'était une piètre assurance - après tout Bill avait des mains et savait très bien s'en servir pour le blesser ou se déshabiller, il lui en avait fait la démonstration la veille - elle le rassura.
[On fait avec ce qu'on a]
« Allez, lève-toi, Tomi. C'est l'heure. Il est 9h et quart !
- Me lever pour faire quoi ? grogna le dreadeux en fusillant l'androgyne du regard. Me mettre à quatre pattes pour que tu puisses me baiser ?
- Non, te lever pour aller me chercher le petit-déjeuner pour que je le mange avec toi dans ce lit.
_____
Les yeux du blond se plissèrent.
_____
Et puis quoi encore, il se croit en couple ? Personne ne voudrait d'un monstre pareil !
« Allez, lève-toi et dépêche-toi. Et fais bien attention à ce que tu prends, Tomi. Je n'veux que des bonnes choses.
_____
La main de Bill fouilla vivement la couverture dans laquelle s'était enroulé Tom et l'attrapa par le bras. Bill le tira hors du lit sans douceur. Un petit cri de surprise et de douleur mêlées solda son action. Le blond trébucha mais parvint à se tenir droit. La douleur dans son corps s'était réveillée, ravivée par les gestes brutaux de son bourreau. Il fusilla celui-ci du regard et remonta ce qui restait de couverture sur lui. Il haletait légèrement, la brûlure qu'il ressentait lui coupait le souffle.
_____
Sans plus de considération sur l'être avec lui dans la pièce, il entreprit de gagner la porte, enchaînant lentement les pas, l'un après l'autre. C'était difficile de se maintenir debout mais il faisait son possible et se mouvait avec prudence. Il avait mal lorsque ses jambes bougeaient, ça tirait et brûlait à l'intérieur. Il se mordit la langue. Il n'avait pas le choix, tout ce qu'il pouvait faire, c'était souffrir en silence et résister jusqu'au bout.
_____
Mais la main de Bill l'agrippa et le tira rapidement en arrière, devant le brun qui souriait. Il se mordit l'intérieur de la joue afin de ne pas gémir et se laissa entraîner pour minimiser la douleur. S'il obéissait, Bill ne le punirait pas. Enfin, il l'espérait.
_____
Les mains du brun s'enroulèrent autour de la taille du guitariste et ramenèrent son bassin vers le souriant androgyne.
« Tu croyais pas partir sans me dire bonjour quand même ?
_____
Une main baguée remonta dans la nuque de Tom et le força à se pencher, pour que Bill dépose sur sa bouche un profond baiser dégueulasse. Sa main libre commença à tirer sur la couverture pour en découvrir Tom, et celui-ci se vit obligé de laisser tomber au sol sa seule protection. Il frémit et serra les poings en sentant les mains aux longs doigts bagués se jeter sur lui, comme des fauves en chasse, sitôt que son corps fut exposé accessible. C'était immonde.
_____
Bill commença à câliner les côtes puis la cuisse de son musicien, remontant vers ses fesses. Le c½ur de Tom fit un bond dans sa poitrine et il repoussa violemment les bras du brun. Il s'écarta rapidement, apeuré. Non. Son c½ur battait à 100 à l'heure, des tremblements agitaient le bout de ses mains qu'il cacha dans son dos.
_____
Non.
_____
Pas encore. Si Bill... Si Bill refaisait... ça, il savait qu'il ne le supporterait pas.
_____
Non...
« Je... reviens.
_____
Il sortit de la pièce aussi vite qu'il put, manquant le sourire éclatant et sombre du chanteur.

[...]

_____La descente des escaliers fut douloureuse. Ses muscles le tiraient et le brûlaient. Il n'avait jamais su avant ce jour-là à quel point il se servait de son fessier. Et ça faisait un mal de chien. Lorsqu'il parvint en bas, il s'appuya un instant contre le mur pour se reposer, haletant. Il ne voulut même pas penser au fait qu'il allait devoir remonter ces mêmes marches, et que ce serait sûrement encore pire.
_____
Il se dégagea du mur et se dirigea lentement vers la cuisine. La vitre incrustée dans le haut de la porte éclairait vaguement la cuisine et formait des ombres grises autour de sa silhouette.
_____
Tom se figea.
_____
La porte ?
_____
La porte. Son c½ur s'accéléra. La porte... ? Grimaçant, il se dirigea rapidement vers cet espoir, la possibilité de sortir de là. La porte. Il se jeta sur la poignée et l'abaissa violement, pesant pour ouvrir le battant.
_____
Qui resta immobile.
_____
Tom fronça les sourcils, recommença. Abaisser la clenche, s'appuyer dessus, tirer.
_____
Aucun mouvement.
_____
Tom posa son front sur la porte, serrant toujours précieusement la clenche entre ses mains, et laissa ses larmes couler. Il n'avait aucun moyen de s'échapper.
_____
Il devait se rendre à l'évidence : il était prisonnier d'un monstre, mais le pire, c'était que ce monstre s'avérait intelligent.

[...]

_____Ses larmes tarirent lentement. L'horreur de la situation le frappait, mais il semblait être dans un brouillard où rien n'était vraiment grave et important. Une réalité, pourtant, s'imposait à lui.
_____
Il devait préparer le petit-déjeuner de Monsieur le monstre.
_____
Malgré lui, il retourna lentement dans la cuisine, puis sortit presque machinalement tout ce que celui qu'il avait adoré aimait manger le matin. Petits gâteaux à la cannelle, yaourt aux fruits, céréales au miel, café noir très serré, jus d'ananas, Brötchen avec de la confiture d'abricot et les couverts appropriés. Le plateau était assez rempli, donc assez lourd.
_____
Il s'arrêta un instant et s'appuya contre la table. Son corps lui faisait mal de partout : aux poignets - à cause des menottes, à la gorge à force de trop crier, à la tête d'avoir trop pleuré sans dormir assez, à l'anus car il s'était fait baiser par les doigts de son frère...
_____
Mais outre cette douleur, c'était l'incompréhension qui dominait.
_____
Un Pourquoi qui ne s'éteignait jamais.
_____
Qu'est-ce qu'il avait fait pour mériter ça ? Avait-il vraiment fait croire à Bill qu'il pouvait venir vers lui comme ça, et aussi violemment ? Pourquoi son frère réagissait-il par la violence quand il souffrait ? Toutes les fois où il avait ouvert la bouche pour demander à Bill d'arrêter de lui faire mal, celui-ci avait répondu par quelque chose d'encore plus douloureux ou abject. N'avait-il donc aucune limite ?!
_____
Il ne comprenait plus Bill. Ce que faisait le brun était à l'exact opposé de ce qu'il était habituellement. Le Bill Kaulitz que connaissait Tom aimait les câlins et dormir avec son jumeau une fois de temps en temps, et n'était pas particulièrement violent. Les seules fois où l'androgyne s'était battu se comptaient sur les doigts d'une main, et avaient toujours été provoquées par des attaques physiques auxquelles il avait dû répondre. Avant son frère, il n'avait jamais eu recours à la violence sans intention défensive.
_____
Jamais.
_____
Avant moi.
_____
Son frère, son jumeau. Son double.
_____
Moi.
_____
Alors pourquoi ? Je n'lui ai pourtant rien dit ni fait...
_____
Tout s'était déclaré tellement violemment... C'était si déstabilisant, il ne savait qu'en penser. Et Bill profitait de son trouble pour le mettre plus bas que terre, se servait de son amour pour lui faire subir les pires épouvantes.
_____
Pour jouer avec moi de la plus horrible des manières...
_____
Pourtant le vendredi soir s'était idéalement déroulé... Ils avaient pris un bain ensemble, et il avait dormi avec Bill dans le bain... Et Bill n'avait rien fait, s'était juste comporté comme le frère adorable et aimant qu'il était... Alors pourquoi ce revirement ? Tom était persuadé qu'un simple pari ne pouvait constituer la cause d'un tel changement. C'était comme si l'on avait échangé son frère. Et il ne pouvait penser que Bill avait joué une sorte de comédie pendant toutes ces années. Il le connaissait si bien, son petit frère...
_____
Son regard se tourna sur le plateau qu'il devait porter au brun. Il n'y avait dessus que des choses qui plaisaient au chanteur. Tom se revoyait en train de garnir ce même plateau pour l'apporter au brun, encore enfouit sous les couettes. Ça n'arrivait pas souvent, en général le chanteur dormait moins que Tom ; celui-ci profitait donc de ces rares occasions pour prouver à son double combien il l'aimait en lui faisant ce petit plaisir matinal.
_____
S'il avait su, il lui aurait fait bouffer le plateau dès qu'il en aurait eu la possibilité.

[...]

_____Ses yeux noisettes détaillèrent la porte qui s'ouvrait sur une superbe créature : son frère, nu ou presque, lui apportant de délicieuses choses à manger... sur le plateau ou ailleurs^^ La respiration du blond était lourde et rapide. Elle ressemblait au souffle d'un homme après l'orgasme, mais il savait qu'elle trahissait la douleur de son frère. Il devait reconnaître ne pas y être allé de main morte - c'est le cas d'le dire XD - la veille au soir, mais il avait peu de temps - et beaucoup de choses à essayer. Et Tom devait se soumettre. Ledit Tom s'arrêta devant lui, la tête baissée. Le plateau, tenu au milieu de son ventre, cachait ses cuisses. Bill sourit un peu, et attira Tom contre lui en plaçant ses mains sur les hanches tentantes du blond.
« Maintenant que tu as amené tout ça tu vas m'aider à le manger, non ?
_____
Tom ne répondit pas. Une main de Bill s'aventura dans le bas de ses reins pour le taquiner. La peau y était douce et frémissante, il rêvait d'y planter ses ongles pour entendre Tom gémir.
« Allez mon Tomi, pose ce plateau et fais-moi manger, j'ai faim tu sais ?
_____
Il se lécha les lèvres en plantant son regard dans celui du blond, et sourit en le voyant détourner les yeux. Il pensa avec amusement que Tom ne saurait jamais à quel point il était affamé... Qui ne le serait pas après 3 ans ? Trois ans qu'il détaillait ce corps caché sous les épaisseurs de tee-shirt. Qu'il le voyait bouger, évoluer, draguer. Avec son sourire en coin suggérant suggère de le plaquer contre un mur pour le faire gémir jusqu'à l'épuisement, ses yeux qui crient braguette et sa manière de jouer, tellement sexuelle... Ça avait de quoi en donner envie, non ?
_____
Tom s'assit prudemment sur le bord du lit, serrant les jambes. Bill pencha la tête sur le côté en arborant cette moue qui, il le savait, le rendait adorable aux yeux de son frère.
« Tu as mal ? demanda-t-il d'une voix innocente.
_____
Pas de réponse. D'un côté ça l'amusait, Tom était tellement fier qu'il refusait d'avouer ce qui transparaissait dans toute son attitude corporelle... !
« Tu veux commencer par quoi ?
_____
Un large sourire s'étala sur les lèvres du brun.
_____
Oh, s'il savait...
_____
Il examina le contenu du plateau. S'il choisissait le yaourt, Tom utiliserait la cuillère pour le lui donner ; pareil pour les céréales. Restait donc... les tartines de confiture. Bill désigna son souhait à Tom, qui s'empara silencieusement du Brötchen et commença à le couper en petites tranches verticales, comme aimait le brun. Il étala ensuite de la confiture dessus et la posa sur le plateau pour en préparer une deuxième. Bill sourit et prit appui sur sa main pour se pencher par-dessus le plateau, se rapprochant de son frère auquel il adressa son plus beau rictus vicieux.
« Oh non mon petit Tomi. Je t'ai dit fais-moi manger, pas fais-moi à manger.
_____
Il vit son frère se tendre, et la petite cuillère qui étalait l'abricot gélifié se stoppa.
_____
Gagné.
_____
Bill se rapprocha doucement de son frère, se collant à lui. Une de ses mains s'égara malencontreusement sur la cuisse dénudée du blond, sous la nuisette. La peau était chaude, ferme, masculine. Il se pencha un peu plus vers Tom pour nicher nez dans son cou et pétrit un peu cette chair affriolante avec ses doigts. Tom laissa échappa un gémissement presque inaudible. Le brun respira près de la racine des cheveux de son frère et inhala doucement. Son souffle fit frémir Tom.
« J'ai vraiment faim Tomi, tu sais ? susurra-t-il chaudement au creux de l'oreille du musicien.
_____
En même temps un de ses bras s'enroula autour de la taille du blond, et sa seconde main se posa à plat sur la cuisse du jeune homme. Celui-ci gigota un peu, mal à l'aise. Il avait l'impression d'être une souris, à la fois hypnotisée et piégée par un chat cruel. Ronronnant presque en respirant l'odeur du guitariste, l'androgyne collait particulièrement bien à la description.
_____
Bill plongea la tête dans son cou et suçota encore la petite marque pourpre qu'il lui avait faite. Il adorait voir cette petite trace, ce signe qui disait que Tom était sa propriété personnelle, son jouet à lui. Puis il ouvrit la bouche et le mordit, pinçant la peau entre ses dents. Cette fois-ci Tom se débattit et le repoussa.
« Arrête !! cria-t-il en se relevant.
_____
Ce mouvement fit naître une brève grimace de douleur qui déforma sa bouche, mais il la fit disparaître bien vite.
_____
Ce détail assombrit significativement l'humeur du chanteur.
_____
Il n'est pas encore vaincu.
_____
Détail ennuyeux, fâcheux même. Tom résistait mieux qu'il ne le pensait, il l'aurait cru plus affaibli que ça au stade où ils en étaient. Le sourire lui revint en pensant que Tom cèderait certainement après ce qu'il allait lui faire.
_____
C'est obligé. Il ne pourra pas résister. Pas à ça... je t'entendrais bientôt hurler sous mes coups de reins, cher « grand » frère !
« C'est ta faute Tomi, répondit-il enfin en se redressant calmement. Tu n'me nourris pas. Je prends ce qu'il y a sous mon nez.
_____
Il fixa le blond de son regard ardent en se léchant les lèvres suggestivement. Sa main se tendit vers Tom, invitation ordre implicite à le rejoindre. Le jeune homme loucha sur sa main. Il lui semblait voir, au lieu de ces jolis doigts aux ongles manucurés de blanc et de noir, les griffes d'un démon, qui se refermaient peu à peu autour de lui, et dans lesquels ses efforts pour se débattre restaient vains. Vision d'horreur pour une gueule d'ange appartenant au Diable.
_____
Au bout d'un long moment silencieux - mis à profit par Bill pour détailler le corps de son frère, et plus particulièrement la région de ses cuisses, Tom ferma les yeux et s'avança. Il avait le sentiment d'aller à l'abattoir. De se jeter dans la gueule du loup. De se rendre lui-même à son assassin. Il n'avait pourtant pas le choix, mais une petite voix pernicieuse au fond de lui murmurait qu'
[On a toujours le choix]

[...]

_____Le bras du brun s'enroula autour de la taille de son frère et l'attira violemment à lui pour un baiser sans douceur. Tom répondait au minimum, juste ce qu'il fallait pour que Bill ne puisse pas dire qu'il n'y mettait pas de bonne volonté. Ça l'éc½urait. La petite bille de métal qui l'amusait autrefois lui paraissait maintenant tellement vicieuse...
_____
Comme la punition de ce monstre, cette petite tige de métal trouait sa langue. Sauf que Bill avait voulu cette punition. Et ça ne l'en rendait que plus perverse encore.
_____
Il retint de justesse un cri de douleur lorsque le brun l'assit durement sur ses genoux. Les larmes lui montèrent aux yeux. Ça faisait tellement mal... ! Il ne pouvait pas croire qu'un être humain pouvait prendre plaisir à faire souffrir quelqu'un ainsi, et de plus, quelqu'un de sa propre famille.
_____
Il laissa échapper une faible plainte lorsque Bill attira son torse contre le sien. Il approcha son visage du torse du blond et fixa un bout de cette poitrine à peine vêtue. Tom put voir une lueur d'envie naître progressivement dans les yeux de son tortionnaire. Les mains du brun se firent plus fermes dans ses reins, le retenant déjà.
_____
Il s'empressa de prendre la petite tartine, sur le plateau, et recula vivement son buste pour la placer devant la bouche de Bill.
« Tiens ! Mange !
_____
Pause. Pas un mouvement à part la respiration rapide du blond. Les yeux presque noirs du chanteur se levèrent lentement sur les siens.
« Enfin tu... t'as dit avoir faim...
_____
Le c½ur de Tom commença à battre plus vite.
[Erreur...]
_____Merde merde merde... Non ! Il va... il serait capable de tout !
_____
Tom baissa les yeux, soumis. Il venait de faire une bourde. Il le savait. Et Bill savait qu'il le savait.

[...]

_____Le regard de l'un crucifiait l'autre, qui pourtant ne le regardait pas. Il se sentait mal. La peur de la douleur et de son frère l'étourdissait. Il se sentait brûler et geler en même temps. Et depuis quand n'avait-il pas mangé alors qu'il vomissait ? Il n'avait pas dormi cette nuit... On était mardi, mardi. Juste un jour qu'il rendait tous ses repas. Ça n'aurait pas dû l'affecter aussi violemment, il avait déjà été malade... Mais tu ne te faisais pas violer par ton frère, susurra la même petite voix.
_____
Du coin de l'½il, il vit la tête de Bill se rapprocher de lui. Il retint son souffle et le fixa.
_____
La bouche joliment dentée du brun s'ouvrit. Il ne lâchait pas Tom des yeux, comme s'il savait que celui-ci le regardait à la dérobée.
[Souvent, on dit que les jumeaux ressentent et pensent tout ce que ressent et pense l'autre]
_____Ses dents se refermèrent délicatement sur le morceau de pain. Elles s'y plantèrent avec force et Tom tira faiblement pour séparer les molécules. Une sensation de soulagement telle qu'il n'en avait jamais éprouvée s'empara de lui.
_____
Pas maintenant. Pas aujourd'hui, peut-être ?
_____
Bill n'avait rien fait.
_____
Il préféra ne pas se demander pourquoi, et se concentra sur ce fait : Bill ne lui avait rien fait alors que lui-même, Tom l'avait défié. C'était inespéré, et Tom se dit qu'il n'aurait pas autant de chance les prochaines fois. Alors mieux vaut restreindre les « prochaines fois ». Mais pour ça il fallait se soumettre, obéir et se laisser toucher, malmener sans rien dire. Comme un pantin.
_____
Un jouet.
_____
En serait-il capable ?
_____
Du moins, sans perdre son âme ?

[...]

_____Le bout de pain tartiné disparut bien vite dans l'estomac du brun. Ne restait de la dernière tartine qu'un petit bout, tenu par les longs doigts de musicien de son frère. Bill sourit, et entrouvrit la bouche pour obtenir le dernier bout de sa tartine. Son bras, dans le dos du dreadeux, était prêt à agir en cas de retrait.
_____
Il attrapa le bout de main entre ses dents, et continua jusqu'à faire glisser l'index de Tom dans sa bouche. Il la fit aller et venir dessus, enroulant sa langue autour de ce petit membre si sensible. Il récupéra un peu de confiture d'abricot, qui donnait un petit goût sucré à cette peau délicieusement douce-amère, et y laissa sa salive acide.
[Sang
Salive
Sperme
]
[Les trois vecteurs de maladies incurables]
_____Tom replia son second bras sur sa poitrine comme pour se protéger et baissa la tête. Le piercing de Bill frottait sa peau. Sa langue léchait son doigt. Sa bouche l'enveloppait.
_____
Quelle horreur... Beurk.
_____
En fait il devait avouer que c'était agréable. C'était un peu comme mimer une fellation - ce qui n'avait en soi rien de répugnant. Mais savoir que c'était Bill, son frère le dégoûtait au plus haut point. On ne faisait pas ça avec son frère.
_____
On ne violait pas son frère.
_____
Un dernier suçotement sur le bout de son doigt, et Bill se retira pour mâcher tranquillement le reste de la tartine. Tom baissa les yeux sur sa main. Devait-il se la couper, maintenant ?
« Tomi, j'ai encore faim.
_____
La voix de Bill le fit sursauter. Presque automatiquement, comme un robot, il prit une autre tranche de pain et la cuillère de confiture d'abricot. Ses gestes se firent presque inconsciemment. Il regardait sa main - sur laquelle il savait que le brun allait recommencer à s'exciter comme un chien en rut - étaler soigneusement la confiture orangée sur le morceau de pain, puis la tendre à son frère qui mordit dedans en fermant les yeux. Il pensa avec dégoût qu'ils ressemblaient à un couple des soaps Américains.
_____
Sauf que dans les soaps Américains, on ne violait pas son frère.

[...]

_____Il laissa échapper un gémissement lorsque la langue du brun chatouilla la peau fine entre son index et son annulaire. Son autre main serrait le tissu du déshabillé à s'en écorcher la paume. Il savait qu'il ne devait pas bouger, mais subir les gestes du brun sans moufter lui donnait l'impression de n'être qu'une poupée gonflable bonne à vider les couilles de son monstre de frère.
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Après cinq tartines, Bill commençait à se montrer plus gourmand de Tom que de confiture. Il lui caressait simultanément les reins et les cuisses, glissant parfois ses doigts dans leur creux. Tom frissonnait sur ses genoux, pétrifié. Il ne savait pas ce que Bill voulait faire, car il agissait différemment des autres fois. C'était peut-être presque pire que de savoir qu'il allait se faire battre et violenter.
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Les grandes mains chaudes du brun passaient et repassaient sur sa peau, la frottant, pétrissant légèrement sa chair, sans violence. Il sentait des caresses non brutales être déposées sur lui, sur son corps. C'était étrange. A la fois comme une promesse et un cadeau retirés juste avant qu'il les saisît. De toute façon, il ne voulait pas de ce cadeau.
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Plutôt crever !!!
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Il serra les jambes et essaya d'arrêter les mains de Bill, mais celui-ci semblait plus fort, ou plus rapide, et ses propres doigts se refermaient sur du vide tandis que ceux du brun enserraient sa personne. Il répugnait à être tripoté comme ça, sans vrai moyen de se défendre. Il savait qu'il ne pourrait pas fuir bien loin dans son état, et que lorsque le brun le rattraperait ça serait pire ; il ne pouvait qu'essayer de retarder l'inévitable, et de calmer son c½ur qui s'emballait comme un cheval paniqué. C'était déjà étonnant que Bill ne le frappe pas pour sa résistance, même s'il ne s'en rendait pas vraiment compte en l'instant.
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Soudain, le méché cessa de fourrer sa langue répugnante dans ma bouche et lâcha un sourire qui figea complètement Tom. Une sensation de honte et d'anéantissement l'envahit soudainement. Des larmes de rage et d'impuissance menacèrent de couler. Au bout d'un moment, et ça le répugna, les attouchements légers des doigts de l'androgyne sur ses cuisses et son entrejambe portèrent leurs fruits viciés. Il se maudissait de ne pas pouvoir se retenir, se contrôler. Après ce que lui avait fait l'androgyne, il pensait ne plus pouvoir ressentir de pulsion sexuelle. Mais visiblement son corps n'en était pas aussi convaincu que lui.
_____
Et Bill semblait en jouer, approchant sa main, la retirant. Et Tom se haïssait de ressentir ce désir croîssant, sale, dégueulasse.
_____
Je suis comme lui... Je bande pour mon frère... pour mon frère qui m'a violé...
[Dans le dos, les poignards font moins mal que dans le c½ur]
« Bill j't'en prie, arrête...
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Sa voix lui fit honte. Tout juste un sanglot, presque inarticulé.
_____
Si faible...
« T'aimes pas ?
_____
...
« ... non...
- Menteur.
_____
Et lorsque la main du brun entoura son sexe en érection, il cria et repoussa le chanteur de toutes ses forces.
« NON !!!

[...]

_____Les lèvres du brun s'écrasèrent violemment sur celles de son vis-à-vis afin d'étouffer son cri. Il se déplaça pour clouer Tom contre le lit et l'empêcher de se débattre. Il se plaça à quatre pattes au dessus du jeune homme, bloquant ses jambes, accrochant sa nuque et branlant vivement sa queue. Sa langue tournait brutalement dans la bouche du blond. Les vibrations de ses sanglots, ou de ses supplications il ne savait pas bien - et à vrai dire je m'en fous totalement - résonnaient agréablement dans leurs deux bouches mêlées.
_____
Une main du musicien poussait sur son torse pour l'écarter tandis que l'autre essayait de stopper le mouvement répétitif qu'il exerçait sur la verge du blond. Ces mouvements, bien que tout ce qu'il y eût de plus sincère, ne le gênaient pas trop. En pesant sur Tom, il n'avait aucun mal à contrôler ses mouvements. Son grand frère avait toujours été si faible face à lui... Bill connaissait tous ses points faibles, toutes ses failles.
[Connais mieux ton ennemi que ton ami]
_____Peu à peu le blond se débattit moins, ou virulemment. Bill sourit et serra plus fort le sexe du musicien, l'enfonçant dans le lit d'un baiser sans amour. Tom ne réagissait presque plus, faisant sourire Bill.
_____
Aucun homme ne pouvait résister à la masturbation. Aucun homme ne pouvait résister au plaisir qui explosait, à ces vagues de chaleur et d'envie qui faisaient frissonner son corps, à ce besoin forcené de jouissance.
_____
Et Tom, encore une fois, était un homme.
_____
Le chanteur se redressa légèrement pour le regarder, et l'état de son frère lui tira un sourire. Les joues rosies, les yeux écarquillés et les pupilles dilatées : ces trois signes témoignaient de l'état d'excitation du guitariste. Il jeta un ½il sur ce qu'il tenait entre ses doigts et ressentit une lame brûlante s'enfoncer dans son bas-ventre. Le sexe du dreadeux, dur et chaud, comme une petite barre de métal chauffé. Il se dressait fièrement, épais et luisant. Un peu de liquide séminal s'échappait déjà. Le bout rougi semblait le narguer tandis que le membre disparaissait et réapparaissait au rythme rapide de ses allées-et-venues. Cette vision était tout bonnement foutrement excitante. Bill sentit sa gorge s'assécher d'un seul coup.
_____
Qu'est-ce que j'donnerais pas pour le sucer putain... !

[...]

_____Tom croyait mourir. Il se faisait branler par son jumeau, et dieu qu'il aimait ça. C'était rapide mais pas violent, juste pour le cul. Et Tom avait toujours préféré quand c'était uniquement sexuel. « Pas d'amour, pas d'emmerde ». Cette phrase de Brian dans une certaine série gay lui convenait parfaitement... avant.
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Maintenant il ne supportait plus.
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Il ne pouvait pas oublier que la main qui lui faisait tant de bien était celle de son frère, tout comme il ne pouvait ignorer le plaisir qui l'envahissait. Il savait ne pas pouvoir le combattre, et ça le tuait. Il voulait résister, ne pas s'agenouiller comme ça. Comme une pute. Si facilement. Il s'était juré que Bill ne l'aurait pas facilement. Qu'il tiendrait jusqu'au bout, jusqu'à ses dernières limites.
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C'était donc ça ses limites ?
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Une petite branlette et il cédait.
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Je ne deviendrais pas sa pute.
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La main du brun se stoppa soudain, et un pouce à la fois ferme et léger massa son gland si sensible. Il écarquilla les yeux et se mordit la lèvre violemment. Ses cuisses se crispèrent.
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Mon Dieu... Non... !
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Il se sentait déjà proche, il n'allait pas lui en falloir beaucoup... Bill reprit son mouvement rapide et il sentit la boule logée entre ses intestins durcir, comme sur le point d'exploser. Un sanglot lui échappa, autant de plaisir que de honte.
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Je suis un monstre...
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Son corps s'unit, ses muscles se contractèrent, et soudain, juste avant L'instant, il n'y eut plus rien.
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Plus de mains, plus de Bill.
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Plus d'explosion.
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Juste une immense frustration, et la sensation au goût amère de haine qu'il s'était encore fait laissé manipuler.








COuOou... J3 m'3xcus3 aupr3s d3 Burym3 pOur mOn r3tard... D3s qu3 j'm3 conn3ct3 sur MSN On m3 saut3 d3ssus, 3t malh3ur3us3m3nt j3 n3 saiis pas diir3 nOn... Mais l'artiicl3 suiivant r3c3l3 un3 p3tiit3 surpriis3 pOur m3 faiir3 pardOnn3r c3 r3tard.

3n att3ndant, j3 v3ux vOs aviis...










Lya
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Piix : Aucun3 corr3spOndant au chapiitr3, dOnc aucun3


# Posté le mardi 29 juillet 2008 10:11

Modifié le mardi 29 juillet 2008 17:58